CHAPITRE CINQUIÈllB
rigides où le travail est la condition sine quâ non de 'Vexiâtence. Un rude et patient labeur , guidé par i-inteUigoice là plus exercée » a fait de TEurope , cette si petite et « in^te portioa du globe, la téte, le cœur et le bras de rhumanité. Là se trouvent toute civilisation , toute science, tout bien-être; là se trouve aussi , au plus haut degré , cette moralité qui se puise dans la iconscience de la valeur de rbomrae et dans le respect de la dignité humaine. Ce qui constitue vis-à-vis de l'Europe l'état tl'infériorité des vastes continents de rAniérique méri* dionale et centrale,, comme de l'Asie et de l'Afrique, c'est que Thomme y manque, ou bien que Thomme, 11 ayant (jucre de besoins que la nature ne satisfasse spontanément, s astreint médiocrement à la loi du travail. La supériorité de Tii^urope dans le monde, c*est la supériorité de la race européenne. Ija trans* formation qui s'est opérée dans l'Amérique du Psord témoigne déjà de cette vérité, qui se confirmera mieux encore quand de nouveaux et nombreux exemples auront démontré que FEuropéen, ayant de plus amples et de plus divers besoins à satisfiiire, travaille résolument sous toutes les zones.
. L'Amérique méridionale, si on considère llm* jnensité de son territoire, est presque entièrement dépourvue d'habitants; c'est à peine ai, sur les côtes de l'Atlantique et du Pacifique , jusque vers le 40* degré de latitude sud, s'éparpille une popula*
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ûxm dair-semée. L'inlciieiir, sauf bien peu d'exœpûam^ en liné à ce vesie dm iaat$tomgai.d*hk»
diem, mcieBS pomesseun du pays , les ont non pas civilisés, mais jusqu'à un certain point doniptés et darneUiqués, les autres, abrutis, lérooes, vivant de cfawe, de pédbe, et pins vofalicii eoooiw.de bvi* gmdages, tous fateiein c m destinés à disp araî tre, tant est rapide la dépopulation de leurs misérables tribus. Partout, dans ces contrées bénies du cidl, ïhomMme fient définit, et partout lesifMwenMncots, QfgaBês des liesoins eodinni , appellent de leovs V03UX et de leurs efforts la colonisation.
Je n*ai à parler ici que du fiiésil, qui, d'aiUenrSy ptr rétoodue de son territoire^ par sa populaiion, par la soUdité de son gouvenienent, tient sans eon* teste le premier rang parmi les nouveaux États- de l'Amérique méridionale^
Pour le Brésil, la colonisatianestnn lietoin plus up> gent encore que pour les Républiques qui Tavoisinent Comme à celles-ci, il lui faut des colons pour mettre en valeur des terres d'une fertilité prodigîeuae et qui demeurent stériles finrte dé bras; mais une oiroGii* stance exceptionnelle qui tient à aon organisation sociale lui fait de la colonisation unenéces&ité absolue. Le Brésil est un pays à esclaves : presque toute son agriculture est aux mains des noirs d^Africpie. Or, comme on la vu dans les chapitres qui précèdent, TEmpire a très-sincèrement et tt^péremptoirement