CHAPITRE CINQUIÈME. m
y metlraient le feu ou y ronporaicnt du bois. Les jufjos de droit, dans les courses qu ils sont oblifjés de fiiire, doivent veiller à ce que les jujj^es municipaux rejuplisscnt leur devoir, et dans le cas où ils les trouveraient ou défaut, les condamner à la prison et à l'amende. Les délégués et suMélé- ^ués (agents de police existant dans les paroisses) reçoivent les plaintes et instruisent les procès; quand ils sont eadéfisiut, ils sont pnnis eux-mêmes par les juj^cs de droit.
Ainsi, outre les moyens de défense que fournit la I^slation antérieure, la propriété territoriale; a reru de la loi du 18 septembre 1850 une protection et une force nouvelles par le secours de l'action criminelle rendue plus expéditive.
Le colon qui achète un lot de terre, aux enchères ou à Tamiable , pour le quart de ce qu'il lui coûterait aux États- Unis , ne peut avoir aucune crainte d'être inquiété dans sa propriété; une simple plainte adressée au subdélég^ié qui demeure à peu de'distanœou au délégué et au ju^ municipal sofific pour qa*il ^oîe tes éniu niaÎDteiius et ses agresseurs punis.
Si , d'après tout ee «jiie ikn» ^ranom de dire, imite la garantie détinUe est donnée à osax qoi achèteront des terres nationales, le prix pour lequel elles peavent Atie acquises est si nîniaie que , quoique le voyage ^Enrope au Brésil soit pins clier qne d^nrope «ni États-Unis» le cnloirqni viendrait an Biésîl et yadièioait an lot de terres ferait une écononie de li5|)MNN> rs. sur ceint qui irait anx États-Unis et y «chèterût le Même rayon de terrain.
L'administration générale des terres publiques, ayant ft* encourager la oidonisatîon nationale et étrangère , veillera par eHç-méme , et par ses délégués dans les provinces , à l'exécution des contrats que les colons auront frits avec les eatnpranenrs; elle examinera si les conditions sont nm* plies, et elle chcnbera, par Tentraraise des aniorilés com»' pétenlesy à les Êân iespeeier«
H est naturel que dans peu de temps àm sociétés plus ou
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moios protégées et ionreillées par Taulorité se duvfBront é» &ifie construire des inaisaos commodes, o&, pour des prix laisoDoeUes» les colons puissent être reçus et traités en at« tendant qa*ils se rendent à leur destination,
La vente des ternes étant £iite dans des délais- fixes à l'en^* chère, et en tout temps à Tamiable, les colons apportant avec eux 175)$I000 rs. on piastres 87,5 pourront aelurfar im* médiâtement 260,000 brasses carrées on SS6 acres; et s'ils ne veulent acheter que la moitié ou le quart de ce rayon, i]s n'auront à dépemer que piastres 43,75, ou piastres SI ,87 pour devenir propriétaires ruraux.
Comme il existe an Brésil une grande disproportion entre le travail et les bras , le salaire est naturellement Irès-élevé; aussiy soit que les colons s'engagent avec les toniers pour cultiver les propriétés de ceux-ci, soit qu'ils s^ occupent de tout antre manière, les colons qui arriveront au Brésil, même sans aucun capital, pourront, dans un espace de temps assex court , acquérir le nécessaire pour l'achat d'un lot de terre et des objets indispensables pour s'établir ; ils deviendront alors proprié^ires, et outre qu'ik seront habitués au climat, ils auront alors Pexpérienoe nécessaire pour faire fructifier leur petite propriété.
Le système d'association, si injustement stigmatisé par quelques individus en Allemagne, a perdu les couleurs sombres que lui prêtaient les adversaires de la colonisation au Brésil. Si de tout temps le travailleur de bonne conduite a trouvé au Brésil du travail amplement récompensé, et qui en peu de temps l'a mis à même de ne plus être salarié, aujourd'l)ui (jue les terres mesurées, démarquées, garanties par le gouvernement, et d'une fertilité et d'une salubrité proverbiales, vont devenir d'une acquisition si Facile, il est impossible que le travailleur assidu et de bonne conduite n'amasse pas en trois ans (plus ou moins) la somme nécessaire pour acquérir une propriété rurale d'une certaine étendue.
Le système d'association concourra, donc avec efficacité et