‹ Le BrésilChapitre 4 sur 75 · CHAPITRE PRBHIBII · texte numérisé non relu

CHAPITRE PRBHIBII

mais qu'une i»eparatioii violente pouvait «cule as- •mrer l*«veinr du Brétii , iU m firent les apôtres de nadépendance, el entamèroit contre le parti por»

tu{;nis une (guerre acharnée. La prompte adhésion du ré{;cnt (ion IVulro donna an mouvement provoqué par les Andrada un chef et les plus sûres ga» ranties de aaeoèt. Proclamé emperear, don Pedro I*' prit pour set miaiitres deux des frères, .losé Bonifiirio et iNIartim. Toute Taction poh tique lut concentrée dans leurs mains et dans celles du troiliènie frère, Antonio Carlos, associé à leur influence.

Les Andrada , dont le nom demeure invariaUement attaché au lait {jloricux de réniancipntion hrésilienne, sont aujourd'hui dans la tomhe, et on peut parler de ces personnages sans craindre de se laisser prendre aux passions ardentes qu*ib avaient •oulevées autour d eux.

'[V)us les trois étaient des esprits élevés, dominés par le plus vif sentiment patriotique, suffisamment pourvus dlnstrtiction, nourris sturtout de ces baser- * deuses théories de f;ouvemement que la Révolution française avait mises en vojjue, et fjui ont fait tant de victimes parmi le» peuples dénués de sens pratique. Comme tous ceux que la faveur populaire a enivrés, ils étaient entiers, absolus, et leur excessive vanité ne souffrait pas la contradiction, de quelque part qu'ciie vint.

Avec de telles dispositions , les Andrada ne pouvaient longtemps faire bon niéna(5e avec i'empereur doa Pedro P'; insouckint des détails, qu'A abandonnait volontiers à ses ministres, ce prince avait <le Tinitiative et Tinstinct des grandes choses : il ne voulait pas être annulé. Aussi la bonne intelligence liit bientôt rompue, et l'Empereur prouva à ses ministres, en les renvoyant, qu'il pouvait se passer d'eux.

Mais les trois frères siégeaient au sein de TAssemblée que don Pedro avait réunie pour donner une Constitution à l'Empire. Leurs talents et leur popu« larité assuraient leur prépondéraince dans cette assemblée, et leur ambition désappointée faisait d*eux les chefs naturels d*UTie redoutable opposition. Tel fut en effet le rôle ((u'ils prirent en abandonnant le pouvoir. Dès lors l'Empereur et la Constituante ne s'entendirent plus, et tout leffort des Andiada s attacha à entretenir l'agitation dans le pays et dans la Chambre, soit en surexcitant les haines nationales contre les Portugais, soit en faisant sanctionner par l'Assemblée tout ce que l'arsenal des Constitutions passées leur fournissait de plus exorbitant et de plus impraticable en fsdt de théories ultra-démocrali(|U(\s.

Dans ces circonstances, qui allaient à son caractère i*ésolu, don Pedro P' prit sur-le-champ son parti. Un beau jour il fit entourer de troupes le siège de l'Assemblée constituante, il en fit sceller les

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