‹ Le Brésil en 1889Chapitre 31 sur 147 · LE BB ES M. EN · texte numérisé non relu

LE BB ES M. EN

En L664, les habitants de Paré et de Maranhâo, où Le célèbre Vntonio Vieira défendait La Liberté des Indiens, chassèrenl aussi Les jésuites. L'animosité dura jusqu'à L'expulsion de cel ordre L759). En L755 (6 juin) et en L 758 (8 mai), Pombal obtint du roi Joseph ["deux lois qui mirent fin à l'esclavage des Indiens, en pendant exécutoire dans tout Le Brésil une Loi du Ier avril 1680.

La conquête de l'intérieur aux XVIIe et XVIIIe siècles. — Au moment de L'expulsion des Hollandais (1654), les établissements portugais au Brésil s'étendaienl sur le littoral compris entre le fleuve des Amazones, au nord, el Paranaguâ, au sud. Dans L'île de Sainte-Catherine, il n'y avaii alors qu'une douzaine de colons de Sào-Paulo.

Le gouvernemenl du Para comptait seulement les petites villes de Belem do Para, deCameta* et de Gurupâ, et le for! dcDesterro dans rUacarapy, rive droite de L'Amazone. Le Maranhào ne possédait que la ville de Saint-Louis, et les villages de Santa-Maria de Guaxenduba ou \guas-Boas, et de Tapuytapera (Alcantara). En suivant la côte vers le sud, on trouvait dans le Cearâ le village et le fort de et- nom. Le Rio-Grande-du-Nord comptait la ville de Natal et plusieurs villages d'Indiens (Apuâ, Jaragua, Pirari, etc.) ; Parahyba, la capitale, Parahyba (Frederica des Hollandais), le village de Sâo-Pedro-e-Sâo-Paulo (Mamanguape), et plusieurs villages d'Indiens : Petimbii, Nhiajereba, Ibiapuâ, Pindaûna, Nhumajay, Urutaguy, aujourd'hui Alhandra, Itapuâ, et Guiraobira, aujourd'hui [ndependencia. Pernambuco était plus peuplé: on y voyait les villes d'Olinda, de Recife et Santo-Antonio (Mauritzstadt) el d'Iguaraçû, 1rs bourgs de Goyanna, Sao-Lourenço-de-Tijucopapo, Conceiçâo-de-Itamaracâ (Villa Schkoppe), Sâo-Francisco de Pâo-d'Alho, Luz, Guaibipopaba, Sào-Lourenço-da-Matta, Santo-Amaro (Jaboatâo), Muribeca, Sâo-Miguel de Ipojuca, Nazareth do CabodeS.Agostinho, Santo-Antonio do Gabo, Serinhaem, Santo-Amaro, près Serinhaem, et Sâo-Gonçalo-do-Una; quelques villages moins importants, parmi lesquels Taquara, Guia-de Çaracunhayâ (aujourd'hui Nazareth), Prazeres (lloria-de-Goitâ) et Santo-Antâo (Victoria), et plusieurs villages indiens (Gaârecé, [tapecirica, etc.) Dans le territoire de la province actuelle dMA/gôas se trouvaienl Les bourgs de Porto-Calvo, Santa-Luzia-do- Norte, Conceiçào-de-Alagôas, Penedo (Mauritius (\<>> Hollandais) et Ajuda (aujourd'hui Anadia), ainsi que les villages de Sào-Gonçalo-de-Peripueira, Santo-Amaro (Atalaia) et AnnunciaçSLo l Pilar).

ESQUISSE DE i/lIISTOIRE DU BRÉSIL. 133

Dans le territoire de Sergipe : la ville de Sâo-Christovâo et les villages de Santo-Àntonio, sur le Sâo-Francisco (Porteira), et Santo-Antonio-da-Serra-d'Itapuama (Itabaiana).

Bahia comptait la capitale du Brésil, Sâo Salvador de Bahia (probablement 20.000 habitants), la ville de Camamû, les bourgs de Cachoeira, Santo-Amaro, Valença, Gayrû, outre plusieurs villages : et, au sud du Rio de Contas, le village de Barra do Rio de Contas, la ville d'Ilhéos, le village de Santa-Cruz, la ville de Porto-Seguro, les villages de Trancoso, Patatibe (Villa-Verde) et Caravellas. Espirito-Santo : les villes de Yictoria et Espirito- Santoet les villages indiens de Sâo Mathêos, ReisMagos (Almeida), Santa-Anna (Guaraparim) et Reritigba (Benevente).

