C'est ce qui a lieu en ce moment (décembre
été de lm50, la plus forte de 2m45Û, et la plus faible de 0"\S5(). La quintité recueillie pendant la saison humide (de janvier à juin) est en moyenne de lm340, distribuée sur 84 jours, et pendant la saison sèche (juillet à décembre) 140 millimètres pour 23 jours. La plus forte pluie dont on ait souvenance est tombée le 20 mars 1870; elle produisit 250 millimètres.
Pendant toute la période de sécheresse, les prairies qui servent de pâturage aux immenses troupeaux qui sont encore aujourd'hui nue des principales richesses de la province, sont entièrement desséchées et brûlées par le soleil. Tout le bétail, dont Fétat de maigreur et de faiblesse inspire la pitié, se retire alors dans les parties boisées, et vit tant bien que mal de feuilles à demi sèches jusqu'au retour de la saison pluvieuse. A ce moment, de vastes espaces, qui paraissaient stériles et calcinés, se couvrent en quelques semaines d'une luxuriante végétation ; les cultures de café et de canne à sucre, qui semblaient perdues, repoussent avec une vigueur inconnue dans les autres contrées et, en peu de temps, grâce à l'alimentation abondante qu'il retrouve, le bétail redevient gras et vigoureux. Mais il arrive assez souvent, par malheur, que la saison pluvieuse, au lieu de succéder à la sécheresse, se fasse attendre en vain pendant toute une année ou même pendant plusieurs années. C'est alors la famine, avec son cortège d'horreurs, qui s'abat sur cette malheureuse province. Le bétail meurt en masse, les communications sont interrompues et d'immenses caravanes de fugitifs se dirigent vers le littoral, en marquant leur route par les cadavres des malheureux morts de misère, de faim et de soif.
La première sécheresse dont l'histoire ait conservé la trace est celle de 1710-1711; vinrent ensuite celles de 1723-1727, 1734- 173G, 1714-1745, 1777-1778, et surtout celle de 1790-1793. Il parait que l'année de 1792 se passa sans qu'il tombât une seule goutte d'eau; aussi la mortalité devint-elle effrayante. Le capitaine-général de Pernambuco informa la Couronne de Portugal que plus d'un tiers de la population avait succombé. Ce fléau a continué et continue dans le siècle courant avec une certaine régularité; les principales sécheresses ont eu lieu de 1808 à 1809, 1816 à 1817, 182 i à 1825, 1844 à 1815 et finalement de 1877 à 1879. On peut reconnaître à la simple vue que, sauf la seconde, toutes ces époques correspondent à celles du siècle passé. Au moment même ou j'écris ces notes (décembre 1888) la saison est excessivement sèche, et la misère est déjà grande; peut-être est-ce le
commencement d'une sécheresse qui correspondrait à celle qui a été désastreuse, de 1790 à L7931-
Bien que, par sa température élevée, la province de Pernamhuru soif située dans la zone tropicale, son climat sert de transition entre cette zone et la zone sous-tropicale; et, comme au point de vue des pluies, elle se place à côté du littoral de Bahia, Alagôas etSergipe, c'est avec elle que nous l'étudierons.
Par sa température plus élevée et par sa plus grande accentuation des saisons, la zone sous-équatoriale se rapproche du climat des régions les plus chaudes de l'Europe et de celles du nord de l'Afrique.
IL — La zone sous-tropicale peut se subdiviser au point de vue du régime des pluies en deux parties distinctes :
1° A la première, qui comprend les provinces d' Alagôas, Sergipe et le littoral de celle de Bahia, nous ajouterons la province de Pernambuco.
Cette partie reçoit de la pluie toute Tannée et, par cela, se distingue déjà des régions de latitude moins haute; mais la plus grande partie de cette pluie tombe pendant les mois de juin, juillet, août. Toutefois, on note à Bahia une légère recrudescence, due aux orages, pendant les mois d'octobre et novembre.
Nous possédons pour la province de Pernambuco les observations de trois stations, une sur le littoral, et deux dans l'intérieur, dont les résultats ont été recueillis et publiés par le professeur Draenert dans le Meteorologische Zeitschrift. Ces trois stations sont: Recife2, Victoria et Colonia-Isabel.
