CHAPITRE CINQUIÈME
partout ks terres inciiHes abondent , que presque partout le aol de ces propriétés domaniales est couvert de forêts vieqjes, et par conséquent d'une extrême fertilité et merveilleusement propre à la colonisation. Le» détails numqnent pour les sept autres pw mn ce s , mais les présidents ont déjà som^ mairement repondu que les circonscriptions territoriales qu'ils administrent renferment en grande quantité des terres en friche excellentes pour la culture.
Parmi les attributions conférées à la direction générale des terres publiques se place, en première ligne y la surveillance assidue de la mardie que suit le mouvement de colonisation, et les Bdatorio an» nucls que doit soumettre à ce sujet aux Cliambres le ministre de l'intérieui* deviendront à la longue les archives statistiques du Brésil sur cette question capitale. Déjà le Bektorio de cette année enregistre un fait curieux. L'Europe est et doit être plus encore dans l'avenir la source principale , sinon unique, de la o^nisation au Brésil. Cependant l'esprit entreprenant des Brésiliens a voulu expérimenter une autre voie. A l'exemple de la Californie et de l'Australie, il a tenté d'attirer vers l'Empire sudaméricain unepcMlioa de la population exubérante de TEmpire du milieu. Le 9 février 1855, une bar^ que américaine est entrée dans ce port, ayant à son bord trois cents Chinois venant de Sincapour,
en exécution d'un contrat conclu avec le négociant brésilien Manoel de Almcida Cardoso. « Ces tran vailleurs, dit le directeur général dans son rapport » au ministre, m'ont paru vigoureux, bien por- » tants et aptes aux travaux agricoles; mais quelî» ques-unes des conditions de leur contrat sont » telles, que les Chinois pourront être difficilement V acceptés par nos propriétaires. »
M. INIanoel Felizarde ne s'exjjlitjue pas sur ces difficultés; mais dans une autre partie de son travail, il donne une raison d'avenir très-ingénieuse et très-sensée de son peu de goût pour la colonisation chinoise. Voici comment l'honorable directeur général s'exprime :
«Le climat de l'Empire est si divers, selon les 5) provinces, et les productions agricoles y sont si » variées, que dans quelques-unes et pour certaines » branches de culture les travailleurs du centre et » du nord de l'Europe peuvent difficilement être em- » ployés; or, les Étals méridionaux de cette partie » du globe fournissent peu de ti'availleurs.
» Les habitants de quelques provinces du Céleste » Empire sont peut-être les travailleurs qui conw viennent le mieux à ce genre de labeurs, et mal- » gré les frais énormes que coûte leur transport, si » on en amenait dans nos contrées comme on a » fait dans d'autres pays intertropicaux, il y aurait
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