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CHAPITRE CINQUIÈME. m

doctriiicr dans leui^ querelles et pour les enrégimenter.

Mais voici ce qui est curieux et étrange. Tout à fait dans le voisina^^^e de ces pays désolés, où le sort avait conduit nos compatriotes, se trouvaient des provinces qui jouissaient au moins à un degré égal de tous les avantages de sol et de culture dont sont dotées les Républiques de la Plata , et qui de plus avaient ce qui manquait absolument à celles-ci, la sécurité intérieure, un gouvernement fort et respecté, et des lois pleinement obéies qui garantissaient à chacun les fruits de son travail. Comment pas un de ces Basques ne s'est-il avisé d'abréger son voyage et de s'arrêter soit à Porto-Allegre, soit à 8an-Francîsco do Sul, soit à Parana* gua , pour 8*établir dans les provinces' de Rio Grande do Sul,ou de Sainte- Catherine, ou du Parana? Déjà la colonie de Saint-Léopold était en pleine prospérité, d*autreft colonies se fondaient sous les meilleurs auspices, et ces exemples étaient certes de nature à encourager de nouveUes entre-, prises de colonisation.

On ne saurait indiquer d autre cause à Tobstina» tion des colons que cette attracticm routiidère qu inspire aux émigrants la certitude de rencontrer des compatriotes d'origine, des amis, des parents, dans leur patrie nouvelle. Le courant les a emportés de tonte sa force sur les rives de la Plata , et les décep-

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tions éprouvées par beaucoup d'entre eux n'ont pas suffi encore à faire modifier la route connue. Aujourd'hui il y a un peu de calme à Buenos-Ayres; mab tout est fort brouillé à Montevideo, et en tomme rien n est sûr dang ces régions de la Plata. Je souhaite volontiers à nos excellents compatriotes du pays basque qui sont là-bas toutes, sortes de pro^l^tés; mais dans rintérét de ceux qui youdraient les imiter, je dësire fort cpie la vérité soit bien connue, et je serais liemcux d avoir contribué à les éclairer , en ouvrant à leurs besoins d'activité et de bien-être acquis par le travail de plus proehes, de meilleofs et de plus sûrs horizons.

Je termine par une observation qui s'adresse principalement aux Brésiliens, et qui mérite, ce me semble) d*étre pesée.

La suppression de la ttaite a laissé an Brésil bien des capitaux inactifs, indigènes ou étrangers, mais habitués à chercher un emploi lucratif dans les transactions des grandes places brésiliennes. C'est cette abondance de valeurs di^onibles, combinée avec les développements de Fesprit d'association, qui explique la facilité avec laquelle se sont montées à Rio les plus importantes affaires. On a vu tour à tour la Banque du Brésil, Tentreprise des services à vapeur sur FAmazone, celle du chemin de for de don Pedro II, et bon nombre d'autres, trouver surle-champ, par des souscriptions empressées, dix fois

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