‹ Le BrésilChapitre 22 sur 75 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

k» théories, et je tiens déjà pour un excellent îinp6t

celui qui, frappant les transactions du commerce, permet à ces transactions de se développer à Taise , et les gêne en somme si peu, que leur chifBre se double en huit années. D*un autre côté et de prime aboi (l , j avoue mon faible pour les impôts indirects, pourvu qu'ils soient très-légers, par cette raison très-connue et toujours bonne, qu ils ne sont pas sentis par ceux qui les payent , et qu'ils se confondent en définitive avec le prix des objets de consommation.

Mais, en dehors de ces motifs économiques, il m'avait paru jusqu'ici que c'était surtout dans un intérêt de conservation politique qu'il fallait faire des impôts indirects la principale base du revenu d'un État bien ordonné, et je n'ai pas été médiocrement surpris en voyant M. de Ponthos soutenir une thèse toute contraire , et affirmer avec une insistance désespérée que le {jouvemement du Brésil ne fonderait solidement son assiette monarchique que lorsqu'il aurait créé et fait fonctionner sur toute Tétendue de son vaste territoire l'impôt sur la terre, l'impôt foncier. L'avenir de la monarchie serait à ce prix.

• Chose étrange! ce qu*un esprit fort éclairé, dévoué aux idées d'autorité et de liberté pratique, demande dans un intérêt de* stabilité monarchique,

tous les niveleurs dcma^o^ucs , depuis soixante ans ,

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lous oeus qui ne vciiikiBt ni monarcfaîe, ni ordre, ni autorité, ni liberté , ai société, le demandeBl

également dans un intérêt de révolution et de i>oulevenement social !

D^uis Babeuf et Buonaorotti, le mot d ordre de» sectes communistes a été l'abolition de Firapôt indirect, toutes 1rs (If'pcnses de l Etat devant être uniquement supportées par les propriétaires du sol. Cela se comprend merveilleusement bien, cest là un procédé sûr et court pour arriver à la suppression de la propriété.

Lt cette théorie a eu sa période d action. En France, en Espagne;, quand les assemblées souveraines ont été envahieB par de prétendus anus du peuple et de la République sociale, on «*est mis à Fœuvre et on a fait main basse sur les taxes indirectes. En France, où les folies sont de courte durée , on s'est arrêté , grâce à un bras puissant, «ur le bord de Tabime. L'Espagne se débat encore au milieu de ces réformes insensées, qui <mt mis à sec ses coffres, bêlas! déjà si minés; maïs si elle ne prend pas enfin son parti, si elle continue à négUgei> ses vraies ressources , en gaspillant pour ses besoins temporaires son capital , de garantie , ses domaines nationaux , elle ira droit à la banqueroute. Qu'elle se bâte : il n'est que temps.

J'ai touché là à une thèse générale : mais je reconnais volontiers que , dans la pensée de l'hono» rable écrivain auquel je r^onds, il n'y a pas cette

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