‹ Le BrésilChapitre 46 sur 75 · CHAPITRE QUATRIÈME. m · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME. m

€v ce n'est pas la tem qui manque dans r^mëii-

que du Sud, et d'ailleurs les terrains en liti^je entre les États limitrophes sont ou complétemeut déserts y «1 paroonros saukiBeiit^par quelqoes Jionles sau- WÊ^m, Gependant ranour-propre s'en mêle, les vieilles rivalités non encore ét eintes enn« les deux races espa(jnole et portuj^;aise suscitent mille difficultés 9 et malgré la persévérance exemplaire du g^vefnement mqpérialy les négociations traînent démesarémcnt en long^œur. Je lis, par exemple, dans le rapport présenté aux Chambres cette année par le ministre des affaires étrangères , qu'on négocie Avec la RépuUique de Venezuela, sur les limites, depuis 1841. il esterai de dire qae presque t o u jours les pourpariers sont interrompus par quelque l'évolution qui vient renverser le gouvernement de ces Républiques, et que c'est ime œuvre de Pé n élop e éternellement à recommencer. Cette in* terrapdon aoddenteUe s'est produite à plusieurs reprises non-seulement [lour Venezuela, mais pour 1 Equateur et pour la-lNouvcIlc-Grenadc. En somme, voici l'état présent des choses : la question des linûtes est réglée avec le Pérou; elle est en voie de solution au moyen d'un traité préliminaire qui en précise les bases avec la Ilépublique de riJru(jiiay ; elle est résolue avec Venezuela, mais la convention aouscrite par le gouvmement de cette République, approuvée par le sénat, n'a pas encore été ratifiée

par la Chambre des représentants; elle est l'objet

d'une né(]ociation qui se suit à Paris, en ce qui OQDcerne la Guyane française : rien n'est fait encore avec la Nouvelle-Grenade^ TEquateur, le Paraguay, la Bolivie» mais partout les négociations se suivent ou sont en vote de se renouer.

* Si le gouvernement impérial ne peut toujours

vaincre les difficultés que lui oppose la force des choses 9 il doit pourtant arriver à son but , car il a Tesprit de suite et la patience que donnent les institutions monarchiques. De plus, dans ces débats si complexes et si pleins d'obscurité , il apporte avec ses sentiments habitueb de modération et de justice une règle fixe qui doit en définitive prévaloir» c'est la rèfrie de la possession , le principe uti poS" sidctis , seul moyen d'arriver à des solutions pratiques quand il s*agit de lieux où les investigations de la science n'ont pas pénétré» et dont les ladtudes mêmes, déterminées par les cartes». fourmillent de grossières inexactitudes.

Sur ce point, un éclatant témoignage vient d'être rendu au Brésil. Un de ses jeunes et intelligents diplomates, M. le commandeur Miguel Maria Lisboa, neveu du ministre du Brésil à Paris, à la suite de laborieuses négociations avec les Républiques de TAmérique centrale» avait eu Theureuse et loyale pensée de soumettre au jugement si compétent du baron de Humboldt la convention de limites qu'il

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