Dans le Rio-de- Janeiro, la ville de ce nom n'avait en 1648 que 2.500 habitants, outre une garnison de 600 hommes, et ne comptait que trois ou quatre rues parallèles à la mer, entre les collines de Gastello et Sâo-Bento. Dans le territoire qui forme aujourd'hui cette province et le Municipe neutre, on voyait en 1654 les villes d'Ilha-Grande (aujourd'hui Angra-dos-Reis) et de Cabo-Frio, et le villages de Sâo Christovâo (aujourd'hui faubourg de Rio), Irajâ, Iguaçû, Trairaponga (Merity), Magepe (Mage), Cassarebû (Santo Antonio de Sa), Desterro (ltamby), Conceiçâo (Itaborahy), etGaxindiba (Sâo-Gonçalo), les villages indiens de Sâo-Lourenço, Icarahy, Cabuçù (Yilla-Nova), Sâo Pedro de Araruama, Sepitiba, Guia (Mangaratiba) et Paraty.

Le territoire de Sâo-Vicente (aujourd'hui Sâo-Paulo) possédait, sur le littoral, les villes d'Ubatuba, Saint-Sébastien, Santos, Sâo Yicente (capitale), Itanhaem, Iguape et Cananéa, et le village de Paranaguâ ; dans l'intérieur, les villes de Sâo-Paulo, Mogy das Cruzes, Parnahyba, Itaboaté (Taubaté), Jacarehy et les bourgades de O', Garulhos, Conceiçâo dos Pinheiros, Sâo Miguel, Santo-Amaro de Ibirapuera, Ajuda (Itaquaquecetuba), Jundiahy (ville en 1655), Guaratinguetâet Araçaryguama, outre plusieurs villages ou établissements dont les propriétaires possédaient un grand nombre d'Indiens esclaves ou militarisés. Un village commença à se former à Sorocaba en 1654.

De 1660 à 1662 une expédition dirigée par Paes Leme (Fernâo Dias), natif de Sâo-Paulo, traversait la chaîne de Mantiqueira et explorait une grande partie de l'intérieur, dépassant les montagnes de Serro-Frio. Vers 1663, un autre Paulista, Lourenço Castanho Taques, découvrait de l'or dans le district qu'on désigna sous le nom de Minas dos Cataguâs et, peu après, sous celui de

Minas-Geraes. Plusieurs autres expéditions parties de Sâo-Paulo pénétrèrent dans L'intérieur à La recherche de mines. PaschoaJ Paes d'Araujo arriva en 1672 aux sources du Tocantins; Barthélémy Bueno, surnomme'; par les Indiens l'Anhanguera (le diable), et Antoine Pires de Gampos, s'avancèrent en L 682 dans La même direction; Emmanuel de Borba Gato, gendre de Paes Leme, Antoine Dias Arzao et un grand aombre de Paulistas s'établirent dans Minas-Geraes, où plusieurs villages furent fondés vers La lin du wir siècle. Bientôt des aventuriers accoururent venant de Rio-de- Janeiro et de Bahia, et L'émigration portugaise, qui se portait principalement vers Bahia et Pernambuco, prit un grand développement et commença à se diriger, par lUo-de-Janeiro, vers la région des mines. Des conflits éclatèrent en 1708 entre les Paulistas et les aventuriers des autres parties du Brésil et du Portugal, que les premiers désignaient par les noms de Forasteiros un d'Emboabas (de amô, Loin, etaôa, homme). Les Paulistas, dirigés par Domingos da Silva Monteiro, remportèrent une victoire au Rio das Mortes, mais ils y furent battus peu après par Bento do Amaral Coutinho, natif de Rio, envoyé par Manoel Nunes Vianna, le chef des Emboabas,et durent se retirer sur Pitanguy *. Le gouverneur Antonio d'Albuquerque, arrivé en 1700, parvint à mettre un terme à cette guerre civile, nomma les premières autorités du Minas-Geraes, et y organisa, avec les forces des deux partis, les premiers régiments miliciens et un autre de troupes

réglées.

Au moment de l'invasion hollandaise, quelques nègres esclaves de Pernambuco avaient abandonné leurs maîtres et s'étaient établis dans les forêts de Palmarès (Alagôas). Leur nombre s'éleva bientôt à plusieurs milliers, et ils réussirent à maintenir leur indépendance pendant plus de soixante ans, en repoussant d'abord les attaques des Hollandais, ensuite celles des Brésiliens-Portugais. Ils ne furent entièrement soumis qu'en 1697, après une guerre de plusieurs années, par une petite armée venue de Sâo-Paulo sous la conduite de Domingos Jorge Velho. Au moment de la défaile finale, les principaux chefs nègres se jetèrent du haut d'un rocher, préférant La mort à l'esclavage.

Le territoire du Piauhy commença à être peuplé en 1674 par Domingos Affonso Mafrense, habitant de la rive nord du Sâo-

1. Cette guerre civile a été peu étudiée et 1rs documents publiés Jusqu'ici sont tout à fait insuffisants.

Francisco. En 17 IS et 1719 les premiers établissements portugais du Matto-Grosso furent fondés par Antoine Pires de Campos fils* Paschoal Moreira Cabrai et d'autres Paulistas.