Recife (8n4' de latitude sud) est un port de mer, et est trèsconnu, comme étant la capitale de la province de Pernambuco. Son altitude est de 3 mètres et sa température moyenne 2G°2. Le mois le plus chaud est février, avec une température moyenne de 28°0 ; le mois le plus frais est juillet avec 23°5. Comme on le voit, l'amplitude de la variation de la température mensuelle est très faible, ce qui provient de l'action régulatrice de l'Océan, qui tend à rendre les climats plus stables. La température maximum absolue est 37°3 et le minimum absolu 16°3, donnant une ampli-
1. « Les sécheresses sont périodiques; celles qui sont de plus grande « phase viennent de 100 en 100 ans, et de 20 en 20 ans, sans compter les « petites sécheresses. » .
( Considérantes rjeraes sobre as provincias do Ceard, etc., por Ahpio L. Pcreira da Silva — Kio-de-Janeiro 1885).
2. Désigné plus généralement, dans les ouvrages en langue française sous le nom de Pernambuco ou Fernambouc.
tu de extrême de 21°. Pendant la saison des pluies, le vent qui prédomine est celui du sud, qui passe à Test en octobre, au nord-est en novembre et décembre, et revient au sud, en passant par Ni sud-est, aux mois de mars et avril. La pluie recueillie en mn\ cune par année est 2 mètres 08 : le mois le plus humide, juin, donne 0 mètre 580, et le mois le moins pluvieux, décembre, 51 millimètres 08.
Victoria, par 8°9' de latitude sud, dans la même province, présente une moyenne de 25°1 de température annuelle, déduite de sept années d'observations. Le mois le plus chaud est toujours celui de février, dont la moyenne accuse 20"7. Le mois le plus froid est juillet, dont la moyenne est 23°. Le maximum et le minimum absolus sont respectivement 39 0 et 11°6, dont la différence est 27°4. Pendant la saison pluvieuse, le vent dominant est celui du sud-est, et celui d'est pour le reste de Tannée. La hauteur d'eau annuelle est 1 mètre 05. Le mois pendant lequel la pluie est le plus intense est celui de juillet, qui produit 0 mètre 170 d'eau.
Les observations effectuées dans la Colonie- Isabelle, appartenant à la même province, pendant 6 années et demie, accusent une température moyenne de 23°7 à peine, ce qui est dû à son élévation au-dessus du niveau de la mer (230 mètres). Le mois le plus chaud est mars et celui où la température est la plus fraîche c'est août. La température la plus élevée qu'on y ait observée est 35°5 et s'est produite pendant le mois de janvier ; le minimum absolu estll°6; l'amplitude extrême de la variation de température estdonc 23°9. Les vents qui prédominent sont ceux du sud pendant la saison des pluies, et ceux du nord-est pendant le reste de l'année. La hauteur de pluie annuelle est de 1 mètre 037. Le mois le plus pluvieux est mai avec 0 mètre 193, et le plus sec, octobre, avec 0 mètre 109.
Suivant les observations faites à Bah/'a, par 12°58' de latitude sud, pendant les années 1883-1888, par le conseiller Rozendo A. Guimarâes, professeur à la faculté de médecine, la pression barométrique moyenne annuelle, prise à 64 mètres d'altitude, est de 755 millimètres 22, et réduite au niveau de la mer 760 millimètres 83. La température annuelle est de 26°01. Le maximum et le minimum extrêmes, 31°5et21°0, sont notablement peu éloignés. Les mois de plus forte chaleur sont ceux de décembre, janvier, février et mars, dont la température moyenne diffère peu et se maintient au-dessous de 28°. Les mois les plus frais sont
juin, juillet, août, pendant lesquels la température moyenne est de 24° à peu près. On compte par an li°2 jours de pluie et 1°2 d'orage. La hauteur d'eau annuelle est de 2 mètres 163 1. La
pluie est fréquente, surtout pendant les mois de mars, avril, mai, juin, et ensuite pendant ceux d'octobre et de novembre. Le mois le plus sec est février avec 6 jours et demi de pluie et une hauteur de 83 millimètres. Pendant les mois d'avril à septembre, le vent oscille autour du sud-est et pendant le reste de l'année autour du nord-est.
