‹ Le BrésilChapitre 48 sur 75 · CHAPITRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME

milliers d^exemplaires sur tous les points de TUnion; brochure où Texagération fiibuleuse des faits le disputait à Textravagante audace des théories qui semblaient prendre a tache d'asseoir sur les deljris de toutes les notions de justice et de droit des (]cns un droit tout nouveau à l'usage du peuple américain.

La presse des États-Unis s*enflamma au récit dés merveilles racontées par les deux lieutenants explorateurs, et aux perspectives dorées qu'on ouvrait aux appétits de lucve, si développés aujourd'hui dans la patrie de laustère Washington. Comment, en effet, n être pas séduit par des descriptions comme celle-ci, par exemple, qui seinl)le dérobée aux plus éblouissants des contes arabes : a Cuyaba , dit le lieutenant » Hemdon, est au centre de la région aurifère de s» ce pays superbe. On y trouve de For en veine, » entre les pierres, dans les fonds des ruisseaux et en » petits grains à fleur de terre : à la suite de cbaquc 9 pluie, les esclaves et les petits enfants courent le 4F ramasser dans les boues des raes de la ville. Dans » la région diamantine, il est certain quon trouve » des diamants mêlés à la terre, comme on trouve » l'or dans les excavations de Californie. Selon Cas- » telnau, un homme, en voulant ficher un pieu en » terre, trouva un diamant de neuf carats. Quel- » quefois on trouve des diamants dans le gésier des » petits oiseaux. »

Quel pays que celui-là ! et comme de tels tableaux

m LB BBÉSIL.

étaieai bien de nature à provoquer les convoitises Yanheet, qui ne s*mqiiîétaieiit guère de recfaercker ci on ne mr&isait pas leur âpre crédulilé! Le Sréiil est uii magnifique pays, sans doute : les forêts vierges de Matto-Grosso, sans parler de celles du Mifanham et de <ant d'aolres, venfemMot trè»<»w tainement des iniDes d'or qui, tôt ou taid, devront être explattées. U y a dans plusiears provinces des ttyraîas à diamants ttés-fouillés déjà et qui n'ont pas donné toute* iems richesses, mène après lÉUaik du Sud, M adnûffée à notre Expoïkion unîvenelle. Mais , depuis le Candide de Voltaire , on n*a pas encore revu cet Eldorado ou les enfants jouent dans Les rues avec des disques d'or, et il faut rcmenter aux àidk et une JfiuUs du bon aiibé OaUand pour trouver des diamants -dans le ventre des poissons et des petits oiseaux.

Mais les Yankees n'y rejfjardent pas de si près, et l'opinion populaire prit sor-le-obamp âdt et cause pour les mkâts et les plans éu lieutenant Ibny et de ses acolytes. L'opinion a, aux États-Unis, des moyens de manifestation tout-puissants > et le gouvernement» quand eiie sestpnmonoée, est Inen pen de 4:bose ^ het d'elle.

Les partisans du lieutenant Maury org^anisèient une démonstration imposante pour forcer la main aux autorités fédérales, qui peut-être liîen ne demandaient pw mieux que d'être dégagées de leurs

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