Le commerce du Brésil du XVIe au XVIII0 siècle. — Les possessions portugaises du Brésil n'avaient de commerce direct qu'avec La métropole. Cependant, dès le xviG siècle, quelques marcha mis étrangers établirent des factoreries ou des maisons de commerce dans les principaux ports. Les célèbres Schetz, d'Anvers, avaient un agentà Sâo Vicente et y possédaient une sucrerie. Pendant la réunion du Portugal à l'Espagne (1580-1640) des relations de commerce assez suivies s'établirent entre Bahia, Rio et la Plata.

Aux xvic et au xvn8 siècles l'exportation du Brésil consistait principalementen sucre, en bois de teinturerie et de construction et en cuirs. L'élevage se faisait surtout dans le Parahyha do Norte et à Sâo-Paulo. L'exportation de l'or et des diamants ne commença à être importante que dans les premières années du xvme siècle. A cette époque un commerce clandestin assez considérable se faisait, par la Colonia du Sacrement, entre Rio-de- Janeiro et les provinces espagnoles de la Plata.

Au xvne siècle, pendant la guerre avec la Hollande, l'usage s'établit de réunir en flotte, sous la protection de bâtiments de guerre, les navires qui faisaient le commerce entre le Portugal, Bahia et Rio-de-Janeiro. L'amiral brésilien Salvador Gorrêa de Sa commanda quelques-unes de ces flottes. En 1649, une puissante compagnie, la « Companhia Gérai do Commercio do Brazil », dont le nom fut changé en 1660 contre celui de « Junta clo Commercio », fut organisée à Lisbonne. Cette compagnie privilégiée possédait dès le début un grand nombre de navires armés et entretenait un régiment d'infanterie et d'artillerie de marine. Elle envoyait chaque année une flotte qui, de Lisbonne et d'Oporto, se rendait à Recife, à Bahia et à Rio-de-Janeiro, et ramenait à Lisbonne les produits du pays. Les représentations des commerçants de Rio et de Bahia contre ce monopole, amenèrent des réformes d'abord et ensuite la suppression de la compagnie (1720); mais l'usage des flottes de commerce continua, sous la protection des navires de guerre. Une ordonnance du 10 septembre 1765, rendue par le marquis de Pombal, permit aux navires marchands de voyager entre le Portugal et le Brésil sans suivre les convois. En 1755, le même ministre créa deux nouvelles

compagnies priviligiées, celle du « Grand Para et Maranhao i I celle de « Pernambuco el Parahyba. » Elles furenl supprimées en 1788.

Sous le gouvernement de Salvador Corrêa de Sa, à Rio-de- Janeiro, el vers la même époque à Bahia [1650) des chantiers de construction navale furenl créés dans ces deux ports. Plusieurs grands vaisseaux et frégates de la marine royale furent construits au Brésil. De nouveaux chantiers furent créés au xvur1 et au commencement du xix" siècle, époque à laquelle les portugais faisaieul construire au Brésil une grande partie de leurs bâtiments de guerre.

Guerres avec les Espagnols et invasions françaises aux XVIIe et XVIII1' siècles. — En 1680, Colonia do Sacramento fut fondée par Dom Manoel Lobo, gouverneur de Rio -de- Janeiro, sur la rive gauche de la Plata, en face de Buenos-Aires, très loin de la partie peuplée du Brésil, dont l'établissement le plus méridional se trouvait alors dans l'île de Sainte-Catherine. Elle a été le sujte de longues querelles avec l'Espagne à qui elle resta acquise par le traité de Saint-Ildefonse (1777). L'année même de sa fondation, elle fut prise par les Espagnols de Buenos-Aires et les Guaranys des Missions jésuitiques du Paranà et de l'Uruguay, sous la conduite de Vera Mujica (7 août). Elle fut restituée au Portugal parle traité du 7 mai 1 08 1 , et rebâtie en 1083. L'année suivante, des colons du Sao-Paulo fondèrent la ville de Laguna sur la côte de Sainte-Catherine.

Après plusieurs tentatives de colonisation, les Français s'établirent à Cayenne, d'où ils chassèrent les Hollandais en lGGi.

Le premier gouverneur français, Le Febvre de la Barre, retourna en France l'année suivante, et y publia un livre1 dans lequel on lit les passages suivants : « La Guyane Françoise, proprement France Equinoxiale, qui contient quelques quatrevingts lieues françaises de coste, commence par Je cap d'Orange, qui est une pointe de terre basse qui se jette à la mer, et dont l'on prend connaissance par trois petites montagnes que l'on voit par dessus el qui sont au-delà de la rivière Yapoco, qui se

jette à la mer sous ce cap L'on peut à la rivière Marony

mettre les homes de la Guyane Françoise. »

l. De la Barre, Description de la France equinoxiale, ci-devant ap} Guyane. Paris, L666, in-'i".