San-Bento-das-Lages, dans la province de Bahia, siège d'une Ecole d'Agriculture où M. Draenert a été professeur pendant longtemps, et où il a fait des observations suivies, est situé par 12°37' sud. La moyenne de 10 années y donne comme température annuelle 2i°8. L'oscillation est assez faible : on a ±2°i pour juillet et 26°7 pour février, mois de températures extrêmes. L'humidité relative de l'air est en moyenne de 74 et la nébulosité 4.4. Le vent dominant pendant la saison pluvieuse souffle du sud et pendant le reste de l'année du sudest. On compte par an 46 jours d'orage et 2053 millimètres de pluie, dont la majeure partie tombe pendant les mois d'avril à juillet.
2° Le sud de la province de Bahia, les provinces d'Espirito- Santo, de Rio-de-Janeiro, et une partie du littoral de San-Paulo, ainsi que la partie orientale de Minas, constituent le reste de la zone sous-tropicale. Cette subdivision est caractérisée par le fait que les pluies y prédominent surtout pendant l'automne et l'été, c'est-à-dire de décembre à avril.
On n'a pas d'observations suffisantes sur la province iïFspiriio- Santo, mais tout porte a croire que sa température moyenne oscille autour de 24°.
La série la plus complète d'observations qui existe au Brésil, est celle de Rio-de-Janeiro. Les premières remontent à 1781 et ont été faites par le père jésuite Sanches-Dorta, astronome distingué, qui a longtemps séjourné au Brésil. Après bien des interruptions au commencement de ce siècle, on a recommencé, avec la fondation de l'Observatoire impérial, à prendre régulièrement note des observations journalières qui forment aujourd'hui une série de 37 ans. D'après toutes ces observations, la moyenne de la température prise à l'ombre, au sommet de la colline du Cas-
\ . Suivant le Professeur Draenert, 2^395. — moyenne de 5 années.
tello, à 66 mètres d'altitude, est de 23°5. La chaleur est à son maximum pendant les deux mois de janvier et février, dont la température moyenne est de 26°6 ; à partir de cette époque, elle baisse jusqu'en juillet, où elle arrive à 20°8. La température annuelle la plus élevée a été observée en 18G8 et a donné 2i°8r tandis que Tannée la plus fraîche a été 1882 avec 22°1.
La température maximum absolue à Rio-de-Janeiro est 37°5 et a été notée le 25 novembre 1883. Elle est considérablement plus faible que celle de Paris qui est de 40°0 (en 1720 et 1765). La température la plus basse à Rio-de-Janeiro est 10°2 (notée le 1er septembre 1882). Pendant la saison chaude, la température s'élève graduellement depuis le lever du soleil jusqu'au moment où la brise de la mer du sud-sud-est commence à souffler, c'està-dire entre midi et deux heures. Ace moment, il n'est pas rare de voir le thermomètre baisser brusquement de -4° ou 0°. Si, par hasard, en raison de perturbations atmosphériques, la brise ne souffle pas, la température continue à monter jusqu'à plus de 30°; c'est pendant ces jours-là qu'on observe les températures les plus hautes, dont la sensation est encore augmentée par le calme de l'atmosphère. Heureusement les orages sont très fréquents pendant les mois chauds et viennent rafraîchir l'atmosphère embrasée pendant les dernières heures delà journée.
Les vents dominants sont ceux du sud-sud-est, et du nordnord-ouest. Le sud-sud-est commence à souffler, comme brise de mer, entre onze heures et une ou deux heures, suivant la saison, jusqu'après le coucher du soleil, et est d'autant plus intense que le soleil est plus proche de sa plus grande excursion australe. Après la tombée de la nuit, survient habituellement une période de calme, fréquemment entrecoupée de brises folles, qui durent pendant un temps excessivement variable. Après ce moment, survient le vent de terre qui dure jusqu'au matin, mais avec une intensité beaucoup moindre que celle de la brise de la mer. Quand le soleil repasse dans l'émisphère boréal, les vents du sud-est et du sud-sud-est deviennent moins forts et moins fréquents, tandis que le vent du nord-nord-ouest se renforce et se prolonge parfois jusqu'autour de onze heures ou midi. La quantité de pluie qui tombe annuellement à Rio est de 1123 millimètres, dont la plus grande portion se manifeste pendant les mois de novembre à avril.
