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CHAPITRE V

Par M. le Baron de RIO-BRANCO1

Découverte du Brésil. — Le 9 mars 1500, une escadre portugaise, destinée aux Indes, quittait Lisbonne sous le commandement de Pedro Alvares Cabrai. Des navigateurs déjà connus, comme Barthélémy Dias et Nicolas Goelho, commandaient en sous-ordre. Les instructions, rédigées par Vasco da Gama, portaient que l'escadre, après avoir dépassé l'île de Santiago (archipel du cap Vert), devait cingler constamment vers le sud tant qu'elle aurait le vent en poupe; dans les embardées, elle devait prendre la direction sud-ouest, courant bâbord amure la bordée du large, lorsque le vent serait contraire, jusqu'à la latitude du cap de Bonne-Espérance ; il faudrait alors gouverner droit à l'est. Yasco da Gama voulait ainsi écarter l'escadre de Cabrai des calmes de la côte de Guinée, et lui donner l'onde des vents alises et du courant équatorial. Mais, d'autre part, il est fort probable qu'il avait la certitude de l'existence d'une terre dans la direction du Brésil, car se trouvant lui-même, le 22 août 1497, fort près du Penedo de Sâo Pedro, il avait vu des oiseaux, dit son Routier, « qui, le soir, se sont dirigés vivement vers le sud-sudouest comme des oiseaux qui s'en vont vers une terre. »

Le 21 avril, Cabrai rencontra des herbes marines, et le 22 il aperçut une montagne. Il donna à celle-ci le nom de Mont Paschoal et au pays celui de Terre de la Vraie Croix (Terra da

1. Membre du conseil de S. M. l'Empereur, Membre deTInstitut Historique et Géographique du Brésil.

Vera Cruz . ainsi qu'il esl rapporté dans La lettre de Caminha, da I ■ mai, adressée au roi Dom Emmanuel. Le ~2'-\, L'escadre jetail L'ancre à une demi-lieue de la côte, en face de la ri\ ière Cahy, et, Le 25, dans une baie qui fut nommée Porto-Seguro, mais qui pril |(. m mu de baie de Sauta Gruz dès qu'une ville de ee nom y fut fondée au wr siècle.

Cabrai reprit la mer le 2 mai, continuant son voyage après avoir expédié la caravelle du capitaine André Gonçalves pour porter à Lisbonne la nouvelle de la découverte, (ionçalves longea la côte, probablement jusqu'à Pernambuco ou Parahyba.

Avant Cabrai, un Espagnol, compagnon de Colomb, Yicente Yaùe/. Pin/on, avait découvert tout le Littoral nord du Brésil, depuis le cap qu'il nomma de Santa-Maria «le Consolacion (26 janvier L500 , — nom changé par les Portugais, dès l'année suivante, contre celui de cap Saint-Augustin, — jusqu'au capdeSao Vicente, aujourd'hui cap d'Orange. Pinzon découvrit Les bouches de L'Amazone Mai- Dolce) et longea la cote jusqu'au golfe de Paria. La même année, un autre Espagnol, Diego de Lepe, abordait au cap Saint-Augustin, reconnaissait la côte jusqu'à la rivière San Juliau (peut-être le Rio de Coulas1), et retournait vers le nord, en suivant La route déjà parcourue par Pinzon.

Le nom de Vera Cruz, donné au pays par Cabrai, fut remplacé par celui de Terra de Santa Cruz dans la notification faite aux souverains catholiques par le roi Dom Emmanuel, datée de Cintra, I'1 25 juillet L50I ; mais la contrée ne tarda pas à être désignée sous le nom de Brazil (Brésil), nom déjà employé dans le commerce et qui fut donné alors à un bois de teinture rouge [ibird pitang, des indiens), qu'on trouva en abondance dans cette pailie de L'Amérique. La nouvelle terre est déjà nommée Brésil dans La relation d'Ëmpoli qui accompagna Albuqerque et Pacheco au Indes (1503), ainsi que dans une plaquette de La Bibliothèque de Dresde (Presil, Presillig Landtj, dont la date parait être loOG, et dan- h' Routier du navire portugais le Bretoa, allant au cap Frio en L5I I.

