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sera t'xpiré, quand il aura accompli son immense tâche, quand il aura peuplé et iécoiidé 1 Empire, depuk ie 4* dogré de latitude Boni juM|u*aa â4* degré de btitnde sud , depuis le 37' jusqu au 73* degré de lon[;itude ouest, il sera temps alore , si les 150 ou 200 millions de Brésiliens se trouvât ti'op à letroit dvM leurs limites géogiaphiques » il sera temps de songer qu on pourrait à la rigueur étendre la main jusqu^à la Plata. Mais cela ne regarde ni la génération présente ni celle qui la suivra, et sans se préoccuper dW avenir qui n^appartient à personne» le gouvernement du Brésil suit la loi de sa politique natarelle, en se vouant cxdustTenunt an
œuvres de la paix.
Quelle est la première et la plus in^portaute de œs œuvres, celle vers laquelle doivent converger* toutes les autres? Cest, sans conteste, Toeuvrede k colonisation , urf^ente toujours , puisque le Brésil a un territoire immense à peupler et à mettre en valeur, (dus urgente aujourd'luii que jamais, car la suppresnon radicale de k traile, accomplie enfin à l'étemel honneur de l'empereur don Pedro II , de son gouveniement et de la nation tout entière, menace sérieusement d'une prochaine . disette de kras Fagriculture lirésilienne.
C'est précisément parce que la question de k lonis;ition prime toutes les autres que je me suis réservé d eu faire Tobjet d'une étude spéciale. Dans
^ CHAPITRE TROIStËMB. IIS
le (lernici- chapitre i\v ce livre , je résumerai ce qui a été fait jusqu'ici et le travail d'avenir que prépare « hedieweiMmk noimlle adminif^^ publiques.
iNlais les terres fussent-elles prêtes à recevoir les ooâoDS y et ceux-ci eussent-ils compris tous les a van* t^ges d'une expatriatiûii wa Brésil, le môuvement d*ëmigntioiiaeraH famiôc anété^ m entre les centres où doivent se constituer les colonies et le littoral de l'Atlantique des voies de communication n étaient - pas ouvertes. Le Brésil manque de routescarrossablesy tout le monde le sait, et on le snt mieax au Brésil qu'ailleurs, et cette difficulté des transports paralyse tout à la fois la création d'exploitations nouvelles et le développement des exploitations existantes.
Fait-on qtielque chose pour obvier an mal? A« t-on pris des mesures pour diminuer les distances ^ en frayant des voies praticables à travere les forêts profondes et les $err<u inaccessibles? Peut-on espé* . rer qu*i une époque qui ne sera pas trop éloig[née on pourra voya(];er , au moins dans une partie de l'intérieur du Brésil, avitrenient qu'à dos de mulet?
Oui , cette espérance est permise ; oui , il s'est fait au Brésil quelque chose et .il se prépare plus encore , de telle sortie qu'on entrevoit , dans un avenir assez prochain, le moment où la vie conuncncera à circuler dans l'intérieur de l'Empire. Oui , cette transformation s apprête : elle est déjà beau-
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coup plus qu'une espérance , elle entre dans la voie de la réalisation.
Avec les ressources restreintes dont les provinces disposent , avec Tasastance fort limitée aussi que le trésor général peut leur prêter , il aurait fallu mesurer les délais de cette transformation non par des années, mais par des siècles. Heureusement si le pays, est limité dans ses ressources, son éducation financière et économique est fort avancée, et son génie commercial lui a suggéré les moyens de mener Tœuvre à fin, en usant hardiment ^ crédit quil S*est si honorablement -cr^. /•
Ce que TÉtat ne petit faire , ce que tbéqpique- 'jnent il n'est pas bon rju il fasse. riiKhisiiiér et lies capitaux privés se sont cbai*^ (Ic l'rutrcprfncji^
Voici ce qui s*est ^assé.y^n^ loi avait àpfffspilvé rétablissement de trois li|p^flftr^^!|hiportantes de chemin de fer^ partant, Tune de Rio Janeiro, l'autre de IJaliia, la troisième de Pernambuco , et parcourant les points commerciaux et agricoles les ^ plus peuplés et les plus productifs - de ces trois ri- ' ches provinces. Pour attirer les capitaux étrangers et indigènes flans ces opérations , 11 ^.tat avait garanti aux entrepreneurî5 un intérêt de 5 "/^. •
La mesure était excellente , mais l'intérêt garanti était bien minime dans un pays où l'argent produit beaucoup par le travail. L'assemblée provinciale de Babia avisa un moyen de faire accueillir sa^
CHAPITBE TROISIÈME. 417
li{;ne par les capitalistes. En sus des 5 ^/^ {garantis par l'Ktat, elle tloniia une fjarantie supplémentaire de 2 ^1^, Les assemblées des provinces de Rio Jaqeiro et de Pemambuco suivirent cet exemple.
A la suite de ces mesures prises en 1854, Tattentiou des eiiti'cpreneurs anglais se porta sur ces grands travaux, et après une étude approfondie du plan et des devis du chemin de fer projeté de Rio , uneCoiiipajj^nie ayant à sa tête M. Price conclut avec le rcprcsentapt du lîrésil à Londres, M. Serçio de Maccdo , un tfi^ité par lequel elle s'engage à exécuter immédiate'nîent cette ligne. Le gouvernement brésilien approuva^rinitiative de son babile agent èn sanctionnant le'Contrat. "
Ce chemin, qui prend le nom de don Pedro II, partiia de la capitale , et se bifurquera à quelques lieues, pour atteindre d*un c6té la frontière de la province de Minas Geraës, de Tautre côté la frontière de la province de Saint-Paul. La dépense de l'établissement du chemin est évaluée à 38 mille contos de reis (114 millions), que la compagnie se cbarge de fommir , moyennant la garantie d*intérêt de 7 ®/ç stipulée pour trente- trois ans et la concession de l'exploitation du chemin pendant quaU'evingt-dix ans. La ligne doit être exécutée tout entière dans un délai de dix années , mais on estime que la poition la plus importante et la plus Inm*
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tive, celle qui va jusquau Rio Panhyba, sera achevée en moins de six ans.
Pendant que cette araire te concluait, des pourparlm auraient lieu avec d'aiiCret capilatoe» anglais^ au sujet des lignes de Pemambuoo et de Bafaia. Des ingénieurs avaient été envoyés sur les lieux pour étudier les tracés» et on avait le sérieux espoir d*afriver. aussi à une conclusion.
SI les Anglais, que leur expërienee industrielle place au premier rang pour l'exécution des voies ferrées, se $out réservé la direction des travau]^ le concours des capitaux privés du Brasil n a pas manqué cependant à la patriotique entreprise du chemin de £er de don Pedro IL Une part très-considérable tli s actions formant le fonds social a été souscrite à llio^ et laffluence a été giande, à en jugèr par lesdoléance» •t les récriminations qu'ont hàt entendre dans les journaux de la capitale les nombreux solliciteurs qui n'ont rien obtenu ou qui n'ont eu qu'une part trop faible dana la distribution des agitions.
On ne peut pas faire des cfaemisis de fer partont, mais partout il est bon et nécessaire défrayer des . routes aux voitures et d'améliorer les rivières, ce» chemins qui marchent, de manière à les rendre prar ticables aux transports. C'est ce que paraissent Imbien comprendre les assemblées provinciales, et leur tendance unanime est d'affecter à ces travaux féconds ieursressouroes disponibles. Maisces ressource»