‹ Le BrésilChapitre 21 sur 75 · CHAPITRE TIOISIÈME. M · texte numérisé non relu

CHAPITRE TIOISIÈME. M

je n'occupe et kt dnffim que j'indk|iie c jwmitu etit

seulement les revenus (jéueraux de 1 l^tat; mais le Brésil a d'autres ressources , en dehors du iMidget de r£mpire, il y a le hnàgtt ém profinctt» qui ont leur adadmaMtkm et leun finances particulières. De ce» budjT;ets provinciaux , je n'ai sous les veux que celui de la province de ISio .laueirOy la pro- ▼ince et non k TîUe, laquelle, ainsi que je vient de le dire, est adminirtrée par le gouTeroemoit^ qui perçoit ses recettes et pourvoit à «es dépenses. De ce document il résulte que la province de liio Jancno évalue pour l'exercice prochain ses recettes à la soume de 5,537,028 fiwncs.

En 1847ol848, d'après les documents fournis par le livre de M. de Pontlios, le chitïre des revenus de cette province s'élevait seulemeni à 3, 1 44,000 fr., G*esè4Kiire que, nséflieen rectifiuit la diversité des «banges, le cbifire de FaocroîsMmenC du revenu s'est augmenté, en huit années, de plus des deux cinquièmes, de 2 millions 300 mille Jtraucs, en nombres foodsr

Voilà certes des proférés réels et asKz marquants pour permettre d'en espérer d'autres plus notables encore.

Je n ai pas les chiffres des autres budgets provineianx , mais de tons les documents que j*ai éhidiés il résulte que partout la même pro{];re8sion dans ks ^ recettes se lait sentir, et que cet accroisscmeul de

ressources donne une impulsion féconde aux travaux d'utilité publique.

Il est vrai que les autres budgets provinciaux n'atteignent pa» les cbiCfres du budget de la pro^ vince de Rio Janeiro ; placée dans la sphère d ac^ tion de la capiuile, dont le mouvement commercial est immense 9 cette province est la plus riche de toutes, et il en est, parmi les plus pauvres, qui n'ar> rivent pas au dixième de son revenu; mais il en est qui dépassent trois ou quatre millions, et je citerai, dans le nombre , les budfjcts de Babia , de Peniambuco, de Minas Geraës, de Sào-Paulo et de Sâo-Pedro.

La principale source des recettes dans le budget (le ri'^tat comme clans le bud{jet des provinces , c'est Timpôt indirect, atteignant les objets de consommation, soit à l'entrée, soit à la sortie, soit dans la circulation à Imtérieur. Un des mérites de cet impôt, quand il est modéré et bien assis , c*est que le cbififre de ses produits grossit en raison du mouvement des affaires, et qu'il donne la mesure de la prospérité commerciale. Ainsi il est fort curieux de remarquer, dans le budget de la province de Rio, quen 1^7- 48, le droit sur la sortie des calés, à 5 ^ produit 1,764,000 fr., tandis que pour 185G-57 la même taxe > rédwte à 4 7^ , est évaluée à 3,240,000 fr. revenu a presque doublé en huit ans , bien que la taxe ait été diminuée d'un cinquième.

Les iaits , à mon avis , ont plus de puissance que

Page 1