lue bulle du Pape Alexandre VI (4 mai 1493) avait fait le partage des contrées a découvrir entre les Portugais et les Espagnols, en divisant le monde par un méridien qui passait à 100

1. « San Giano, c'est-à-dire rivière de Saint-Julien » (chapitre x de la Description de l'Amérique qui l'ail suite a l'Histoire de /</ Navigation de Jean 11. Van Linschotbn, el carte du même auteur j la première édition de cet oui rage, en hollandais, est de lf.nl).

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lieues à l'ouest du cap Vert. Toutes les terres qui se trouveraient à l'ouest de ce méridien étaient attribuées à l'Espagne, celles à l'orient au Portugal. Mais l'année suivante, ces deux puissances modifièrent, par le traité de Tordesillas (7 juin 1494), la ligne de démarcation, en la reportant à 370 lieues à l'ouest des îles du cap Vert. Le Pape Jules II approuva cet arrangement par une bulle du 24 janvier 1506.

Premières explorations. — De 1501 à 1502 et de 1503 à 1504, il y eut deux expéditions portugaises, dont Amerigo Vespucci fit partie. La première, sous le commandement d'André Gonçalves, reconnut la côte entre le cap Saint-Roch etCananéa, poussant ensuite vers le sud-est, jusqu'à une terre qu'on croit être la Géorgie du sud. La seconde, sous les ordres de Gonçalo Coelho, visita les mêmes côtes, de Bahiaverslesud. A l'île de Fernando de Noronha le chef de cette seconde expédition et Vespucci s'étaient séparés ; ils ne purent se rejoindre. Deux petits forts furent construits : Tun par Vespucci au cap Frio, d'où il entreprit un voyage à l'intérieur des terres jusqu'à quarante lieues de la côte; l'autre par Coelho à Rio-de-Janeiro, baie découverte par André Gonçalves et Vespucci le 1er janvier 1502. Mais ces établissements furent bientôt détruits par les Indiens Tamoyos [Tamoi, les aïeux), qui occupaient le territoire compris entre le cap Frio et la partie orientale du Sâo-Paulo. Vespucci était de retour à Lisbonne au mois de septembre 1504. On ignore la date de la rentrée de Coelho1. Une des lettres d'Amerigo Vespucci, publiée en 1504, traduite et plusieurs fois réimprimée à cette époque, est le premier document qui ait fait connaître à l'Europe les merveilles de la nature du Brésil : « e se nel mondo », disait-il, « è alcun paradiso terrestro, senza dubio dee esser non molto lontano da questi luoghi».

1. Varmiagen prétend que ce capitaine a séjourné longtemps dans la baie de Rio-de-Janeiro, et cela parce que sur une carte du Ptolémée de 1513 on trouve à cet endroit deux mots que Majolo, au xvie siècle, avait las — pinaculo detentio, — et qu'il a las — pina chullo detetio — et interprétés — gonc. choelho detetio (detentio). — Cette interprétation est aujourd'hui généralement acceptée au Brésil, d'après un mauvais fac simile publié dans les Nouvelles recherches sur Amerigo Vespucci. Dans deux exemplaires du Ptolémée de 1513, que nous avons examinés, les mots en question sont très lisibles : portogallo detetio. — Le premier (Portugal) s'explique de lui-même; le second est évidemment le mot detectio, découverte, très en usage dans les portulans et les géographies de l'époque (terra détecta, etc). On trouve fréquemment, dans les anciennes gravures sur bois, des mots mal orthographiés et des lettres qui manquent.

