‹ Le BrésilChapitre 51 sur 75 · partie désertes^ etoà sont inapplieables les règles · texte numérisé non relu

partie désertes^ etoà sont inapplieables les règles

» elles mesures prises en liurope au sujet de fleuves « dont les bords sont peuplés depuis des siècles, le v Brésil a codcIu avec le Pérou le 23 octobre 1851 9 un traité de commerce et de navi^^ation fluviale. » (^e traité, qui doit durer six ans, u a pas encore » deux années d'exécution.

.9 Ce fut le fait de Tinitiative spontanée du gou- « vemement impérial , qui aurait conclu des traités ' » semblables avec les autres Républiques qui peu- 9 vent tirer a van ta [^c de la navigation des Ama- » zones, si elles se fussent ipontrées désireuses de 1» l'obtenir, et si elles fassent arrivées à s'accorder » sur les conventions qui devaient précéder cette » concession de la part du Bi^ésii.

r> Dans le même but d étudier pratiquement la 9 question et aussi de développer la colonisation et » le commerce sur les rives désertes de l'Amazone, » le gouvernement impérial a introduit dans ses 9 eaux la navigation à vapeur, en subventionnant » à cet effet une compagnie brésilienne, à laquelle il » a concédé le privilège exclusif de la navigation de » TAmazoue pendant trente années. Bien que cette » durée ne parût pas excessive pour une telle étude y> et pour le développement du commerce national, » cependant le gouvernement impérial, désireux » de rester libre d'ouvrir l'Amazone au commerce » du monde dans un plus court dékû , et quand U » s'y jugerait préparé , a obtenu de la compagnie *

CHAPITBB OCATRIËUB. m

» Tabandon de son privilège , moyennant une aug- 9 mentation considérable de subvention.

» Le moment Tenu » et le goaveraement iinpé»

9 rial se réserve exdiniveinent d*en apprécier Top» n portunité , il est décidé à ne concéder à aucune » nation la navif^ation de 1 Amazone dans la por- 9 tien où le Brésil possède deux rives, st ce n est au • moyen de ooaventions qui consacrent aon droit » de propriété et qui le garantissent de la contre- » bande» en pourvoyant au maintien des droits 9 fiscaux et de la police de la navigation.

» Dans l'opinion du gouvernement impérial, 9 Fade du congrès de Vienne , cité par M. Trous- 9 dale, constitue un simple droit conventionnel , 9 qui oblige seulement les puissances qui y ont » participé.

9 Cet acte n*a pas été admis en Europe comme

» règle générale, et moins encore dans le reste du 9 monde. Tout récemment l'Angleterre et la France 9 ont reconnu par des traités que la navigation du 9 Pavana était une navigation intérieure appartenant

'9 à la Confédération Argentine en commun avec » l'État oriental. »

Cette pièce remarquable a clos Téchange des notes : depuis lors , le silence s*est fait sur la question, et je ne sache pas qu'elle soit encore, à l'heure qu il est 9 le prétexte à aucune agitation dans TAmé-

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rique du JNoriL Seulement il s'est passé depuis un Mt assez cuvim qu'il ot bon de mcnlioasar. Il y a caviroB mi wm^ des bruits parrinrait an Brésil»

annonçant qu'une expédition se préparait dans les ports de l'Union, que plusieurs navires étaient armés en gvme par des particuliéEs, et que celle expédition , analogue à celles qa ou avait dirigéeseo»* tre Cuba , avait pour but avoué de pénétrer de vive force dans lAmazone. Les renseignements transmis, soit officiellcBient, soit par la voie du coniMMe^ avaient, au plus bant degré, le eaïadère de la ocrtitudc. Aussi le président de la province de Para , M. le colonel Eego Barros, homme de sang-froid jet d^énergie, s^cmpicMa-^ii de p re nd re tes mcsufei pour bien recevoir œs audacieux pirates : en arma et on approvisionna les forts tic l'embouchure; les fortiBcations de Belem, la ville la plus rapprochée de l'Océan, furcut mims tm éiat : h gafde nattoiiale fol armée et cxeveée. Bref, tout était prêt, en at<« tendait les forbans de pied ferme; mais, avertis sans doute de l'accueil qu'on leur réservait, ils ne paru-^ pas, et le oonsul des Étals-Unps prolesta, un peu tard , mais fort bruyamment, contre ks inten* tions coupables qu'on prêtait à ses compatriotes. he {j;ouvemement fédéral s'empressa d'ailleurs de déclarer que le pavillon des Ëtals-Unis ne pvoléf»eah pas de laHes e n tr e pri ses . Tout cek est lorC bien , mais reste à savoir comment les choses se se-

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laicDt panée» m le gouyetn gnwm kopcrial n ami pas été sur ses gardes, «I li le Panamikcu w pié*

sident moins précautionneux et moim résolu.

