CHAPITRE CmQUIÈME. m
le capital dont elles avaient besoin. Il y avait certain iMBeat de Ta^potage dans cette ahiew à aontcrirey «t h capitale du Brésil n'est pas pkit affinmchie que Paris et Londres de cette spéculation malséante,levier véreux et nécessaire du crédit public et privé. Biais la fièvre d'agiotage n'était qu'à la surface : le prompt cl a sseme n t et la bonne tenue des valeurs nouvelles ont bientôt prouvé que les capitalistes avaient toujours de Taisent prêt pour les oUrepfkes dont l'avotir panmsaît assivé. Or, ces pmssancct financières qui ont à Bio, comme à Londres, un si immense cn'dit, ne songent-elles pas à intervenir de toute lautorité de leurs noms et de leurs capitaux dans la patrioti^iè et belle a£6dre de k colonisation t N'y a^l pas place à la Bourse de Bio pour une entreprise de colonisation générale, dans des proportions gmidioses, et <jpii poumit £ûre très^ bieny et avec profit ponr aet actionnaîre^ ce que le gouvernement, malgré son mteffi g ente bonne volonté , ne fera jamais qu'imparfaitement et à grand dommage pour ses finances? De quoi s'agit-ii ? De • recruter de futurs cotons, de ienr venir en aide m fiMslitant leur passage au moyen de certaines avances qui seront infailliblement récupérées sur les produits du travail de ces colons devenue citoyens du BrésîL Qui, mieux qœ des entRpi«Deittt aiguillonnés par rinlérèt privé, rdevé ici par le sentiment du bien public ^ peut juger du degré de confiance
que méritent les éniigrauts et des garauti^ mp|^es qu ils pmentent? Qui mieux quVli:Èj^iiQ|ftj||w sure de choisir des terres» de li ii |iiri)ifin 1 1[flTOilh en les faisant défricher par des bras indignes, de s'entendre 9 s'il y a lieu, avec les propriétaires de, terres qui réclameraient les services de travailkiMlf eUK^péenSy de faire surveiller par des agents spéciaux le travail des coldns qui voudraient devenir propriétaires; de manière à rentrer, à un jour donné , di^is leurs avances et dans les légitimes héuéfioes dus à lemploi de leurs capitaux.
La question à un autre aspect. Le Brésil', qui a un cabotage assez actif, n'a pas de marine au lonjj cours. M'est-ce pas pour lui une magnifique occasion de la créer?. La colonisation est u«e œuvre dont on nè peut limiter la durée : pour peupler ces incommensurables solitudes, c'est par dizaines de millions qu'il faudra compter les émigrants. Les grandes marines de l'Angleterre et de TAmérique du Nord, font payer fort cher leurs services. La compagnie dont je parle ne pourrait-elle faire construire ellemême un certain nombre de navires appropriés au transport des émigrants^ accroître more ses profits, tout en réduisant les prix du passage? Si une fois les travailleurs d'Europe qui cherchent une autre patrie prennent goût au Brésil , et cela arrivera, c'est ttiaconvicdon profonde, le fret humain ne manquera pas, non plus que le fret de retour en
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Europe; car la terre du Brésil^ défrichée et fécondée par âe$ maint vigoureuses» fournira en abondance anx mardiés du Weux monde les produits tropicaux, les plus rcclicrchcs et les plus riches.
Je ne sais si je m'abuse, mais il me semble qu'il y a là quelque chose à faire. Avec ses instîtutionsy qui font du Brésil une terre privilégiée, en raison de rinébranluhle sécurité qu'elles donnent, et avec l'esprit d'association qu'il comprend et pratique si bien f l'Empire sud-américain peut tout tenter dans les limites que trace la prudence hiunaine, et tout mener à bonne fin.