‹ Le BrésilChapitre 63 sur 75 · CHAPITRE CINQUIÈME. SI · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME. SI

» profit pour nos grands agriculteurs , et priucipa- » lenient pour eeax qui ae livreot à la culture de la » Gume.

» Mais les Chinois, bien que nécessaires et utiles, » ne nous apporteraient aucun surcroît de connais- » sauces agricoles , de moralité et de civilisation, et • dans aucun temps, quels que fussent le nombre des » Chinois résidant au Brésil et leur prospérité, ils ne n provoqueraient iémigration spontanée de leiws n compatriotes.

y» Leur émigration sera toujours une charge 5' énorme pour les coffres pidjlics on pour les parti- » culiers, et dans ces conditions elle nepeutpré- » senter^des résultats satisfaisants. »

A la suite des rensci^^nenients qu'il Iburnit sur rét<it des colonies agricoles de TEmpire, le Relalorio de la répartition des terres domaniales résume les détails recueillis par les présidents des provinces sur la situation des colonies militaires placées suf les teri'itoires exposés aux incursions des Indiens , institution excellente, mais qui ne peut donner qu*à la kmgue les bons résultats qu*on est en droit d*en attendre. Il expose aussi l'état de l'œuvre de la catéchisation des Indiens eux-mêmes.

< C'est triste à dire, mais il ne parait pas que les efforts et les sacrifices faits pour plier la racé rouge au joug de la civilisation aient jusqu à présent ob-

M LB BKÉSIL.

tenu ie moindre succès. Plus humains que leur» voism ks Eipagnob, les conquéranti Portugai»

n*oiit pas fait des hécatombes des aociens possesseurs (le la terre américaine; ils ont, dès leur arrivée Brésil 9 Uavaillé avec une iuehranlahle persévérance à oonratir ks Indki» et à kiir inculquer avec la fm évaDgélique les notions du âîea et du 7nien, du juste et de l iiijuste. Ils ont essayé de les parquer dans des villa^jes (aldeas)^ où les soins spirituels des missiomaaires et la généreuse assistance du gouvernement ne leur ont pas &it déÊHit. On leur a bâti des églises, on leiu" a même ouvert des écoles. Ces soins charitables ont avorté à peu près partout» et le sentimoit d^ hommes éclairés du Brésil sur les Indiens est fidèlement résumé dans cette phrase que je lis dans le Relatorio du directeur général, et où se trouve exprimée l'opinion du président de la province Sainle-Catherine : «Le présideot est d avis » que ces sauvages ne peuvent se civiliser par de» » moyens de douceur, et il vaudrait mieux s'em- » parer d'eux et les ti'ansporter dans les grandes » cités pour y éire employée dans ks arsenam et » autres étahlissemenls publics^ que de les camper » dans des villages où ils finissent toujours par as- » sassiner leurs hienCaiteurs, pour retourner ensuite » dans leurs forêts, plus ternSiks eneore par k » connaissance qu*ik ont acquise de Fusage des ar- » mes à feu. »

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