CHAPITRE PREMIER
trouvé prêt à suivre résolùnient «ou jeime JùnpereuFy quand uue déclaration heureusement préccce de majorité a mis, en les rênes du gouver-
neinent en ses mains.
Le but de ce livre est de constater l'état présent du Brésil y de faire enta^voir lavenir qui lui est réservé, et non de raconter son passé. 11 importe cepen* dant, pour rintellif^ence âes faits actuels, de présenter au lecteur une esquisse rapide des circonstances qui ont accompagné et suivi la proclamation de l'Indépendance 9 et des événements qui ont signalé les dâ>uts de TEmpire.
A Fépoque où toutes les colonies espa{ynole8 de l'Amérique centrale et méridionale venaient de briser les liens qui les unissaient à la métropole, le Brésil ne pouvait rester soumis au joug colonial. La présence à Rio^Taneiro^du roi Jean VI et de sa femille , (]ue l'invasion du Portuf^al par les Français avait forces, en 1807, de quitter Lisbonne, comprima pendant plusieurs années le mouveihent; mais, en 1821, rbeure vint où le vieux roi eut en quelque sorte à choisir entre ses deùxeouronnes. Lisbonne, Oporto, les principales vilU;s du PortU{jal étaient en insurrection. Pour iairc téte à une révolution imminente et pour sauvegarder les droits héréditaires de la maison de Bragance, il fallait absolument que le chef de la dynastie revînt à Lisbonne. Il y avait, il . est vrai, péril inimiiient à quitter le Brésil, où
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grondait la menace de l'indcpciidance; mais le roi Jean comprit qu'il ne fallait pas risquer de tout perdre à. la fois, et il partit pour TEurope, en kMaant à son fils, don Pedro , le gouvemement du Brésil avec le titre de rc(^jeiit.
Mais le Brésil ne voulut pas s exposer à retomber de nouveaa sous le régiiae abhorré de k suprématie métropolitaine, et il se leva comme un seul homme pour conquérir son indépendance et se séparer à tout jamais ilc la mère patrie. Dans ces circonstances décisives, don Pedro prit résoiiiment son parti. Le 7 septembre 1821 , il acclama aolemidlement TfaKlépendanee du Brésil , et le Brésil l'acclama à son tour pour son empereur. Une Assemblée constituante fut immédiatement convoquée pour donner une Constitution au nouvel Empire.
Parmi les hommes qui prirent Lt plus grande part à ce mouvement, il £iut placer en première ligne les trois frères Andrada, José Bonifacio, Martim et Antonio Carlos. Tous les trois avaient siégé, Gomne représentants du Brésil» au sein de TAssemhlée constituante réunie à Lisbonne, à la suite des événements de 1820. L'éner^ifie avec laquelle ils avaient défendu les droits de leur patrie dans cette assemblée où Tintérét métropolitain était tout^puts* sant, leur avait conquis au Brésil une immense popularité.
De retour sur la terre natale, et certains désor*