On note 104 jours de pluie et 29 d'orages par an ; les mois pendant lesquels ces derniers se font le plus sentir sont surtout
ceux de janvier et de février. Les orages de l'été viennent du nord-ouest-ouest ou sud-ouest et sont toujours précédés d'une baisse barométrique sensible. Les pluies qui viennent du sud-est sont accompagnées de vent frais et fort de la même direction ; elles durent quelquefois plusieurs jours et sont signalées par une hausse barométrique qui dure aussi longtemps que la perturbation. Les pluies du sud-est sont plus fréquentes pendant la saison sèche que pendant le reste de l'année, tandis que le contraire se produit pour les orages de l'ouest, qui durent généralement peu, mais se répètent fréquemment pendant les mois de décembre à mars. La grêle est très-rare ; on l'a toutefois notée trois ou quatre fois pendant ces dix dernières années ; la plus mémorable chute eut lieu en 1886.
ASanta-Cruz, par 30' de longitude ouest de Rio etpar22°55' de latitude sud, il existe, depuis près de deux années, un annexe de l'observatoire, situé à une altitude de 37 mètres. La température moyenne a été, pendant l'année 1887 1, de 22°24, avec un maximum absolu de 36°6 et un minimum de 10°2. Le mois le plus chaud fut décembre, et le plus frais juillet. Le nombre de jours de pluies a été de 116, qui ont produit 1682 millimètres d'eau.
Les vents y sont assez variables, et, bien que la localité soit située non loin de la mer, et qu'il n'y ait pas d'obstacles à la circulation des vents, les brises diurnes périodiques ne s'y font pas sentir, bien qu'elles se manifestent d'une façon très sensible à plus de 200 kilomètres dans les terres, sur les hauts plateaux qui avoisinentla ville de Sorocaba, dans la province de San-Paulo.
Xoca-Friburgo, dans la province de Rio-de-Janeiro, ancienne colonie suisse, située sur les contreforts de la chaîne de Macahé, par 22°19' de latitude sud, et à 2 minutes de longitude à l'est de Rio, jouit, malgré sa faible latitude, d'un climat excellent, grâce à son altitude de 876 mètres. Suivant M. Engert, à qui l'on doit 4 années d'observations, la température annuelle moyenne est de 17°2 à peine. Pendant le mois de janvier, le plus chaud de l'année, la température moyenne ne dépasse pas 20°3 et le maximum habituel 24°2. Pendant les mois de juillet et d'août, la température moyenne tombe à 14° et le minimum habituel à 9°4. Les températures extrêmes observées sont 29°0 et 1°0. La pluie se fait
\. Pendant cette même année 1887, on compta, à Rio-de-Janeiro, 145 jours de pluie, qui produisirent 131omm6 d'eau.
sentir surtout d'octobre à mars ; sa hauteur pour l'année est de 13J i millimètres. Le mois le plus pluvieux est celui de janvier, et le plus sec celui d'août.
La ville de Queluz, dans la province de Minas-Geraes, nous offre un climat analogue. Placée à 1.000 mètres au-dessus du niveau de la mer, sa température moyenne est, malgré sa latitude de 20°40', inférieure à 20°. Le mois le plus chaud est encore janvier, avec 22°8, et le plus frais juillet avec 15°8. Le maximum absolu est 32°4 et le minimum 1°0 ; l'amplitude de la variation est déjà considérable. La quantité annuelle de pluie est 1461 millimètres qui tombent, pour la plus grande partie, d'octobre jusqu'en mars.
Lagoa-Santa, (19°40' de latitude), notable parle séjour qu'y a fait le célèbre naturaliste Lund, est située un peu au nord-est de Ouro-Preto, capitale de la province ; on y a observé une température moyenne de 20°5.
