‹ Le BrésilChapitre 32 sur 75 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

mbI restreintes, et là aussi rintelligence économique supplée à Tinsufiisance ties coffres publics. Ainsi, i'amiée dernière , rassemblée deSaim-Paiil a décrété tout un résean de tcmcs soit par eau » soiip^ torre, cpî endiirasse Vélcndoe de la proyinee endère. Pour attirer les entrepreneurs , elle a établi tout à la fois ou droit de péa^e , un monopole de transport et une fpaaaÛB d'intérêt En vue du iiut à atteindre, tout est admissible, mène le monopole. Il vaut mieux pour les voyageurs être voitures par une entreprise privilégiée que de n'être pas voitures du tout

Jé dte un exemple , mais les documents que j*ai sot» les yeux étabUssent que partout Timpulsion est donnée, et quMl y a rivalité entre les provinces pour améliorer leurs voies de communication.

J'en trouve surtout la preuve dans le rapport qu'a présenté cetteannéeaux Chambres le ministre de FEmpire. J'ai dit qu'une portion des fonds généraux était destinée à subventionner les travaux publics à la cbarge des provinces.. Le rapport énumère les tran^ox très-nombreux en voie d'exécution dans cba> cun des ressorts provinciaux et h$ subventions aiy cordées par le gouvernement. L'amélioration des rivières a une très-grande part dans ces distributions.

Parmi ces cours d'eau qui sillonnent le Brésil et qui sont destinés à devenir en peu d*aimées un des plus puissants véhicules de sa prospérité, il en est un qui est le plus grand fleuve du monde, et qui

m LB B&ÉSIL.

mérite une mention spéciale, cest i* Amazone, dont

le cours a plus de treize cents lieues de développement, et qui, grossi par des milliers de tributaires.

a soixante^louze lieues de largeur à son a cfaure. Le Brésil, en possession du cours infiérieur et des bouches de cet immense fleuve, semit impar»

donnable s il avait iiéfrligé de taire concourir à ses développements présents et f uturs ce grandiose élément de prospérité. Certes , il y a là beaucoup à faire, car ces rives du fleuve majestueux, à la végétation puissante, sont presque entièrement dépourvues de population. Quelques tribus d'Indiens ont pu à peine s'acclimater sous le climat torride de la zone équatoriale.

Pour te moment, le f[Ouvemement du Brésil a fait ce qui était possible : il a créé, par une mesure énergique et hardie, lanavi(;ation sur le grand ileuve. Une compagnie puissante s'est chargée , moyennant une subvention assez considérable, mais qui doit diminuer pro[jressivement , d'établir sur l'Amazone quatre lignes de bateaux à vapeur, qui doivent dfpservir tous les points habités du fleuve et de ses principaux affluents,, et dont Tune doit s'avancer . jusque dans les eaux supérieures du fleuve, sur le terri to in; tlu Pérou.

Parmi les cliarjjes imposées à la compajrnie, en retour du subside qui lui est accordé, il faut signa- 1er robli^ti<m de créer à ses frais sur les bords du

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