Budget du Brésil. Vol. III, page
3. Exploration of the Valley of the Amazon. Vol. I, pag. 429.
dans le Rio Negro, je fus également frappé do la merveilleuse fraîcheur et de L'éclal de l'atmosphère, ainsi que de la douceur balsamique des soirées, qui certainement n'ont d'égales dans
aucun antre pays (jnc j'aie visité.., Je répète (page 80) (111*1111 homme peut travailler ici aussi bien qu'en Angleterre pendant les mois chauds de l'été : s'il veut se donner la peine d'y travailler seulement pendanl trois heures le matin el trois heures l'après-midi, il produira, pour les besoins et le confort de sa \ ie, beaucoup plus qu'en travaillant pendanl douze heures en Angleterre. »
« Le climat, dit Agassiz1, y est parfaitement salubre, et d'une température beaucoup plus modérée qu'on ne le suppose généralemment. »
M. Coudreau dit à son tour :
« On rend trop volontiers, dit-il2, tous les pays chauds solidaires d'une insalubrité que l'on croit générale... Nous voyons une terre voisine, la Guyane française, où les entreprises imbéciles de la plus routinière, la plus formaliste, la plus incapable et la plus suffisante de toutes les administrations, coûtèrent la vie à plusieurs milliers de colons européens. Mais, en Amazonie il n'en a pas été ainsi. Ni l'administration portugaise, ni l'administration brésilienne ne se sont rendues coupables de ces criminelles inepties. L'initiative individuelle y a été aussi habile et heureuse qu'elle a été maladroite et malheureuse dans la petite colonie d'à côté. Tous les colons blancs qu'on a introduits à Cayenne y sont morts ; tous ceux qu'on a introduits en Amazonie s'y sont acclimatés, y ont prospéré et y ont fait souche. Cayenne est une petite terre souillée, sinistre et maudite qu'on fuit. L'Amazonie, climat et milieu identiques d'ailleurs, est un vaste monde qui ne respire ([lie la richesse et le bonheur, et qui sera d'ici peu un des centres d'attraction des émigrants d'Lurope. »
Le naturaliste français, le comte de Castelnau, parlant de la Guyane Hollandaise où le climat est bien plus ardent que nulle part au Brésil, dit également :
« Je restai convaincu du fait dont j'avais douté jusque-là: que les Européens peuvent, avec des précautions convenables, travaillera la terre sous les tropiques. Je crois que les résultats qu'ils obtiendront seront loin d'égaler ceux que donne le travail