La Compagnie anglaise qui exploite les mines d'or de Morro- Velko, situées à 13 kilomètres au sud de Sabarâ3 possède une série de 25 années d'observations pluviométriques. La moyenne annuelle est de 1G37 millimètres, et la quantité annuelle la plus forte, qui correspond à l'année 1858, 2200 millimètres.
La petite ville d' Uberaba, située dans l'ouest de Minas à une altitude de 750 mètres par 19°33' de latitude sud, nous offre un vrai climat continental. Suivant le père Germain d'Annecy, prêtre français qui y a longtemps séjourné, la température moyenne y est de 21° et le minimum de 2°5 au-dessous de zéro. Cette basse température a été confirmée par les observations faites par le naturaliste Martius qui déclare qu'il n'est pas très rare de voir tomber de la neige dans ces contrées qui sont pourtant situées à peine sous le 20° parallèle ; et par celles du Dr Julius Hann qui, dans sa Climatologie, rapporte que dans quelques endroits situés entre Barbacena (21°13'de latitude) et Ouro-Preto, un abaissement extraordinaire se fit sentir en juin 1870. On nota une température de — 3°5 qui dura cinq à six jours, et qui à Barbacena (1000 mètres d'altitude) descendit jusqu'à — 0°. Le même auteur rapporte aussi que, le 19 juin 1843, il y eut une forte chute de neige à Ouro-Preto par 20°28' de latitude sud.
Sur la Serra de Caldas, à une hauteur de 1.270 mètres, entre les provinces de Minas-Geraes et de San-Paulo, il existe une station appelée Cascata, dont la latitude est de 21°53'. Pendant l'année 1884 on y a observé une température de 40°0 au mois de
janvier, et jusqu'à 0°0 en juin ; l'amplitude de la variation est énorme, eu égard à la latitude, et est due à la position d<> la localité loin de la mer. La température moyenne est à peu près de 18°0 et coincide sensiblement avec la température du mois d'avril. La hauteur d'eau annuelle est de 1 mètre 50.
Toute la région voisine participe à peu près du même climat. A Ribeirâo-Preto,pa,v 21010' et i°32' ouest de Rioetune altitude de 520 mètres, la température moyenne est de 20°. Il gèle quelquefois pendant les mois de juin et de juillet.
La petite ville de Casa-Branca fait exception à la modération de ces températures moyennes. Bien que son altitude soit de 710 mètres et sa latitude de 21°47, sa température moyenne est de 23° et oscille entre 9° et 36°.
La ville de San-Paulo, à 730 mètres d'altitude, capitale de la province du même nom, est située sur le plateau qui s'étend sur le côté intérieur de la Serra do Mar. Par la position de cette chaîne, et parla direction du vent de mer, le versant extérieur est extrêmement pluvieux. C'est ainsi qu'en haut, à Alto da Serra, on recueille 3577 millimètres ; et à Cubatào, en bas, 3613 millimètres de pluie annuelle ; tandis qu'à San-Paulo, qui se trouve entièrement au delà de la chaine, sur un plateau où les vents arrivent à demi desséchés, on trouve, suivant M. Joyner, 1500 millimètres. Suivant le même observateur, la température moyenne annuelle oscillerait peu autour de 17°0. La température maximum habituelle est de 31°8 et le maximum absolu 33°1. Il gèle souvent pendant les mois de juin et de juillet ; mais la température la plus basse ne s'éloigne guère de 0°. La température minimum absolue, observée par M. Joyner, est seulement — 1°0.
Pendant les mois d'octobre à décembre, le vent de mer du sud-est domine ; de janvier à mars, c'est le vent de terre, le nord-nord-ouest ; et pendant le reste de l'année le nord-est et le sud-est. La nébulosité y est assez forte 7.2, ainsi que le nombre des jours de pluie 147, et des jours d'orages 68.
Le climat de San-Paulo, ainsi que celui des hauts plateaux de la province du même nom et de celles de Rio et de Minas-Geraes, sert de transition entre celui de la zone sous-tropicale et celui de la zone tempérée douce. Par suite de l'altitude, la température s'abaisse considérablement, et, par ce fait, ce climat s'éloigne de celui de la zone sous-tropicale, mais il s'en rapproche par la périodicité dans la distribution de la pluie.