Cette nouvelle colonie fut prise par les Anglais en 1G67, et reconquise la même année par les Français. En 107i elle tomba aux mains des Hollandais, qui la conservèrent pendant trois ans. l-ii tîn, en L677 Hic redevint française.

Dans le territoire de la « capitainerie du cap du Nord », créée par le roi d'Espagne, qui l'annexa en même temps au Brésil1, les Portugais possédaient le fort de Gurnpâ, fondé en 1623 sur la rive droite de l'Amazone, et au nord de ce fleuve, dans la Guyane brésilienne, les forts de Desterro, dans TUacarapy, fondé en 1638, et de L'Araguary, construit en 1G60. Ce dernier, ayant été détruit par la pororôca (mascaret), fut rebâti en 1685. En 1688 les Portugais de Para bâtirent deux autres forts, ceux du Toheré et de Sauto Antonio de Macapâ, ce dernier sur l'emplacement du fort de Cumaû, pris aux Anglais en 1632.

En mai 1637 le marquis de Ferroles, gouverneur de Cayenne, prétendant que l'Amazone devait être la limite des possessions françaises2, s'empara des quatre forts portugais de la rive droite, rasa ceux de l'Araguary, du Tohéré et de Desterro, et ne conserva que celui de Macapâ. Des troupes, envoyées de Para par le gouverneur Antoine d'Albuquerque (commandants Fundao et Muniz de Mendoça), reprirent Macapâ un mois après (28 juin).

Pendant la guerre de succession d'Espagne la ville de Colonia fut assiégée et bombardée, à partir du 17 octobre 1704, par les Espagnols de Buenos-Aires. Son gouverneur, le général Yeiga Cabrai, repoussa toutes les attaques et évacua la place (15 mars 1705; par ordre du roi du Portugal. A cet effet, le capitaine de vaisseau Amaro José de Mendonça avait été envoyé de Rio avec quelques navires qui, après un combat, mirent en fuite ceux des Espagnols, qui Taisaient le blocus du port. Cette place fut rendue au Portugal par le traité de paix signé à Utrecht le 6 février 1715.

En 1710 une expédition, dont le commandement fut confié par Louis XIV au capitaine de vaisseau Jean-François Du Clerc3,

1. Nous avons vu que la limite nord de cette capitainerie était l'Oyapock ou Vincent Pinson.

2. Selon de Ferroles, le nom Oyapock venait du galibi, — Ouepô, île, — et devait s'appliquer à l'Amazone, où se trouve l'île de Marajô, qui est la plus grande de colle région. En réalité le nom Oyapock vient de deux mots de la langue des Oyampis : Ouaya, pointe, et poko, grand. L'Oyapock des Portugais était la même rivière appelée Yapoc ou lapoco par les Français Jean Moquet 1616 . de la Barre (1669), Dclislc (cartes de 1703, 1716 et 1722), ' Thomas Corneille (1708), De Fer (1719), Lombard (1723, 1726), d'Anville (1729 et 1748), La Martinière 1732 et 1739).

3. Natif de la Guadeloupe et seigneur de Léogane. « C'était un jeune

partit de la Rochelle 'lo mai) pour s'emparer de Rio-de- Janeiro. Cette ville comptail alors L 2. 000 habitants1. L'expédition se composai! d'un vaisseau, quatre frégates et L.100 hommes de troupes de marine. Du Clerc débarqua (11 septembre) sur la plage de Guaratiba, à quelques lieues de Rio, et, par Jacarépaguâ, il gagna les montagnes de Tijuca. Le gouverneur, François de Castro Moraes, réussit à réunir plus de 2.000 hommes, qu'il plaça presque tous derrière un fossé, du côté de la campagne, devant la plaine de Rozario. Mais Du Clerc prit une direction différente, en suivant un sentier nommé alors « azinhaga de Matacavallos », tourna la colline de Santo Antonio2, refoula plusieurs détachements, et pénétra (19 septembre] dans L'intérieur de la ville3. Là il rencontra la résistance des étudiants de Rio, qui, sous la conduite de Bento do Amaral Gurgel, s'étaient retranchés dans

homme plein «le cœur, entreprenant et intrépide : il ('tait allé en France avec .M. Casse, lieutenant du Roi » Labàt, édit. de 1722, V, 4 G7 ) .

