CHAPITRE QUATRIÈME
9 lieues, depuis Fembouchiire jusqu à Tabatînga ,
» limite de l'Empire. Bien que TAmazone 9o\t en » divers points assez larp,e , il a cependant des passes « étroites, où un iori peut empêcher le passage et « où ou ne peut navi^er sans faire fréquemment » usage de ses rives.
î» Le Brésil possède les deux tiers <le son étendue 9 navigable : il a, àFentrée, les forteresses de Mail capà et de Garupà,<èt plus haut, celles de Mazarn ff/io , Duas Barras, ^ff^Sesé-i^^iot^ et de Ta-
V batinjja, et sur les deux- rives, dos villes, de» 9 bourgs , des centres de ^puiatton. Le Brésil pos- » sède donc sur TAma^ne tout ce qui» selon les 9 principes reçus, sert à prouver la souveraineté » sur les eaux de cette rivière.
» L'Océan sert de voie de communication à 9 toutes les nations du globe, et sa navigation est 9 indispensable à beaucoup d'entre elles, qui, po- 9 puleuses et puissantes comme elles sont , ne pour- 9 raient subsister sans le commerce étendu auquel 9 elles se livrent.
9 L'Amaioné ne se trouve pas dans les mêmes
V 'conditions. Bien que son immense vallée, quand » elle sera convenablement peuplée , puisse doimer 9 ^n vaste aliment au commerce des nations, elle 9 est, quant à présent, presque entièrement dé- » serte : sa navigation n*est donc nullement fndisp pensable, et même, dans Tétat actuel, elle ne
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» peut avoir ni intérêt ni avantage pour les nation» » qui ne sont pas riveraines.
« La fffoastdt portion du bason de TAmasoBe quir » appartient au Brésil oontieiit 4nn provinces » » cdie du Para à Vemboucliure et celle de FAnn- » zone dans rintcrieur. Pour le commerce de la » province de Para, le port de Belem 8u£^» et il n est ouvert à toutes les nations- étnuigèrts. La pont pulalîon àt6 la province de TÂmaxane n*exeède pas n trente milte a mes : presque entièrement compo- .A sée d'indigènes , elle consomme très-peu de pro^ . » €luils de rinduatriA étian^ère^ et elle n'épvouve » pas le besoin d'un commerce «firact avec les na« » 4ions qui exportent ces produits. Il y a moins de » population encore dans le département de Mayn nasy appartenant au Pérou , qui occi^ la partie » supérieure du fleuve.
V La population de cette Bépublîque, que peut » alimenter le commerce étranger, est séparée de la n yaliée de l'Amaasone par les Andes , et le cbemin 3» naturel pour leurs approvisionneoMols, dans le 9 présent comme dans Favenir, sera «oi:^onrs To- » céan Pacifique. Les territoires occupés par les Hé- » publiques de Venezuela , de la Nouvelie-Grenade » et de TÉquaieur sur les affluents se jetant dons » TAmazone n*ont prescjue aucune population. Les ï) centres des principales villes et populations de ces » li^ipubliques ne pourront jamai& être avantageuse*
CUÂPlTaE QUAT&IÈMB. m
» BMHt alimentés par la ■avigatien de TAflissoiie.
» Ainsi , le fleuve fùt-il ouvert au commerce du n vffmie y touites ces. li^Riiiiiques continueraient à ». ém exGiiiiiv«BMnl diiMraes par la navigatioB de » TAdantique. el du Pacifique.
» En outre, les affluents de l'Amazone qui tra- » versent ces. tenidmse& et qui peuvent servir à la 9 navigation ne portait el ne porimnt jan^is que » des embarcations de îaSAt tonnage, incapables de » navi(];atiou sur l'Océan, et beaucoup de ces af- » fluents ne peuvent êlie rendus navigables qu*à m Taide de nombreux tvavanx hydrauliques qui de- » vront améliorer leur cours* Toutes ces circonj> stances démontrent que , dans 1 état tle choses acn tuel, il n'existe pas un grand intérêt , ni pour les n Ëjbils4Inia^ ni pour aucune autre nation»
9 puisse servir de prétexte à la prétention immé- » diate de naviguer sur l'Amazone.
a IL n'est pas dans l'intention du gouvememeut n impérial de gardtt rAmawme fermée pour tou- ». joues au transît et au commerce étranger ; mais » son ouverture ne lui paraît pas encore opportune. » Cest une question grave, qui doit être résolue » sans précipitation et avee Jes précautions et les » garanties que son importance exige.
» Dans le but d'étudier pratiquement cet objet , 3» à. Tégard d'un ileuve dont les rives sont en grande