CHAPITRE MCrXIËlfB
s'assimiler, une hospitalité exempte de restrictions et d'iiqurieuses méfiances? I<rest4l pas nécenaire de féfonner, de reftmdre dans un sens .plus bienveillant, les lois qui régissent la condition des étrangers, et qui ont si souvent provoqué des plaintes? N'y eût-il 9 parmi ces nouveaux en£uits de la terre américaine, qn^un petit nombre d'hommes d'éUle, ne serait*il pas bon de pe r me tt re aux Brésiliens euxmêmes de les choisir pour i^eprésentants , alors qu'ils remplissent toutes les conditions de citoyens, et aprèi un certain nombre d'années passées au Brésilt On peut objecter, sur ce point , qu'une généra» tion seule est atteinte, et que le fils de l'étranger naturalisé est citoyen indigène, apte, par conséquent à toutes les fonctions et à tous les mandats. Mais id se rencontre, comme un infranchissable obstacle, la seconde exception oonstitutionnelie ; pour être élu député , il faut professer la religion catholique. Ainsi les colons étrangers qui suivent la religion réformée sont, eux et leur race, exclus de l'honneur de siéger dans la Chambre des députés. Or de quoi se compose , en ce moment , le personnel de l'émigration au Brésil? Il y a sans doute des colons du Portugal , des Açores, des Canaries, que l'exclusion n atteindrait pas; mais ceux-là nof&ent à la colonisation de ce vaste Empire qu'une ressource limitée. lia mine à exploiter pour la colonisation , mine que le Brésil a à peine entrouverte, et qui
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semble inépuisable, car c'est à elle que TAmérique du Nofd dok surtout le dévéapptamaaH de la riofaeBMt a^noole, cW la populeuse Allemagiie. C'est cette race de patients , honnêtes et vigoureux travailleurs qu il importe surtout d acclimater dans les provioces du sud de i*ËDipire; el» pour qu'elle y vienne aboodammwat, pour qu'elle y demeure , il ne £iut pas qu'elle soit frappée d'un étemel interdit politique. Les Allemands appartiennent en majorité au cuite réformé, et ce ne serait pas une politique juste et babile que celle qui les placerait à toujours entre une sorte d'ilotismè constitutionnel ou une abjuration qu un État tolérant ne saurait demander aux consciences.
• Sur quelques autres points encore, la législation rdative aux étran(];ers aurait, à mon avis, besoin
d'être revisée , et certes ce n*est pas la bienveillance des intentions qui, à cet égard, fera faute au gou-< vemementdu Brésil. Pour que la liberté des cubes qu'on accorde aux colons protestants ne sdit pas une lettre morte, il faut faire fléchir, en ce qui les concerne , la règle qui abandonne aux ministres de la religion catholique la tenue des registres de l'état • civil , et autoriser, soit les ministres du culte réformé, soit les autorités municipales, à constater les naissances et à valider les mariages des familles qui ne professent pas la religion de i'Êtat.
JLe meilleur moyen d'aCÊiiblir, cbez les émigrés