‹ Le BrésilChapitre 35 sur 75 · CHAPITRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME

SITUATION EXTÉBIEURS.

La d^lMBUAie àm BMIL — AflUr» de la iraiat. — Démêlés avec rAngle<

mi i . — Bill Aberdeen. — Son caractère excessif. — Protesutions du goovemeiDeot impérial. — Effeu déplorables de ce bdl sur la nation bré> diia— «. — VËÊti ff t iMm H U» Chambro réayn— t aana <•» dfclfc— La traite dispaiait — > Nécmité d'honneur pour rAoglelaiTe da rappd de ce

bill.

Affaire de la PlaU. — Rotas. — Sa haine contre le Brésil. — Mission du vkoaMe éPàhnmnèw eo Barope. — Elle accrott les aaaavaisas diqiatiliaDs

de Rojds. — L'Anf^letcrri- s'nrran^c avec le iliciatciir. — Le traité Le Prédour. — Hosas cbercbe ouv ertcmeut à rooipre avec le Brésil. — Son envoyé, le général Oatde, demande ses patse-poria. — Coadaiie de la fM»ra* ■ — Les dilics du Brésil. — Combat de Ifoote-Caccrès. — Chute de Rotas.

— Ht sultan iinnu'diais de celle chute. — L'esclavaf;e et la république au Brésil. — Buenos- A yret te sépare de la Confédération Argenipe. laeessBBtes agitations à Montevideo. " Inieneniioo dn BffMI. — Ble m.tin(ieut l'ordre sans pouvoir mattriser le» ambitions rivales. — Rappel des troupes impériales. — Le Paraguay. — Renvoi brutal du ministre bré> slHen. — Le commandant Ferraira dtMivcin. Béparaiian ohie^ne. « Convention de navip.ation et de commerça non niHUe par le font aiiia "

ment impérial. - — Nouvelles né{^oriations

Questions de limites avec les Bcpuliii<^uc^ voisines de l'IÙDpire. — Lenteurs et diffiicnltës qa'eUes éprooveni. ~ Bè^ dn Brésil. — VH poêsiâem tit. — 0[iinion de M. de Huinboldt.

Navigation de i'Amaaooc. — Manoeuvres des États-Uais. — Le lieuie» nant Manry. — Expédition des Keuteoants Hcradoo et Gibbon. — Lenrs publications. — Convention de Memphit. — Rétolutions qu'elle adopte.

— Conduite du goHverneniet t fV'ilér;)!. — Tl ni'gocir .-ivfc le Pérou. — Il échoue. — Ses teoutives auprès du gouveroemeut impérial. — jtfemonmdmm dn cabinet de Bio snr la navigation de TAmasaoe. — Tentative avortée de piraterie. — > Résumé de la question. — La ferment re de l'Amasone ue saurait être que temporaire. — Cnc fois la coloniaatîon en voie de s'accooiplir, la navigation du grand fleuve doit être libre.

TiQ politique étran^vère du Brésil a eu jusqu ici un

mérite rare^ elle a fait disciètemeut ses aiïaircs,

m LE BRÉSIL.

atteignant son but ou en approchant sans faire trop parler d'elle. Modérée et conciliante quand elle a eu à traiter avec ses inquiets voisins, assez souvent prompts aux mauvais procédés et aux menaces de propiijanile, elle a su maintenir son ascendant^ sans faire étalage et encore moins abus de sa force. Vis-à-vis des grandes puissances maritimes, la poli-> tique du Brésil n*a pas été moins sage et moins habile; elle est demeurée di{jne et ferme dans son droit, quand ce droit a été contesté, menacé ou violé. £lle a laissé au temps, qui ne manque pas à son oeuvre, le soin de valider les protestations solennelles de l'Empire contre des iniquités que condamne eu définitive la conscience des nations civilisées.

Le caractère général de cette politique, cest une parfaite honnêteté avec la volonté bien prise de ne

subir aucune pression , de rester maître de soi , maître chez soi -, mais aussi avec cette bienveillance attractive qui est le calciU naturel des peuples dont le commerce est la principale préoccupation. Comme je lai dit dans le chapitre précédent, le gouvernement du Brésil est sincèrement désintéressé de toute pensée d'agrandissement territorial, et pour qui a étudié ses actes de vingt-cinqans, il est avéré que, depuis la malencontreuse guerre contre Montevideo, en 1828, il n'y a pas trace dans son histoire de velléité ambitieuse. J'ajoute volon-

Page 1