‹ Le BrésilChapitre 5 sur 75 · CHAPITRE PREMIER. f · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER. f

portes, et en même temps un décret impérial annonça au peuple brésilien que cette assemblée était dissoute, et opi'iine autre assemblée allait être convoquée , laquelle aurait à délibérer sur un pi ojet que présenterait l'Empereur, et qui donnerait aux libertés de la nation de plus sùi*cs et meilleures garanties.

L'Empereur se garda bien de réaliser sa promesse en ce qui concernait la réunion d'une autre assemblée. C'eût été renouveler rajjitalion parlementaire, avec la certitude de ne rien finir. Mais, assisté dans son œuvre par des ministres intelligents et honnêtes, il donna au Brésil ce qu'il appelait de tous ses vœux, une sàfye et très-libérale Constitution , dont je parlerai amplement tout à l'heure, Constitution qui régit encoi*e le Brésil. Soumise à la sanction nationale, et unanimement agréée par les municipalités, qui demandèrent instamment à l'Empereur de la mettre sur-le-champ à exécution , cette Constitution lut promulguée comme la loi suprême du Brésil. Dans la journée du 25 mars 1824, l'Empereur jura solennellement de l'observer, et le même serment fut prêté par tous les fonctionnaires de l'Empire.

Pendant que ces événements s accomplissaient à l'intérieur, les hostilités continuaient toujours avec le Portugal; et bien que la cour de Lisbonne n'eût désormais aucune chance de ressaisir sa domination siu- son ancienne colonie, la guerre avait le grave

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inconvénMBt d'entretenir «n état de trouble oer-

taines'provHioes où le pard de la mkroptAe oonptait ses plus nombreux adhérents. Il fallait en finir cepeudaut : les Portugais avaient été battus dans la province de fialiia et chaméè de i'Ëmpire^ d'un autre côté y une frégate brésilienne interceptait Femboncbure du Taf][e, et à la nouvelle de quelques prises qu'elle avait faites, le commerce de Lisbonne avait jeté les bauts cris, demandant iofttamment quon acceptât les £ût8 accomplis , et quà défaut d'une domination à jamais perdue, on rendit au moins au Portugal ses fructueuses relations avec le BrésiL '

Toujours prête à s'employer dans les affaires où ses intérêts commerciaux et son influence ont quelque chose i gagner, l'Angleterre intervint pour réconcilier les deux parties. Tout-puissant «n Portugal, le cabiiiLt de Londres décida aisément le roi Jean VI à entrer en négociation avec le nouvel Empire) et, pour mieux marquer son ascendant dans cette a^Bure, il fit nommer comme plénipotentiaire de la cour de Lisbonne un diplomate anglais , sir Charles Stuart, cbargé de débattre et d'arrêter les bases d'un traité de paix. Par ce ti'aité , conclu le 29 août 1825, sous la médiation de TAngletenro, le Portugal reconnut Flndépendance du BrésiL Mais avec un négociateur anglais cette reconnaissance ne devait pas être gratuitement obtenue , et , par un article séparé où s'est empneinte la griffe du lion, le

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