D'autres expéditions portugaises sur lesquelles les détails manquent furenl envoyées au Brésil. En 1503, Fernando de Noroiilia découvril nie < j u ï porte son nom. La même année, ou peu après, Jofto Coelho reconnaissait La côte au nord du cap Saint- Ftoch. En 1504, un Français de Honfleur, Paulmier de Gonneville, abordail surtrois points de la côte déjà visitée par Gonçalves, Vespucci el Gonçalo Coelho. En 1505, une expédition portugaise, dont le chef paraît avoir été Dom Nuno Manoel (avec Joâo de Lisboa el Vasco Gallego), parcourut la côte méridionale, découvrit le Rio de la Plata ei poussa jusqu'à La baie de San Matiasen Patagonie. Vers 1512 ou 1513, Affonso Ribeiro, dans une nouvelle exploration de la côte nord du Brésil, fut tué par les Indiens. Presque toutes les escadres portugaises se rendant aux Indes commencèrenl. depuis 1506, à relâcher au Brésil, qui fut visité cette même année par Albuquerque et Tristam da Cunha.

En L508, Solis et IMnzon, les premiers explorateurs espagnols des mers du Sud, Longèrent les côtes du Brésil ; puis : eu lôll), Solis ; en L519, Magellan (Fernào de Magalhâes), qui séjourna quatorze jours dans Laradede Rio-de-Janeiro ; en K>20, Diogo Garcia et Sébastien Caboto.

Le Portugal déporta dans cette contrée, dès l'expédition de

1501, quelques criminels, parmi lesquels un bachelier, qui se fixa à Cananéa, et dont le nom Duarte Pères nous a été transmis par Bui Diaz de Guzman. Vers la même époque, d'autres Portugais s'établirent au Brésil. Les plus connus sont : Francisco Ghaves et Aleixo Garcia, sur la côte de Cananéa, le premier dès

1502, comme Pères; Diogo Alvares, qui, échappé d'un naufrage dans l'île d'Itaparica (1510), épousa la princesse indienne Paraguassû, et devint, sous le nom de Caraniurû, un chef puissant parmi les indiens de Bahia ; Joào Bamalho, qui se fixa vers 1512 à Piratininga, sur les plateaux de Paranapiacaba, où il eut de nombreux enfants de son union avec la Pille du chef indien Tibfriçâ ; et Antonio Rodrigues, qui s'unit à une fille du chef Caâhobf, et s'établit près de larivière de Gerybatiba (littoral de Sao-Paulo). Presque tous, ils ont rendu de grands services au Portugal lors des premiers essais de colonisation.

Aleixo Garcia, avec, trois autres Portugais et une armée d'Indiens (!•'>-<>, franchit le Paranâ, s'adjoignit un grand nombre de Guaranys du Paraguay, el continua sa marche jusqu'aux frontières de l'empire «les Incas. Il traversa la cordillère de Mizque, s'empara de plusieurs villes, arrivant jusqu'aux environs de

Tarabueo (Bolivie), et retourna au Paraguay avec un grand butin et des objets en argent et en or. Mais, avant envoyé à Cananéa ou à Piratininga la nouvelle de la découverte de ces richesses, il fut assassiné par les Guaranys1.

En 1526, le Portugal envoya une escadre, sous les ordres de Christovam Jacques, chargée de donner la chasse aux navires français qui, depuis 150 i, trafiquaient avec les Indiens.

Jacques établit une factorerie à Pernambuco, visita les principaux ports jusqu'à la Plata, brûlantles navires qu'il rencontrait, et eut un combat dans le Paraguassû (1527) avec trois navires bretons dont il s'empara. La factorerie de Pernambuco fut prise et saccagée (déc. 1530) par un galion français2. Williams Iiawkins, de Plymouth, qui vint en 1530, est le premier Anglais qui ait abordé au Brésil3.

