CHAPITRE TROISIEME
du 23 man IH63 a réduit de 2 7, les droits d*ex« portatiôn. Les revenus du Consulat ' ont dû tout
d abord se ressentir de cette réduction ; niais ce nest là qu un effet passa^^er, et qui ne détournera pas le (rouvemement brésilien de la voie qui tend à cbercber raccroissement des recettes non dans
Télévation des tarifs, mais dans rau^mcntalion des débouchés.
Les revenus des douanes sont la principale des ressources de FEmpire, et letude la plus instructive
à faire est celle qui concerne le mouvement de cet impôt dans ces dernières années. Parmi les nom-breux documents que le ministre des finances a annexés à son dernier budget, il en est un qui , sous ce rapport , ofifre les renseignements les plus si{>nifi^ catifs et les plus curieux; c'est un tahleau comparatif des produits des diverses branches du revenu public pendant dix-huit années^ depuis le 1*' juillet 1836 jusquau 30 juin 1854. Or voici , en ce qui concerne les produits des droits d'importation, quels sont les résultats que pi*ésente ce tableau. Dans la première de ces dix-huit aimées (1836-1837) les taxes de douanes ont produit 7,826 oontos de reis; dans la dernière année (1853-1854), elles ont produit 23,521 contos. £n divisant les dix-huit années
* Cest le nom qu'on donne à Fadroinistratlon financièré chargée de percefoir let droits de sortie irès-léçers que le Brésil impofe k ses propres prodoits.
«n six périoclm tricmiales , on arrive anx résultat»
moyeiis (^ui suivent :
1" période.
Eu somme, le chiffre de l'importation a triplé en dix-buit ans, et raugmentation moyenne annuelle a été de dix cl «ept dixièmes pour œnt.
Je remarque encore dans ce tableau que presque toutes les branles du revenu public ont éprouvé un accroissement notable durant cette période ; je mentionne seulement les droits d'exportation, qui ont presque doublé de produit, et dont la moyenne d'augmentation annuelle a été de 4,35 °y Q. Je cite encore certains revenus particuliers à la ville de Rio, qui est placée, comme capitale, sons radministration directe du gouTememenl, et dont les ressources ont presque quadruplés par un accroissement annuel dont la moyenne est de 12,96 Les revenus dont je parle, qui étaient en 1834 de 045,000 francs environ, s'élevaient, en 1854^ à plus de trms millions et demi de francs.
Qu on ne perde pas de vue que les recettes dont