‹ Le BrésilChapitre 29 sur 75 · CHAPITRE TBOISIÈyS · texte numérisé non relu

CHAPITRE TBOISIÈyS

jjfuerre aussi LaLilemciit conduite ((u'ont été liciircuseinmt diri^j^ées les n^ociations qui out enlacé à lavance le didatewr ati^entia dans un rétem <l*ennemisy oi coalisant contre lui FUruguay, le Para(;;uay et les Ar(jentias eux-nèmes ralliés sous le drapeau dXIrquiza.

Mais la politique du Brésil est essentiellement pa* dfique et commerciale. Ceux qui Tont étudiée avec impartialité rendent à TEinpire cette justice que, uiôiiie avec des adversaires plus faihles, il évite volontiers le ti ouble qu apporte la guerre et qu aucune pensée d*ambition ne se cache sons ses actes. Pourtant quelques agents politiques des grands États enropceus ont prêté, dit-on, au Brésil d'autres pensées. Désireux, de prouver leur pénétration et de se donner de rimportanœ, ils ont lenlé de faire prendre le change à leurs gouvemements. Il k«r a semblé, par exemple, que Tabsorption de Montevideo arrondirait pariaitcment le territoire de TEmpire en lui donnant la de cette magnifique mer intérieure de la Plata, et ils ont vu la pauvre République de rUru[;uay si déchirée et si impuissante qu'ils n*ont pas douté un instant que 1 intention du {gouverne-' meut impérial ne lût de. rectifier sa irontière, en mettant, à la |>vemière occasion, la main sur cette hande orientale qui était comme sa limite du Rhin. Les événements ont prouvé combien cette perspicacité, prétendue était eu défaut et combien étaient

mal fondées tes appréhensions qu on voulait inspirer à rEurope. Une première fois, en 1852, une armée hrésiUenoe est entrée sur le territoire de l'Uruguay, eiie a arraché la déÊiillante République aux éUreintes de Rosas; puis, dès que le dictateur a été renversé, elle a repris pacifiquement le chemin de l'Empire, en consacrant par un traité nouveau l'iadépendance de TÉtat orientaL Une seconde fois, au comriiencement de 1854 , unc^ division impériale forte de S,000 hommes est arrivée à Montevideo, sur la demande instante du président et en exécution d'une des clauses du traité qui obligeait le Brésil à prêter wa assistance pour le maintien du gouvernement légal. Cette force militaire a assisté l'arme au bras à une révolution nouvelle; ne pouvant aider le président Florès dans ses entreprises ouvertement in- . constitutionnelles, elle s*est bornée, au milieu des conflits locaux, à maintenir la sécurité publique. Quand l'affaire a été tant bien que mal arran(]^ée, le gouvernement iiupcrial a otHciellcment si(;nifié au président provisoire de la République que son in^ tention formelle était de rappeler ses troupes; à l'heure où j*écris, il n'y a plus un soldat brésilien dans l l'>tat de Montevideo, le mouvement d'évacuation ayant dû être terminé le 1 5 décembre. Assurément ce n'est pas là la conduite d'un gouvememeat qui aurait eu une arrière-pensée d'envahissement Les prétextes ne manquaient pas au Brésil pour

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