Commencement de la colonisation. — En 1531, Martim Affonso de Souza, ayant reçu les pouvoirs nécessaires pour occuper le pays, arriva avec une escadre et quatre cents colons, s'empara de trois navires français qui se trouvaient sur la côte de Pernambuco, visita Bahia, stationna trois mois dans la baie de Rio-de- Janeiro, puis, ayant perdu le navire qu'il montait, devant l'embouchure du Chuy, il envoya à la Plata son frère Pero Lopes de Souza, et retourna avec l'escadre vers le nord. Il fonda alors la colonie de Sâo-Vicente (22 janvier 1532), dans File que les Indiens nommaient Guirâpiran ou Uirâpiran 4, nomma le vieux Ramalho « grand gardien de la campagne », et établit une partie de ses colons dans le village indien qu'il dirigeait clans le Guapituba, à l'endroit nommé Borda do Campo, sur le plateau au nord de la chaîne de Paranapiacaba. Cette colonie fut désignée plus tard sous le nom de Santo-André. De Cananéa, Martim AfTonso de

1. Rui Diaz de Guzman, La Argentina, Liv. T, chap. v. L'auteur, qui a connu au Paraguay un fils d'Aleixo Garcia, a achevé cette histoire en 1612. Voir aussi, sur Garcia, les ch. 50, 55 et 57 des Comentarios de Alvar Nunez (Cabeza de Vaca), Valladolid, 1555.

2. Cette factorerie était sous la direction de Diogo Dias, feitor (gérant). Gaffarbl {Histoire du Brésil Français, p. 96) se trompe en disant que c'était un fort commandé par Duarte Coelho, lequel n'est arrivé au Brésil que cinq ans après.

3. C'est vers cette année qu'il faudrait mettre un prétendu blocus du Tagc par Ango. Cette fable a été déjà jugée par plusieurs écrivains français. Voir Ferd. Denis, Le Génie de la navigation (Paris, 1847), et Guérin, Histoire Maritime de France, t. II.

4. Morpion, selon Thevet ; Urbioneme, Orbionem, ou Orpiomma, selon Stade ; Warapisumama, selon Purciias.

110 i.i: BH ÈSII EN 1 s^9-

Souza ;i\;iii expédié dans L'intérieur, à la recherche de l'or, une petite troupe qui, après avoir franchi le Paranâ, fut repoussée par

Guaranys, el détruite, pendant sa retraite, dans l'Iguassû1.

Lopes «If Souza, qui a écrit le journal desmi voyage maritime, explora l«" ni" de la Plata, l'Uruguay <v( l<' Paranâ, arriva a Sao Vicente <■! fut expédié en Europe. Chemin faisant, il captura deux navires français à Pernambuco, et prit un fort construit dans File d'Itamaracà par Jean du Péret, capitaine d'un navire appartenant au baron de Saint-Blancard, généra] des galères françaises de la Méditerranée. Il laissa une garnison dans ce fort.

De 1532 ;i 1535, le pays, dont les côtes seulement avaient été explorées, fut divisé, par des lignes parallèles à l'équateur, en quinze sections formanl douze capitaineries héréditaires, de G00 à 12.000 lieues carrées, dont le roi Jean III lit donation à plusieurs nobles portugais qui devaient y établir <\<'> colonies. Martini Afionso de Souza fut un des donataires et devint (1532) seigneur de la capitainerie de Sâo-Vicente (aujourd'hui Sao-Paulo). 11 quitta If Brésil en I.");'»:; el se rendit célèbre dans les guerres des Indes; niais, quoique absent, il s'occupa toujours de son iief brésilien, envoyant des colons à Sào-Yicente et y faisant importer de l'île de Madère la canne à sucre, introduite à la même époque à Pernambuco par Duarte Coelho.

