‹ Le Brésil en 1852 et sa colonisation future, notice écrite sur des documents communiqués par leChapitre 5 sur 27 · TT · texte numérisé non relu

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Reis 491,352 fr. 1,445 H

AVOIR

Cîifé oueilli 1847 R.

12 mois service de bourgmesire

Une barrière poiir sa maison

Deux d*>

6 jours de service. . . .

Un voyage à Sanlos . . .

Service mesurage de café .

Débiteur au 15 mars 1850 .

46,240 soit fr. 13^ 9)1

Reis 491,352 fr. 1,445 14

Encore un qui demeure débiteur de reis 67,702, soit fr. 199 12; mais qui a sa récolte de 730 alqairos de café à voir porter à son crédit.

On ne saurait rien offrir de plus positif ni de plus officiel que ces comptes, pour fixer l'attention et asseoir l'opinion des émigrants, et tout particulièrement si l'on y ajoute la certitude que le même colon , avec une somme de mille francs , qu'il aura apportée d'Europe, ou acquise au Brésil par son travail et par son économie , pourra , ainsi que nous l'indiquerons plus bas, acheter une propriété de cinquante-cinq poses, soit quinze hectares de terrain, déjà préparé pour le culture.

Ceci prouvera, jusqu'à la dernière évidence, la grave erreur dans laquelle seraient les-émigrants qui pourraient imaginer qu'en venant prendre place dans la colonie Yergueiro , ou dans toute autre , reposant sur le même système , ils deviendraient les esclaves blancs du propriétaire. Rien de plus faux que cette opinion, puisque chaque émigrant, devenu colon, demeure aussi indépendant qu'il peut l'être; de telle sorte que , si le lendemain de son arrivée il ne doit rien à la colonie, donc qu'il ait remboursé toutes les avances que la Fazenda peut avoir faites pour lui, il est entièrement libre d(^ se placer ailleurs. Mais chaque famille qui vient s'installer dans la colonie prend un engagement d'honneur d'y donner l'exemple d'un travail régulier, et, dans le cas où cette famille veut forcer le travail, c'est à son propre profit. A Ybicaba, chacun est libre aussi de ses opinions religieuses et politiques.

La colonie est divisée en trois quartiers; chacun

d'eax est administré par un inspecteur, qui y maintient Tordre en y surveillant les travaux. Lors de quelque difficulté, l'inspecteur intervient comme arbitre entre les parties. Dans le cas où il ne peut arranger l'affaire , les trois inspecteurs se réunissent alors en tribunal et tranchent la question.Toutefois, liberté entière demeure aux colons de recourir à une dernière instance , en en appelant au prononcé du propriétaire, ou en sou absence à celui du directeur général de la Fazenda , lequel se trouve aussi être le délégué du Gouvernement provincial, pour les cas de délits criminels.

Le contrat qui soumet les colons au prononcé d'arbitres les place ainsi à l'abri des procureurs et des avocats , enfin de tous les suppôts de la chicane , qui ne doivent jamais avoir accès dans la colonie.

Toute la législation Vergueiro repose sur deux points principaux : former des colons moraux, travaillant bien et dans la juste mesure de leurs forces ; ou renvoyer de la colonie ceux qui refusent de remplir leurs engagements et y jettent aussi de la perturbation.

Le droit acquis à chaque colon de se retirer lorsqu'il le souhaite , dès qu'il a remboursé les avances qui ont été faites pour lui, est la raison pour laquelle aucun temps déterminé n'est stipulé au contrat; il fallait qu'une entière liberté mutuelle demeurât réservée aux contractants. Ceci est une précaution d'autant plus importante que la seule pensée d'un engagement, à temps obligatoire, pèse toujours comme une chaîne plus ou moins lourde. Il n'existe donc de règlement pour la colonie que le seul contrat qui lie le colon avec le propriétaire. Ce contrat est le

— UJkr -

pacte qui règle ie droit ei la coodoitd de l'oa et de l'autre. Nous eu traascrivoiis la iraductk)a littérale es affirmant que tous sont semblables :

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