‹ Le Brésil en 1889Chapitre 113 sur 147 · Ibid. Chap. XVI · texte numérisé non relu

Ibid. Chap. XVI

actuels a été étudiée par Spix et Martiusqui en ont fait un recueil remarquable '. Les musiques de La fête des Indiens Coroados, des

danser des Puris, des Muras, de Juri Tabocas, des Mirauhas, les

chansons des indiens de Elio-Negro, leur danse des poissons etc., uni été éditées pour La première fois formant un petit recueil du plus haul intérêt. Il est regrel laide que ces morceaux de musique n'aient pas été jusqu'aujourd'hui L'objel d'un travail régulier, ou que ces thèmes n'aienl pas reçu un accent nouveau prêtant à la mélodie mère une couleur plus vive sans en altérer le sens primitif. C'est ce que M. Ambroise Thomas a l'ail pour des mélodies péruviennes recueillies par M. Rivero et par le professeur C.-E. Sœdling, de Stockholm -.

La poésie populaire au Brésil révèle les caractères ethnographiques des races qui ont peuplé le pays. Ce sont les chants portugais, modifiés dans les paroles par l'addition de quelques expressions brésiliennes, ou bien des productions spontanées au milieu brésilien, s'associant soit au lundum lascif, chant a moitié africain, rendu dans une forme portugaise et qui est plus particulièrement propre à la province de Bahia où l'élément noir a été le plus puissant au Brésil, soit à la modinha de Minas-Geraes, romance sentimentale et traînante, chantée avec un accompagnement très chromatique3.

On a fait au Brésil plusieurs recueils de ces poésies, mais leur musique est encore éparsc. M. de Santa-Anna Néry, qui a publié récemment un livre en français sur ces chansons populaires et les a ainsi fait connaître de tous ceux qu'on appelle les Folk- Loristes4, a ajouté à son travail quelques morceaux de musique qui ne figuraient pas dans le recueil de Martius5. Ces morceaux

1. Brasilianische Volkslieder und Indianische Melodien. Musikbeilage zu. D1 v. Spix und. Dr v. Martius. Reise iu Brasilien.

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