TEXTE REFORME
Hymne aux vêpres de VAvent,
Gonditor aime siderum, iEterna lux credentium, Ghriste, redemptor omnium, Exaudi preces supplicum.
Qui condolens interitu Mortis perire saeculum, Salvasti mundum languidum, Donans reis remedium.
Creator aime siderum^ jEterna lux credentium^ Jesu, redemptor omnium^ Intende votis supplicum.
Qui daemonis ne fraudibùs Periret orbis, impetu Amoris actus, languidi Mundi medela factus es.
Vergente mundi vespere, Uti sponsus de thalamo, Egressus honestissima Virginis matris clausula.
Cujus forti potentiae Genu curvantur omnia, Cœlestia, terrestria Nutu fatentur subdita.
Commune qui mundi nefas Ut expiares ad crucem, E Virginis sacrario Intacta prodis victima.
Cujus potestas gloria;, Nomenque cum primum sonar, Et cœlites et inferi Tremente curvantur genu.
Te deprecamur, hagie, Venture judex saeculi :
Conserva nos in tempore, Hostis a telo perfidi.
Te deprecamur ullimae Magnum diei judicem, Armis supernae gratiae Défende nos ab hostibus.
(i) Mgr de Conny, Liturgie Lyonnaise, p. iib.
Hymne pascale aux laudes.
Aurora lucis rutilât, Cœlum laudibus intonat, Mundus exultans jubilât, Gemens infernus ululât.
Cum rex ille fortissimus, Mortis confractis viribus, Pede conculcansTartara, Solvit a pœna miseros.
Ille, qui clausus lapide Custoditur sub milite, Triumphans pompa nobili Victor surgit de funere.
Solutis jam gemitibus Et inferni doloribus, Quia surrexit Dominus, Resplendens clamât angélus.
Aurora cœlum purpurat, iEther résultat laudibus, Mundus triumphans jubilât, Horrens avernus infremit :
Rex ille dum fortissimus De mortis inferno specu Patrum senatum liberum Educit ad vitae jubar,
Gujus sepulchrum plurimo Custode signabat lapis, Victor triumphat et suo Mortem sepulchro funerat*
Sat funeri, sat lacrymis, Sat est datum doloribus^ Surrexit extinctor necis, Clamât coruscans angélus.
Je ne veux point dire que toutes les pièces aient subi d'aussi cruels outrages, mais à toutes on peut appliquer ce vers saturnien, « dont la beauté antique n'a d'égale que la tristesse » :
Rogo te, mi viator, noli mi nocere.
D'ailleurs on était parti d'un principe erroné, par ignorance des règles de cette poésie rythmique qui procède aussi directement du génie chrétien que le style ogival de nos cathédrales. Cette prosodie nouvelle était absolument inconnue du temps d'Urbain VIII, où Ton osait affirmer que les hymnes de s^ Thomas d'Aquin étaient composées « Etrusco rhythmo » : on serait bien en peine de trouver trace de cette poésie prétendue Etrusque avant le xm^ siècle ! D'autre part, M. l'abbé Pimont a montré, avec une grande force d'argumentation et une respectueuse modération de langage, tout ce que le sens chrétien et la
véritable piété ont perdu à ces changements (i) : Accessit latinitas et recessit pietas.
En somme, on avait « émendé » 962 syllabes : c'est le total donné par la préface de Tédition princeps de ce nouvel Hymnaire, qui parut sous forme d'essai en 1629; il fut introduit dans le Bréviaire en i632. On peut dire que cette correction n'agréa point à Tuniverschrétien. A Rome même^ la basilique de St- Pierre Ta toujours rejetée. Aucun des ordres religieux qui ont gardé leurs anciens rites ne Ta adoptée. En France, je ne connais que le Bréviaire d'Auxerre de 1670 qui l'ait introduite en bloc. Les meilleurs canonistes (2), tout en maintenant (ce que personne ne conteste) Tobligation d'en user dans la récitation du Bréviaire, laissent entrevoir que l'Eglise, par l'organe de son chef, pourra revenir un jour de la décision d'Urbain VIII et reprendre l'ancienne formé. L'édition de i634, qui corrigea un certain nombre de fautes échappées à celle de 1682, termina la série des modifications opérées parles Souverains Pontifes dans le Bréviaire romain ; elles furent closes, sauf l'adjonction de nouveaux saints, jusqu'au xix^ siècle.