1. Document «les Archives à Rio, cil-'' par Caetano i»\ Silva, VOyapock, etc., 11, p. 566.

2. La ville de Rio occupait alors l'espace compris entre la mer, les collines deCastello etde Sâo Bento et nu fossé désigné sous le nom de valla, <|iii allait du lac et du champ Santo Antonio (aujourd'hui place de Carioca) jusqu'à Prainha. Ce fossé suivait la direction de la rue désignée autrefois

sou- I'' i i de Valla (aujourd'hui Uruguayana) et qui n'existait pas encore;

puis, à l'entrée de la rue d'Antonio Vaz Viçoso (aujourd'hui S. Pedro), il changeail de direction pour arriver à la mer en passant entre les collines de Sâo Bento et do Conceiçâo. La rue Direita ou rue da Cruz (aujourd'hui Primeiro de Marco était la seule qui s'étendit du Castello à Sâo Bento. La maison du gouverneur se trouvait dans cette rue, en face de la rue du Palacio (aujourd'hui d'Alfandega), entre la douane, ù droite, et le Trapiche da Cidade (magasin nu dépôt de la ville), à gauche. Du coté de la campagne, la dernière pue parallèle à la rue Direita était celle, des Ourives; du côté de Sâo Bento, la dernière rue perpendiculaire à la rue Direita était celle d'Antonio Vaz Viçoso. Entre cette rue, la Direita et le morne de Sâo Bento, il y avait une plaine el un marécage. Les églises de Rosario et de Sâo Domingo?, ainsi que la propriété nommée Chacara do Fogo (elle a donné son nom à une rue devenue aujourd'hui des Andradas), se trouvaient on dehors des limites de la ville dans une plaine entourée de marécages. Deux sentiers conduisaient de ce côté à l'intérieur; un autre, aommé chemin de Desterro (aujourd'hui rue d'Evaristo da Veiga , et plus loin Azinhaga de Matacavallos 'aujourd'hui lue de Riachuelo), commençait près du lac Santo Antonio, côtoyait les montagnes de Desterro Santa Theresa), et, par Matta dos Porcos, allaita Engenho Pequeno dos Padres aujourd'hui Engenbo Velho), aux montagne* de Tijuca, et à Engenho Novo. Sri, m un voyageur français quia visité Bio, en 1703, avec le capitaine Le Roux de VAigle, la rue Direita formait à elle seule plus de la moitié de la ville Journal d'un voyage sur les costes d'Afri

aux Indes etc., Amsterdam, 1723, p. 288).

3. Par Caminho (chemin) do Desterro, Caminho da ConceiçSo d'Ajuda (aujourd'hui rue d'Ajuda), rue do Parto aujourd'hui Saint José), rue da Mi ericordia, place do Carmo (aujourd'hui place Dom Pedro il) <•! rue Direita.

la maison du gouverneur. Le colonel Grcgorio de Castro accourut à la tête de quelques troupes, et un combat sanglant fut livré dans la rue Direita, où les Français s'étaient emparés d'un magasin donnant sur la mer (Trapiche da Cidade). D'autres troupes arrivèrent avec le gouverneur, et Du Clerc fut forcé de mettre bas les armes1. Quelques mois après, le 18 mars 1711, on le trouva poignarde dans la maison qu'il habitait à Rio. Le gouverneur attribua ce crime, dontl'auteur restainconnu, à quelque vengeance particulière, provoquée par les galanteries de Du Clerc.

Le 9 juin 1711, Duguay-Trouin partait de la Rochelle avecune puissante escadre pour venger cet échec2. Malgré les représentations du gouverneur Castro Moraes, qui se plaignait du petit nombre de troupes dont il disposait et, surtout, du manque d'officiers et d'artilleurs, le gouvernement de Lisbonne ne lui avait pas envoyé de renforts. La « flotte du commerce », qui tous les ans venait de Lisbonne, terminait son chargement à Rio lorsqu'un navire anglais apporta (25 août) la nouvelle de la prochaine arrivée de Duguay-Trouin3. On commença alors à

1. Du Clerc n'avait plus que 630 hommes. Il envoya en France une relation de ce combat, mais elle n'a jamais été publiée. On trouve dans la Revue de l'Institut Historique du Brésil, t. XXIII, p. 420-22, la réimpression d'un document de l'époque, contenant la liste des officiers français tués ou prisonniers ; mais les noms sont si mal orthographiés, qu'il est presque impossible de les reconnaître. Ainsi le nom de — De la Salle — est écrit — « Laffalt, ai de camp. » Parmi les morts se trouvait un prince « de China, Farina » (sic) ; parmi les prisonniers blessés, les marquis de Linars et de Signy, MM. de Préfontaine, de Saint- Léger, de Coigny, etc. Du côté des Portugais plusieurs officiers furent tués. Le colonel Gregorio de Castro fut de ce nombre.

2. Cette escadre se composait de 17 navires, ayant 740 canons et o.764 hommes : Le Lis et le Magnanime de 71 canons chacun ; V Achille, le Glorieux, le Brillant et le Fidèle, de 66 ; le Mars, de 56 ; Y Argonaute, de 46 ; le Chancelier et V Aigle, de 40 chacun ; la Bellone, de 38 ; Y Amazone, de 36 ; la Glorieuse, de 30; VAstrée, de 22; la Concorde, de 20; la Française et le Patient, galiotes. Cette escadre fut augmentée d'une petite prise anglaise.

