CHAPITRE CINQUIËMB. M
promptitude à transformer d'honnêtes prolétaires de l'Alleniagne en petits mais heureux propriétaires brésiliens; et l'augmentation progressive de leur fortune ne dépendra que de l'intelligence , de l'activité et de la nioralité qu'ils déploieront. Le système d'association ne profilera pas seulement à cette nombreuse classe, digne «les soins des gouvernements et des philanthropes; il sera en oinie avantageux aux petits cultivateurs qui végètent dans différents Etats européens sans «'spoir d'un meilleur avenir pour eux et douiinés par ia poignante eonvicliou que le sort de leurs cufaols sera encore moins heureux.
Les AllcniaiKls principalement, qui se conforment en peu de temps à nos usages et s'habituent à notre manière de vivre, quand ils auront passé deux ou trois ans dans des fermes où ils sont trt's-bien traités, car le caractère brésilien est généreux, hospitalier et humain; quand ils auront acquis l'expérience nécessaire du climat et de la culture du |Xïys, ainsi que les fonds indispensables pour l'achat d'un lot de terre, ils le cultiveront, construiront une ujaison et prépareront de cette manière un établissement qu'ils pourront vendre avec profit à un éraigrant récemment arrivé. Les colons faisant partie du système d'association au Brésil |X)urront être les ^yiia/Z^rj américains, qui, à peine possédant dans le principe une hache et une bêche, deviennent en peu de temps moins à des propriétaires |)lus ou leur aise, selon l'activité et l'intelligence qtrils ont «léveloppées.
Si le climat tlu Hrésil est excellent , surtout dans (juehjues provinces; si quelques-unes de ses terres donnent spotitanéinent des produits de valeur en grande quantité; si l'afjriculture récompense généreusement les laiignes du cultivateur, les émigrants ne doivent |)as pour cela se faire illusion et nourrir de fantastiques espérances. Nulle part, dans les pays niême les plus fertiles, on ne peut avoir d'aisance sans travail. Là où l'homme laborieux et rangé vit content et s'enrichit, rbomme paresseux et saus conduite, s'il ne meurt pas
de fiân et s*U ne caînt pat ^e le ■ nhiirtea ce In nen^oe, mène toatefoie «ne vie neMwiirww et ■éprîiible.
Les ookHif ne doivent espérer en venent an Piéeil fne . ravanta^e d*«n pins grand produit de Tiadastrie k Inqnelle ils se livient. ^iîs veulent posséder des tems ^ les fassent vivre dens Taisanoe, il fiuitqa*ils«entleslMlriiiudesdescaltrvatenrs, qu'ils soient robustes e sn i n t eewt, et y'ils fMsent tons les efforts nécessaires pour frire fructifier leurs douuônes. La terre, en génénd, a^woorde ses laveurs qu'à ceux ^cberchentà les mériter par des soins assidus.
L'oubli de cette vérité a été cause de (prends malheurs et dTun tardif repentir. Des artisans de villes maaufiMturières, ee, ee qui est piee^ des bouunee sans aneune babttude de quelque travail utile que ee sait, bercés par la flatteoee ilh»sioo de pouvoir, sans éhn^ jonir de foules les oonunodilés des anciennes sociétés dans les terres fertiles do nouveau * mondet énu^rèrent comase celons agriculteurs; arrivés à leur destinatieo> ib trouvèrent la réaBté, et les songes d'une vie benreuse et sans travail «'évanouirent; au lien dee jouissances qu'ils /étaient imaginées , ils rencontrèrent une terre vieige qui n'attendait que des bres robustes et intelligents pour produire dee réoolles abondantes. L'artisan qui ne s'est jamais servi delà haehe« de la bêche ni de la cbanuei quine cosmalt que les outils dâicats de son métier ; le paresaeui qui ne s'est livré à aucun genre d'industrie, ne savent pas changer l'aspect d'une localité, ni métamorphoser les bettes,épaisses, mais jusqu'alors inutiles forêts et les vastes plaines en champs ensomenoés de grains alinientairesy on en culture de plantes intertropicales : de là le découragement, le repentir et les malheurs plus on moins gmnds, suivant le degré de prévoyance et d'inleUigeace de œnx qui ont dirigé l'entreprise.
La colonie projetée de Korou, dans la Guyane française, ost le type des entreprises mal combinées et mal dirigées, ainsi qoe de renttalnement des .hommes incapablee pour les