Je résumerai, en terminant, mes impressions sur cette gnve a^iaîre.

Le dfoil du Biéttl est incon tcs i al i l e : il n'est pat

besoin d'entasser les textes, il suffit du bon sens et de rhonnêteté la plus \u\Qaire pour dégager ee 4roit de tontrs les ar^uliesi» Les eawt intétieum, fleuvesy bras de mer néne, sent la propriété c»* clusive de TlCtat qui possède les deux rives. Kul n'y peut pénétrer sans son consentements

L'aiigunient tiré du tiaké de Vienne est sans v»» lelur aucune. Geus tpii disposaient alors cks teiritoires pouvaient aussi régler souverainement certains droits de navigation. Le traité de Vienne a d'aîlieurs k caractère d'une coHViiilifMi qui peut totijoursBiodifief kdwntllnrnniaiTif la règle,» proclamant l'exception.

Ainsi, le gouvernement du Brésil avait pkinenent.le droît de ic6istr]^*eBtiée de FAmazone au pavillon noid-amériealn. H pouvait plus : il étak libre de n'admettre dans la partie du fleuve qui lui appartient aucun des pavillons des nations sud-am^ rieainca <|ut Ïasvemmi/L U ne la pas lait, et il a Me» £Eiit

A-t-il été également bien inspiré en refusant l'entrée du fleuve. aux autres nations maritimes? Oui,

si c'est là une mesure temporaire; noo » si ce derail être une rësolutioii définitive.

Les bords de l'Amazone ne sont pas peuplés sur toute la partie du fleuve qui appartient au Brésil : ils sont plus déserts encore dans la portion qiii ap-^ partient au Pérou. Les ^ts exposés dans le memo^ randum qu'on vient de lire donnent sur ce point des éclaircissements përemptoires.

Je no reviens pas sur les conséquences que le memormdum tire de cet état de choses, mais j'ajoute ce qui me frappe surtout dans la question telle qu elle était engagée et ce qu'un document de cette nature ne pouvait dire :

Partont où la nation nord-américaine a cru qu'il • était de son intérêt de prendre pied, elle a toujours

procédé de la manière suivante : elle a envoyé en avant ses éclaireurs, ses pionniers» dans le pays qu'elle voulait usurper, et quand les Anglo-Saxons se sont trouvés en nombre, un effort a suffi pour opérer une révoludon, et Tannexion a été prononcée. Ce qu'ils ont fait pour le Texas, les Américains du Nord l'auraient tenté pour le bassin de l'Amazone, si on n'eût pas arrêté leur marcbe et dérangé leurs plans.

Donc le Brésil » sous pdne de s'exposer à des em-*. barras, à des lottes, à,des périk très-graveSy devait

agir comme il a agi.

. Mais il ne sufât pas au Brésil d'avoir détourné'

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un (langer, il faut qu'il accomplisse hii-mênie cette oeuvre de civilisation que TAmérique du Nord poursuit , aouveni d'une &çQa brùtale» odieuse , attimtatoire aux droits d*autrui, mais que son indomptable énergie accomplit toujours. Il faut qu'il fasse jouir le monde entier des richesses que renferme cette immense et magnifique vallée de TAmazone, en la peuplant de vigoureux Mvailleurs.

Le gouvernement impérial est entré dans cette voie^ et ses actes prouvent qu il est pleinement ré* solu à £iire tous les sacrifices que son devoir et son intérêt lui imposent pour la parcourir jusqu'à ce qu'il ait atteint le but. Déjà des colons arrivent sur les bords de l'Amazone, et avant peu d'années douze centres de population » d origine européenne , animeront le (;Tand fleuve, portant la bâche au sein de ses forêts coiiiemporaines de la création, et cultivant ces champs féconds que jamais la main de rhomme n*a retournés.

Dès que ces préliminaires de colonisation seront accomplis, des que les droits du gouvernement du Brésil se seront fortifiés par Tadhésion des populations nouvelles » dès que le pouvoir se sera partout régulièrement organisé , dès que la terre aura des maîtres qui l'auroni domptée à la sueur de leur front y alors le Brésil pourra et devra, sans danger aucun 4 ouvrir son fleuve majestueux à la naviga-

in LB B1É81L.

lion de tous les peuples » car c'est à la liberté qu'il wjfftÊtûtnt de défwtàofjif&r les gennes^ de prospérité ifoe Taolieii tatéinre du pcm^oir aura semés surçes

rives.

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