CHAPITRE QUAIfilÈUE
pues par Lopès, qui congédia M. Léal par un Jntutal envoi de passe-ports.
Ces -actes inqualifiables exigeaient une réparation, et la dignité du Bréiii l'obligeait à la rédamer par des moyens énergiques. Une escadre nombreuse, qui comptait , outre ses navires à voiles, une dizaine de bateaux à vapeur, fut envoyée dans les eaux de la Plata, sous les ordres du commandant Pedro Ferrdra de Oliveiray cbaigé de pleins pouvoirs pour terminer les différends du gouvernement impérial avec le président Lopès. Les dcLiiis tle cette aiiaire toute récente sont connus du public européen : ce n était pas la guerre que l'esûidre brésilienne apportait au Pairaguay, et les forces dont disposait le né« gociateur n avaient d autre but que d'imposer au. président Lopès le respect du droit des nations qu'il avait si étrangement méconnu. L'escadre demeura à l'ancre à l'entrée de^ eaux du Paraguay, le commandant Ferreira remonta seul le fleuve sur un vapeur brésilien. Arrivé à l'Assomption , il fut immédiatement reçu, en grande pompe , par le, président LopèSy qui n'bésila pas à exprimer sur4e-cliamp ses regrets de l'insulte faite au ministre Léal , et à donner au pavillon impérial les réparations publiques qui lui .étaient dues.
La question de dignité était vidée; restaient à régler les questions d'affaires. Un négociatetuTy le général Solano Lopès, fut nommé pour s aboucher
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avec le plénipotentiaire brésilien. IZne convention intervint qui ajournait la questioQ des Uimtes, ai ré^mt la qamàtm ét WMwifgÊâam ddc iwmimiu; ■nis îl fat stipulé que n âmm le déiii de huit mois l'affaire des limites ii*ëlait pas teeminée, le traité devait être cousidéré comme non avenu.
Ces urang^ements n'ont pas élé radâés par le gonvcmenaent impérial» ffM mm pas voulu rnliop* donner an rè^^ement toujours incertdii de la qan» tion tirs limites l'exercice du droit qui appartient à son pavillon de naviguer sur le Kio-Paraguay. Le plénipotentiaire a«lé tsuppAé conoBe ayant oulvepassé son mandat Le dtflPérend en est là au moment où j'écris : l'escadre brésiliemie n'a pas quitté Ja Plata, mais il y a lieu de croire que la discussion aélé renouée, puisque daus aon disoows de dûlwe des Gfaamljresy pronoBoé le 4 septembre, l'Enqpeh reur a exprimé Feipoir de voir arriver biènl6t à une solution le différend avec la République du Paraguay
Ces questioiiB de rè^^emeot de limites eont la grtndealfairé du gouveiiâcmciit du Brésil, qui n épar*
gne ni soins ni peines pour les amener à solution.
semble tout d'abord qu'aucim obstacle sérieux ne devrait entraver des négociationt de ce fenre;
* En effet, les dernières nouvelles annoncent que la négociation va être reprise à liio Janeiro.