Le xvii^ n'avait pas précisément, en fait d'unité et d'autorité liturgiques, les idées du nôtre : le souvenir des errements du moyen âge n'était point effacé. L'étonnement que nous font éprouver les innovations dont le Bréviaire de Paris de 1680 (3) fut le départ, n'était guère partagé parles contemporains. La France n'eut point d'ailleurs le monopole de cet esprit de changement : on le retrouve en Hongrie (Gran, 1687), en Allemagne (Trêves, 1748; Cologne^ 1780), en Suisse (Lausanne, 1787), en Italie même (Pistoie, 1786), etc. Il paraît certain que Rome ne réclama contre
(i) Les'JIymnes du Bréviaire romain, études critiques, littéraires et mystiques; Paris, 1874-84, 3 vol. gr. in-8°.
(2) Bouix par exemple, Tractatus de jure liturgicOy i853, p. 283-4.
(3) En affirmant que Tédition du cardinal de Noailles (1714) conserva le titre de Bréviaire romain (retento quidem titulo Romani Breviarii), le P. S. montre qu'il ne l'a point vue et qu'il en juge à travers des ouvrages de seconde main : dès 1680, le titre unique était; Breviarium Parisiense ; il figurait déjà en 1643, mais avec l'addition : ad/ormam sacrosancti concilii Tridentini restitutum.
aucun de ces Bréviaires : les seules interventions qu'il m'a été donné de constater ont rapport au livre de Percin de MoNTGATLLARDj évêque de Saint-Pons, Du droit et du devoir [i] des évèques de régler les offices divins dans leurs diocèses [1686), mis à l'Index en 1 701, et aux mandements qui proscrivaient la légende de s^ Grégoire VII, condamnés par Benoît XIII en 1729.
Benoît XIV, dont l'érudition a touché magistralement à tant de questions ecclésiastiques, s'occupa d'une nouvelle réforme du Bréviaire. Sur son ordre, Fabio Danzetta lui soumit à cet égard des remarques qui ne remplissaient pas moins de quatre gros volumes; de plus, il institua en 1741 une commission de prélats et de théologiens, dont les laborieuses discussions durèrent près de sept ans : en 1747 ' eile avait mené à terme un projet complet de nouveau Bréviaire. On ignore absolument pourquoi Benoît XIV, qui avait suivi avec le plus grand intérêt cette longue élaboration, ne donna aucune suite à son idée de réforme. Les travaux prcparaioires existent encore à Rome, à la bibliothèque Corsini, et j'en ai la table, obligeamment dressée par M, Tabbé Vernet.
La commission, chargée par Pie IX de revoir le Missel et le Bréviaire, déclara que celui-ci n'avait nul besoin de changements (1860). Plusieurs évêques présents au concile du Vatican furent d'un avis différent : divers postulata émanèrent sur ce point de prélats français, allemands, américains et même italiens. On était généralement d'accord pour demander la récitation hebdomadaire de tout le Psautier; la concession des offices votifs (i883) a produit un résultat tout opposé : il n'y a peut-être pas maintenant deux ecclésiastiques sur cent qui récitent intégralement les Psaumes dans Tannée. Le général des Minimes demanda l'unité absolue des offices dans toute TEglise, aussi bien de la part des réguliers que des clercs séculiers, tous privilèges
(i) D, GuÉRATïGER a imprimé deux fois (Instit, liturg., t. 11, p. 478, et t. m, p. 254) : Dm droit et du pouvoir,.., ce qui est un simple pléonasme^
révoqués : le principe de cette unité, même pour des prêtres de diocèses voisins, est paralysé par la concession d'offices locaux pour lesquels on autorise des déplacements dans le Proprium sanctorum, La seule innovation agréée fut celle proposée par Tévêque de Vicence, pour faire cesser la translation des fêtes et se borner en cas de concurrence à une commémoraison.