3. La flotte du commerce devait partir pour Bahia le 3 septembre [Lettre de Velho, publiée par Pizarro, Memorias historicas do Rio de Janeiro, I, 53). Le 27 août un édit (Bando) du gouverneur donnait des ordres au sujet de l'embarquement des prisonniers français qui devaient partir sur cette flotte (Document des Archives publics, à Rio). Dans les Mémoires de Duguay- Trouin, de même que dans la Relation de ce qui s'est passé pendant la campagne de Rio de Janeiro, publiée dans la Gazette de France (n° 9 de 1712), il est question de 4 vaisseaux et de 3 frégates portugaises. La Gazette du 12 déc. 1711, où l'on trouve l'extrait dune lettre de Lisbonne, donne des nouvelles plus exactes au sujet de la composition de cette flotte: « — La flotte du Brésil avait mis à la voile pour revenir, composée de 12 navires richement chargés, escortés par 3 vaisseaux de guerre. » En effet, trois vaisseaux seulement protégeaient cette flotte : le vaisseau amiral, dont le nom nous est inconnu (les documents de l'époque le désignent sous le nom de « Capi-

construire à la hâte des retranchements, el on expédia des courriers à l'intérieur pour demander des renforts, mais ceux-ci ne purenl pas arriver à temps. Le L2 septembre, protégé par un brouillard, Duguay-Trouin s'approcha de la côte de Rio el força l'entrée de la rade malgré le feu des forts, des batteries1 el de six navires mouillés près de l'île de Villei^ii^mui. l'ne explosion fit sauter la batterie de cette ile, et les navires portugais, voyanl qu'ils allaient être abordés, coupèrent les chaînes et allèrenl s'échouer près de la ville, où ils furent brûlés par ordre du contre-amiral Costa de Aihayde. Le 13, avant l'aube, le chevalier de Goyon s'empara de l'île das Cobras, près delà \ille, et le lendemain Duguay-Trouin débarqua sur la plage de Sào Diogo

tanea . le SŒo-Boaventura, capitaine Gillel du Bocage, el I'- Prazeres. Ce

dernier appartenait à la « Junta do Coininercio » ou Compagnie 'In C -

merce, les deux autres a la marine de guerre. 11 y avait encore a Rio, an momenl de l'arrivée de Duguay-Trouin, le Barroquinha, garde-côte, de 36 ••anuiis. capitaine Amaro José de Mendonça. D'après un»' lettre du ir<>uverneur Ant. d'Albuquerque, le vaisseau amiral et le SSo-Boaventura avaient, ensemble, 58 canons'. Il esl probable que le Prazeres n'étail pas su-

périeur aux autres. Il y avait a • a Rio '■> vaisseaux du Roi et 1 vaisseau de

la Compagnie, armés, ensemble d'environ 130 canons, outre deux navires marchands anglais, qui portaienl un certain nombre de pièces. Ces navires étaienl sous le commandement du contre-amiral Gaspar da Costa de Athayde, I*' même qui, réuni a l'escadre anglaise, avait commandé celle du Portugal au combat du 17 mars 1703, contre de Pointis.

1. Ils étaient mouillés près de Villegaignon, selon les documents portugais, el qoe entre Boa-Viagem el la pointe de Jurujuba, position indiquée dans le Plan de la Baye et de la ville de Rio (Mémoires de Duguay-Trouin . Dans cette dernière position, ils auraient été pris, le jour même de l'entrée de l'escadre française. — Voici les noms et le nombre exact des canons des forts de Rio, lors de l'attaque de Duguay-Trouin : — A l'entrée du porl : Batterie de Praia de Fora, 6 canons; Huilerie de Praia Vermélhay 12; Forteresse de Santa Ci*uz, commandant le major Miguel Alves Pereira, 44 canons. dont6en bronze; Forteresse de ScCo-JoSo (comprenant les batteries de Sào-

Martinho, SSo-Diogo, Sâo-José et Sâo-Theodosio), co landant le major

Ant. Soares de Azevedo, 30 canons, donl s enbronze. Sur la rade: Batterie de Villegaignon, commandant le capitaine Emmanuel Ferreira Estrella, 20 canons; batterie de Boa-Viagem, 1U (la batterie de Gravatâ existail déjài mais elle n'étail pas armée) ; fort et batterie de Vile das Cobras, commandanl le capitaine Diogo Barbosa Leitào, 12. Dans la ville et ses environs : Fort de Siïo-Sebastfâo, capitaine Joseph Correa de Castro, 5; Redoute SSo-Januario^ Ll; Redoute Santa-Luzia,$ tous les trois dans le morne de Castcllo); Fort Santiago nommé aussi de Misericordia ou du Calabouço), 1 canon; Retranchement du mome de SSo-Bento il a été commandé par le capitaine de vaisseau Gillel du Bocage, grand père du célèbre poète portuguais), 8 canons; redoute da Prainha, suis artillerie. Sur le morne de Conceiçâo il y avait un retranchement sans artillerie, qui protégeai! la maison de Pévèque. Total, 174 ciiions. dont 14 en bronze. Varnhagen cite par erreur le fort de Lage, dont Duguay-Trouin ne parle pas. Ce fort, commencé vers 1717, n'était pas encore terminé en 1718.