Quelques-uns des donataires ne réussirent pas à coloniser leurs domaines. Pero Lopes de Souza, par ses représentants, fonda la colonie de Santo~A»i<i,o dunslile de G uaimbé (littoral de Sào-Paulo), et un autre établissement dans l'île d!Itamaracà (1532). Yasco Fernandes Coutinbo fonda Espirito-Santo (1535), aujourd'hui Villa Velha, et Duarte de Lemos commença, en 1540, dans cette capitainerie, un établissement qui devint, à partir de 1558, la ville de Victoria; Pero do Campo Tourinho créa la ville de Porto- Seguro (1530), quelques lieues au sud de la baie où Cabrai .ivait séjourné, ainsi que la ville de Santa-Cruz, sur la baie de Cabrai (l'ancien Porto-Seguro) et une autre colonie, celle de Santo-Amaro, détruite en 1564 par les Indiens. Figueiredo Correa envoya des colons qui furent les fondateurs de la ville d'Ilhéos; Duarte Coelho fonda les villes tYOlinda (1535) et d'Iguarassâ. Deux autres colonies avaient été établies, Tune à Bahia (1530) par Pereira Coutinho. l'autre sur les rives du Parahyba du Sud (15 in.

1. La Argentine», «le lî. Diaz de <ii /mvn: Comentarios de À. N. Cabeza m Vaca : et Diario <hi. Navegaç&o de Pero Lopes de Souza.

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par Pero de Gôcs da Silveira; niais elles furent bientôt évacuées, les colons ne pouvanl résister aux attaques des Indiens. D'autres capitaineries furent créées postérieurement (Itaparica, 155G, lleconcavo, 1566, etc.); mais peu à peu, les rois du Portugal recouvrèrent tous ces fiefs par héritage, par achat ou autrement. Les dernières capitaineries qui se trouvaient encore sous le régime féodal furent rachetées par la couronne au xvnr3 siècle, du temps de Dom José 1er et Pombal.

En L540, l'Espagnol François Orellana, venant du Pérou, descendit le premier l'Amazone, dont les bouches seulement avaient été reconnues. En 1541, l'expédition espagnole d'Alvar Nufiez Cabeza de Yaca débarqua en face de l'île Ste-Catherine (alors ile dos Patos), marcha vers l'intérieur et arriva l'année suivante à l'Assomption du Paraguay.

En 1549, un gouverneur général, Thomé de Souza, fut envoyé au Brésil, et fonda, la même année, la ville de Sâo Salvador de Bahia, qui fut sa résidence et, pendant plus de deux siècles, la capitale du Brésil. Elle fut érigée en évêché en 1551. Le premier évoque du Brésil, Sardinha, fut tué par des Indiens anthropophages (1556), de même que plusieurs prêtres, sur la rive gauche du Sâo Miguel (Alagùas). Les jésuites étaient arrivés au Brésil en 1549 avec Thomé de Souza. Ils entreprirent de catéchiser les Indiens et de les grouper sous leur autorité exclusive. Parmi eux se sont distingués les Pères Joseph de Anchieta, qui envoya les premiers jésuites au Paraguay, et Emmanuel da Nobrega, surnommés les apôtres du Brésil. En 1554 le Père Emmanuel de Paiva créa une maison dans le village indien de Piratininga, qui prit le nom de Sâo-Paulo. Peu à peu les habitants de l'ancienne colonie de Santo-André, dirigée par Jean Ramalho, l'abandonnèrent pour aller se fixer à Sâo-Paulo, et Santo-André resta désert. En 1560, Sâo Paulo, ayant été élevé au rang de ville, eut une municipalité. Dès 1539 un gentilhomme portugais, Braz Cubas, avait créé dans la capitainerie de Sâo-Vicente une colonie dont la population a grandi et qui est devenue la ville de Sanlos, établie en 1545. Les habitants de cette capitainerie étaient appelés Vicentistas, mais la ville de Sâo-Paulo, dont les habitants étaient nommés Paulistas, devenant prépondérante, tous les natifs de cette partie du Brésil commencèrent à être désignés sous ce dernier nom. Le siège du gouvernement de cette capitainerie fut transféré de Sâo-Vicente à Sâo-Paulo en 1683 seulement. La population se composait de blancs, Portugais, ou d'origine

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