Les Souverains Pontifes ont pris les plus minutieuses et les plus sévères précautions pour assurer la correction des livres liturgiques; la congrégation des Rites a même défendu (28 avril 1866) aux religieux de publier les leurs sans l'imprimatur de l'ordinaire, même avec l'approbation de leur général (1). Mais tous ceux qui font imprimer des livres scientifiques connaissent par expérience l'énorme difficulté qu'il y a à éviter les moindres fautes, comme aussi la moindre coquille peut dénaturer le sens d'une phrase. Le « concordat cum originali » témoigne une louable intention d'obéissance, mais ne donne d'ordinaire aucune assurance d'exactitude. Quel est d'ailleurs l'évêque qui s'astreint à suivre attentivement une longue série d'épreuves qui, ne soumettant à son intelligence que des textes connus, n'excitent en aucune façon la faculté maîtresse en cette matière, l'attention ? Puis il le fera généralement à un âge où on n'a plus des yeux de lynx; bref, l'exactitude dépend en grande partie d'un vulgaire ouvrier, nommé prote. Les Papes euxmêmes ont fait la triste expérience des déconvenues auxquelles exposent les typographes ; on connaît le livre de Thomas James : Bellum Papale sive coJicordia discors Sixti qiiinti et démentis octavi circa Hieronymianam editiojiem (Londini, 1600 et 1678, in-12); il s'agit des éditions Vaticanes de la Bible de 1690 et 1692, qu'on dut encore corriger dans une S** édition en 1593.
L'édition type du Bréviaire de 1884 a pris pour base celle d'Urbain VIII : ainsi, bien qu'on ait rendu les textes de la Bible conformes à l'édition de Clément VIII (1592), les
(i) Cette prescription est loin d'être exactement observée : j'en ai des exemples sous les yeux.
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passages qui difFéraient de la Vulgate dans le Bréviaire de i632 ont été conservés, comme consacrés par une longue tradition. On a discuté sur l'origine des capitules qui accusent des divergences avec la Vulgate : Merati pensait qu'on les retrouverait dans la version Italique; les Analecta juris pontijîcii ont émis l'idée qu'ils viennent simplement d'éditions de la Vulgate antérieures à celle de Clément VIII. Le P. Schober ne partage aucune de ces opinions : ces capitules du Bréviaire proviennent des Epîtres du Missel telles qu'on les lit dans les éditions qui précédèrent la réforme d'Urbain VIII; on les retrouve tous dans le Bréviaire secundum morem Romane curie imprimé à Venise en 1479 • ^^ f^^^ y ^^^^ ^"^ trace de la liturgie primitive. Pour expliquer, sinon pour justifier, le maintien de cette discordance, il suffit de rappeler quelques dates : dans sa réforme du Bréviaire en 1602, Clément VIII crut devoir maintenir la conformité de ces capitules avec le Missel non encore réformé ; quand on fit une nouvelle édition de celui-ci, deux ans après, il était trop tard, sous peine de détruire la concordance entre le Bréviaire et le Missel. La correction ne s'est faite ni sous Urbain VIII (Brév. i632. Missel 1634), ni sous Léon XIII : peut-être a-t-elle été perdue de vue.
Les variantes relevées par le P. Schober occupent plus de deux cents pages (97-331). Suivant l'ordre du Bréviaire lui-même, il compare chaque mot de l'édition type (1884) avec plus de 80 éditions antérieures, à partir de 1606. A vrai dire, cette édition Vaticane de 1606 ne lui sert que parce que l'exemplaire de la bibliothèque Barberini a été annoté à la main conformément aux corrections d'Urbain VIII en i632 ; ce qui le prouve péremptoirement, c'est qu'il ne relève pas une seule des 962 syllabes corrigées dans les hymnes entre la i^ et la 2^ de ces éditions. Il note cependant les moindres différences et justifie, au besoin, certains changements par des décrets de la Congrégation. Bon nombre des variantes signalées sont purement accidentelles, la plupart des éditions étant reproduites machinalement les unes d'après les autres. Il en est aussi de fort
minime importance : et pour ac, his pour iis^ préposition in non répétée, mot écrit avec ou sans majuscule, virgule omise, etc., etc. ; c'est dire du moins avec quelle conscience et quelle attention soutenue Tauteur a opéré sa collation. Même dans ses infimes détails, elle aurait du prix à mes yeux s'il eût élargi son plan : son objectif est par trop restreint (i). Je sais qu'il est équitable de ne pas demander à un livre plus que Fauteur n'a voulu donner; mais il me sera permis d'exposer comment j'aurais compris ce travail méritoire pour lui donner une véritable valeur.