avec 3.800 hommes, \ mortiers et 20 gros pierrrers en fonte K II occupa aussitôt, sans coup férir, les mornes de Sao-Diogo, Providencia el Livramento, qui n'étaient pas fortifiés, et fit établir, dan- l'île das Cobras e1 sur Le morne de Pina (aujourd'hui Saude), des batteries qui ouvrirent leurs feux contre le retranchement de Sao-Bento el le foH Saint-Sébastien2. Le gouverneur Castro Moraes n'avait pu réunir, pour la défense de la ville et des forts delà baie, que 2.800 hommes3; mais toute défense devenait impossible, la ville pouvant être détruite facilement des hauteurs occupées par les Français.

Après plusieurs escarmouches sans résultat et une sommation à la place, l'escadre et les batteries françaises commencèrent un bombardement général dans la soirée du 20 septembre. Le gouverneur ordonna aux troupes, vers 11 heures, d'évacuer la ville, qui, le lendemain matin, fut occupée par Duguay-Trouin4, informé de cet abandon par les prisonniers de l'expédition Du Clerc.

1. Duguay-Trouin, Mémoires, édition de 1740, page 174. Ces troupes formaient trois brigades, commandées par les chevaliers de Goyon, de Courserac et de Bcauve.

2. Selon Duguay-Trouin (Mémoires), 5 mortiers et 18 canons à File das Cobras, et 10 canons dans le Morro da Saude, outre les 4 mortiers qu'il avait avec lui. Les documents de l'Alçada montrent que la ville n'avait pour riposter à ce feu que 8 canons dans le retranchement du morne de Sào- Bento, 5 dans le fort de Sâo-Sebastiâo (Castello) et 1 dans celui de Santiago où se trouve aujourd'hui l'Arsenal de guerre. Les autres forts de la rade étaient trop éloignés, et ne servaient pas à la défense de la ville. La batterie de Villegaignon, plus rapprochée, avait été détruite par l'explosion. Les redoutes de S. Januario et Santa-Luzia, situées sur le versant méridional du Morne du Castello, ne pouvaient prendre aucune part au combat d'artillerie livré au nord de cette colline.

3. Troupes réglées: Les deux régiments de Rio (terço Velho etterçoNovo) 590 hommes, colonels François-Xavier de Castro Moraes et Jean de Paiva; régiment de la Colonie du Sacrement (terço daColonia), 300 hommes, major Domin-

llenriques ; — milices: régiment des nobles et des privilégiés (régimento da nobreza e privilegiadosi, 550 hommes, colonel Emmanuel Corrêa Vasques ; deux régiments de miliciens (régimentos de Ordenanças) 780 hommes, colonels Balthasar de Abreu Cardoso et Chrispim da Cunha; compagnie des employés de la Monnaie (Moedeiros), 50 hommes; troupes de la marine (soldats des régiments da « Armada », ou ilotte, et de la « Junta do Commercio, » ou compagnie du commerce) 400 hommes. Total 2.670 hommes, dont G00 occupaient les forts de la rade. 11 faut y ajouter les artilleurs, qui formaient deux compagnies de 50 hommes. — C'est la première fois que ces chiffres sont publiés. Nous les avons trouvés dans l'exposition présentée par l'ancien gouverneur de Rio à VAlçada ou commission de magistrats chargée de l'enquête.

4. «... un feu général et continuel des batteries et des vaisseaux, qui, joint aux éclats redoublés d'un tonnerre affreux, et aux éclairs qui se succédaient les uns aux autres, sans laisser presqu'aucun intervalle, rendait cette nuit affreuse. » (Duguay-Trouin, Mémoires).

1 12 LE BRÉS1 i. EN 1 889.

Les forts situés à l'entrée du porl se rendirent à La première sommation, dès qu'ils furenl renseignés sur La fuite du gouverneur. Le contre-amiral Costa de Athayde prit le commandement des troupes réunies à Engenho-Novo, dans les environs de la ville, où un retranchement fut construit. Quelques renforts arrivèrent de Paraty et d'Ilha Grande (Angra dosReis)1, et d'autres étaienl en marche; mais Duguay-Trouin, ayant fait savoir qu'il détruirai! La ville de fond en comble si elle n'était pas rachetée, sans plus tarder, par une contribution de guerre, le gouverneur se décida, conseillé par Les jésuites, à signer une convention (10 octobre) pour le paiementdela rançon. Trois jours après, Antonio d'Albuquerque arrivait à Iguassû avec 6.000 hommes, venant de Minas-Geraes 2, mais la convention fut respectée, et, le dernier versement ayant été fait le 4 novembre, la ville fut évacuée par les Français, qui gardèrent cependant les forts de la rade jusqu'au 13, jour du départ de l'escadre. Albuquerque, déférant à la demande du conseil municipal et des habitants de Rio, resta à la tête du gouvernement.

