CHAPITRE CIXQUIÈME
dissipées; c'est, en un mot, de pratiquer complètement les principes de tolérance que sa raison éclairée a dès longtemps acceptés, et qui sont dans les instincts du pays , en adoptant les nouveaux venus comme les enfants du Brésil; en les affranchissant, dans des délais raisonnables , de toutes les incapacités civiles et politiques qui pèsent sur eux; en moi^difiant , en ce qui concerne les protestants , les lois qui attribuent exclusivement aux ministres de la religion catholique la tenue des registres de l'état civil; en leur accordant même certaines faveurs et privilèges momentanés, comme l'exemption du service militaire poiu' la première génération des inunijjrants. Je suis convaincu que l'esprit si clairvoyant et si résolu du gouvernement brésilien satisfera à tous ces devoirs de situation , et ne se refusera à aucune de ces réformes nécessaires.
Ce qu'ont à faire les pouvoirs provinciaux avec l'assistance du gouvernement , c'est de créer partout des routes , des moyens de communication par terre et par eau, de manière à donner le plus tôt possible des débouchés aux colonies qu'on veut créer ; c'est encore de veiller sur ces colonies , de manière à maintenir la bonne harmonie entre les immigrants et les entrepreneurs et entre les immigrants eux-mêmes, et de manière encore à ne laisser manquer l'établissement de rien de ce qui devient nécessaire , à mesure que les besoins s'accroissent avec la population,