La plus ancienne édition datée du Bréviaire romain remonte à Tannée 1474; entre elle et la réforme de i632, ce n'est point 80, mais plusieurs centaines de réimpressions qui en ont été faites. Après avoir étudié les principales, il eût été facile de les ramener comme à un arbre généalogique ; le travail de collation eût été réduit à un petit nombre de types, et j'ose assurer qu'il eût donné la solution de plus d'un problème intéressant. De notre temps, les anciennes éditions sont centralisées et rendues accessibles autant par la confection de bons catalogues que par l'obligeance des propriétaires (bibliothèques publiques ou privées), comme elles ne l'étaient point aux xvi^ et xvip siècles, même pour des cardinaux. Il faut en dire de même, à plus forte raison, des manuscrits. Comme il ne suffit point d'émettre des théories, je toucherai quelques points qui montreront à l'évidence que le dernier mot est loin d'avoir été dit sur cette matière.
A la fin des matines du dimanche et en tête du Te Deum nous lisons : « Hymnus SS. Ambrosii et Augustini ». Malgré tout mon respect pour l'édition authentique de 1884, j'ose dire que l'opinion qui attribue ce cantique aux grands
(i) La même observation peut s'appliquer à un livre analogue, qui a précédé Tédition type de 1884 et dont le P. S. a fait son profit: Breviarii Romani editio nova Tornacensis 1882 collata Vaticanae Urbano Papa viii. evuîgatae 1682^ cum qua ex constitutionibus pontifiais omne Breviarium concordare débet, Accedunt décréta quœdam Sacrœ Congregationis Rituum, et alia quœ ad novam editionem parandam pertinent ; Tornaci Nerviorum, Désolée, 1882, in-8° de 1V-196 p.
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évêques de Milan et d*Hippone n'est plus ni défendable ni défendue. Il y a plus de cent cinquante ans qu'un auteur classique en liturgie, Merati, établissait dans ses notes aux Commentaires de Gavanti (i) que cette attribution repose exclusivement sur la Chronique faussement publiée sous le nom de Tarchevêque Dace de Milan. On la trouve bien consignée dans un Psautier donné par Charlemagne au pape Adrien P^ en 772 (2), mais quelle que soit Torigine de cette légende, elle « ne peut tenir un instant devant le silence complet de tous les échos authentiques de la tradition et d'Augustin lui-même sur un fait de sa vie si important et si extraordinaire ». Les auteurs indiqués par le Bréviaire sont restés en possession uniquement à cause de l'incertitude qui ne cessait de planer sur le véritable. La question a fait récemment un grand pas, grâce à dom Germ. MoRiN, bénédictin de Maredsous : après avoir écarté s^ Hilaire de Poitiers (qui pourrait cependant avoir ajouté les ^derniers versets), il s'arrête, sur la foi de certains manuscrits, à s^ Nicétas, métropolitain d'Aquilée, et s^ Abundius, évêque de Côme, son suffragant (3). Alors même qu'on contesterait la rigueur de ses conclusions, il me semblerait prudent d'imiter la réserve de Clément VIII pour les autres hymnes, et d'intituler simplement « hymnus » le Te Deum. Dans la même pièce j'ai signalé naguère (4) une faute de lecture indubitable : « in gloria numerari », au lieu de « gloria munerari » ; j'ai fait remarquer que la mauvaise leçon ne figure pas même comme variante dans VHymna- Hum du vénér. cardinal Tommasi.
Poursuivons jusqu'à prime. La rubrique nous fait réciter le dimanche « Symbolum S. Athanasii ». Gérard Vossius semble le premier qui ait contesté, en 1642, l'attribution du symbole Quicumque au grand Athanase d'Alexandrie.
(i) Thésaurus ss, rituum, Venetiis, (1740) 1823, t. m, p. 190-6.
(2) Biblioth. impér. de Vienne, ms. lat. 1861 (Theol. 652) : « Hymnus quem S. Ambrosius et S. Augustinus invicem composuerunt. »
(3) Revue Bénédictine y 1890, t. vn, p. i5i-9.