En 1712, la métropole envoya au Brésil un certain nombre de canons et un officié!' du génie, le général Macé, chargé d'augmenter et d'améliorer les fortifications de Rio et de Bahia3. Le malheureux gouverneur Castro Moraes, qui n'avait pu résister au puissant armement français, fut condamné à finir ses jours en prison dans une forteresse de l'Inde et eut tous ses biens confisqués ; le colonel François-Xavier de Castro Moraes, son neveu, fut condamné à la déportation perpétuelle. Le gouverneur du fort Sâo- Joâo avait licencié ses hommes et n'avait pu tirer sur l'escadre de Duguay-Trouin lorsqu'elle força l'entrée ; puis, craignant la

1. 580 hommes, dirigés par François do Amaral Gurgel, qui n'était pas le môme Amaral dont parle Duguay-Trouin. Ce dernier, tué dans une escarmouche près de la Lagoada Sentinella, était Bento do Amaral Gurgel, l'ancien commandant des étudiants.

2. 9 bataillons (terços) de miliciens, 1 delà ligne et 1 régiment de cavalerie composé de miliciens : — « Perto de 6.000 homens da melhor e mais luzida gente que tem as ditas Minas, assim Forasteiros como Paulistas... » (Lettre du 26 novembre 1711, d'Albuquerque, au Roi).

3. De nouveaux forts fuient alors construits et quelques-uns des anciens réparés ou augmentés. Le 2 mais 1718, le gouverneur Brito de Menezes envoyait au Roi un état des forts de Rio, dont voici le résumé : — Praia de Fera, (i canons; Praia Vermelha, 12; San ta-Cruz, 53, dont 15 en bronze; S&o-Jo&o, 42, dont s en bronze ; Boa-Viagem, 10; Gravatâ, 10; Villegaignon, 20 ; Jl/m dus Cobras, 26; Saint-Sébastien, 24; Sào-Januario, 11; Santa- Luzia, 1 1 ; Santiago, S\ Prainha, 4; ConceiçcCo (presque terminé), 36. Total, 262, c'est-à-dire, une augmentation de 92 bouches à feu.

punition de cette faute, il avait déserté, quittant Rio avec les Français. Il fui déclaré traître et infâme, condamné à être pendu, et ses descendants mâles, jusqu'au second degré, déclarés infâmes. Etant absent, il fut exécuté en effigie. Le major Alves Pereira, commandant du fort de Santa-Cruz, avait fait son devoir, le 1*2, et Duguay-Trouin a avoué que l'entrée de Rio lui avait coûté 300 hommes hors de combat, dont 80 tués ; mais il a été prouvé que Alves Pereira avait licencié, lui aussi, une partie de la garnison, et que, sans offrir de résistance, il avait capitulé le ±'> septembre, après l'abandon de la ville. Il fut déporté à Angola. Le commandant de l'ile das Cobras, qui, le 12, avait demandé des renforts, qu'on ne se pressa pas d'ailleurs de lui envoyer, avait perdu cette position. Il fut expulsé du service. Quant au contre-amiral Costa de Athayde, qui, ne pouvant songer à se battre sur mer, avait brûlé ses navires pour augmenter le nombre des défenseurs de la place, il perdit par ce fait, dans l'opinion de la foule, la réputation qu'il avait gagnée par plusieurs actions d'éclat, et, arrivé à Lisbonne, il devint fou. Il est mort dans cette ville le 8 septembre 1716 *.

Après la guerre de succession, le Portugal chercha à régler avec la France la question des limites entre le Brésil et la Guyane française. Un traité provisionnel et suspensif avait été signé à Lisbonne le 4 mars 1700, déclarant indécise entre les deux couronnes la possession des terres situées entre le fort de Macapâ et « la rivière d'Oyapoc dite de Vincent Pinson ». Au congrès d'Utrecht, les plénipotentiaires français acceptèrent, après discussion, le texte portugais et français rédigé par le comte de Tarouca et par Dorn Luiz da Cunha, ambassadeurs du Portugal. Le traité fut signé le 11 avril 1713 et il déclarait (art. 8) que la France renonçait à ses prétentions « sur la propriété des terres appelées du Cap du Nord, et situées entre la rivière des Amazones et celle de Japoc ou Vincent Pinson. »

La place de Colonia fut assiégée de nouveau par les Espagnols, depuis le 3 octobre 1735 jusqu'au 2 septembre 1737. Cette fois, sous le commandement du général Vasconcellos, elle résista victorieusement,, parce que une escadre portugaise assurait les communications entre la place et Rio-de-Janeiro, et que d'importants renforts et des approvisionnements furent envoyés aux assiégés par Gomes Freire d'Andrada, depuis comte de Boba-

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