CHAPITRE PREMIER. S
fimil dmt g oblî^ i payer an Portugal k fomme
pour le F6IBhMIVMHi6Dt cl -llB
emprunt que le ^gouvernement de Lisbomie avait conclu à Londres eu 1823.
Une dédacation de reoomiainance qpii dcmnair au fint k saBdion du droit et qcd gmntÎMait Favenir du nouvel Empire, en lut attribuant, même aux yeux des publicistrs les plus pointilleux, le plein exercice de «a «ouvejraineté, une telle déclaration ne poisvait être payée trop cher, et en somme le trahé de 1825 élak un é?énement heureux. Mais Tempereur don Pedro 1" aimait les aventures, et au lieu de s'occuper à compléter la paciHcation du pays, où germaient encore beaucoup de semences d*agitation et de cUscorde, il eut la fantaisie de se jeter dans une guerre étran^^ère.
roi Jean VI , arj^fiiant d un droit assez équivoque, qu il aurait tenu du chef de sa femme., £Ue du roi C^rks IV d'Espagne^ avût teaté une ptemière fois, en 1812, de prandn possesHon de Montevideo; ses troupes «valent «nvahi k bande orientale, mais l'Angleterre intervint, et à la suite d'un armistice illimité conclu sous ks auspices de lord Strangiord, k division portugaise repassa k fÎNmtière.
lui 181G, les Anglais étaient sans doute occupés ailleurs, et la tentative fut renouvelée avec plus de succès j Montevideo iomha aux mains du roi Jean,
et la domination portugaise fut établie sur FÉtat
oriental tout entier. Cette occupation reçut même une apparente consécration légale, car, le 11) juillet 1821, le Cabildo de Montevideo % décréta Tincorporation de la province au Portugal, sous le nom de province Cis-Platine. Quand le Brésil se fut dé*claré indépendant, le territoire oriental resta partie Intégrante du nouvel Empire.
Mais peu à peu s*était réveillée, i Montevideo, la , vieille antipathie qui, sur tous les points du monde, a toujours divisé les Espagnols et les Portugais. Des protestiitions secrètes furent répanducîs contre le vote arraché, en 1821, au Cabildo de Montevideo par la pression de lautorité portugaise. Le gouvernement de Buenos-Ayres, comme centre de l!ancienne viceroyauté espagnole, prit fait et cause pour Montevideo, et demanda au Brésil par des notes menaçantes la restitution de la handc orientale , comme faisant partie int^rante des républiques de la Plata. Le cabinet de Rio repoussa cette prétention. Maîe bientôt une poignée d'émigrés orientaux (ils étaient U^ente- trois) débarqua dans la province, appelant leurs concitoyens à rinsurrection. Les troupes brésiliennes, af£eûblies par la désertion de presque tous
* Le Cabildo était une sorte de chambre municipale dont l*antori(é ne s'exerçait que sur la ville. Aussi Tacte dont on parle ici fut-il attaqué dans la suite comme n'émanant pas des représentants de la nation.