(4) Bulletin des facultés catholiques de Lyon, 14® année, p. 78.
l6 LE BRÉVIAIRE ROMAIN
Ce n'est point qu'elle soit récente, car un sermon qui semble bien de s^ Césaire d'Arles l'indique formellement : on remonte ainsi à la première moitié du vi*^ siècle ; le symbole lui-même doit être de la fin du précédent. Inutile de reproduire la série d'arguments accumulés par Merati (i) pour prouver qu'il ne saurait être l'œuvre de s^ Athanase. Les concurrents n'ont pas manqué pour le remplacer. C'est encore au docte bénédictin de Maredsous, le P. Morin, qu'on doit un peu plus de lumière sur la question : l'examen d'un certain nombre de manuscrits, l'étude approfondie du document lui-même le portent à croire que nous sommes en présence d'une profession de foi émanée du pape s^ Anastasell (496-8) dans un concile de Rome (2). Quoj qu'il en soit, le nom de s^ Athanase ne saurait être maintenu ; le plus sûr serait de mettre en titre : « Symbolum fidei ».
Sans poursuivre d'autres corrections de détail, — comme Sicut nos visitas au lieu de Sic nos tu visita dans l'hymne à matines de la Fête-Dieu, Post mortem cœteros sors pia au lieu de mors pia dans l'hymne à vêpres de s^ Joseph (3), — je signalerai^ d'après les Studien iind Mitilieilungen ans dem Benediciineî^-und dem Cisterciensei^-Ordcn (4), toute une série d'attributions fausses dans les sermons et homélies des S^^-Pères. Cette revue, publiée en Moravie, est trop peu connue en France pour qu'il suffise d'y renvoyer les lecteurs.
Propre du Temps
Ss. Innocents, 2^ Noct., Sermo s. Augustini episc. (sermo 10 de Sanctis), intitulé qu'il faut corriger ainsi : Sermo s. Caesarii episc. in append. August. 220 {voir Patrologia latina^ xxxix, 2162).
Octave de s* Etienne, 2^ Noct., Sermo s. Augustini ep.
(i) Thésaurus ss. rituum^ éd. cit., t. m, p. 196-204.
(2) La science catholiquey 1891, t. v, p. 673-86.
(3) Le P. S. pense en effet (p. 201) qu'il y a là un « lapsus calami », que la Congrégation n'a pas jugé à propos de corriger.
(4) Raigern, 1888, t. ix, p. 588-97.
{2 de S. Stephano) = Sermo S, Augustini inter dubia in Append. 211 {Pair. îaî.^ ib. 2140).
Octave des Innocents, 2*^ Noct., Sermo s< Augustini (i de Innocent.), attribué aussi faussemeni au vén. Bède et à s^ Jean-Chrysostome, peut-être de s^ Ambroise — Inter spuria Augustini, Append. 21g {Pair, lat,^ ib, 21 5i).
Veille de TEpiphanie, 2^ Noct., Sermo s, Augustini (r3 de Tempore), farci de divers morceaux = In Append, Augustini, 128 [Pair, lat,,, ib. 1997).
3^ férié de la i^ sem. de Carême, Homilia ven. Bedœ presb. (liom. yinQuadrag. t. VII) = HomiliacxCommentario ven. Bedae pr. in Marc. lib. m, c. i e (Patr, !at,^ xcii, 245-7).
Dimanche in Albis, 2^ Noct., Sermo s* Augustini {i in oct. Pasch., 157 de Temp.) = Inter spuria Augustini, Append. 172 {Pair, lut., xxxix, 2076).
Dimanche dans Toctave de l'Ascension, 2^ Noct,, Sermo s. Augustini (2 de Ascens., 176 de Temp,) = Inter spuria August., Append. ij'jÇPatr. lat., ib. 2082).
Octave de TAscension et férié suiv., 2^ Noct., Sermo s. Augustini (3 de Ascens., i76deTemp,), très probablement de Fauste de Riez = Inter spuria August., Append* ij6 {Pair, lat,^ ib. 2081).
Veille de la Pentecôte, 2^ Noct., ex Tract, s. Augustini de Symbolo ad catechum. (lib. iv, c. i), c'est un sermon ^ Inter dubia Augustini, t. vi [Pair, lat.y xl, 659).
Ss. Trinité, 3^ Noct., Homilia s. Gregorii Nazîanzeni {in Tract, de Fide), ce livre de Fide orthodoxa n'appartient pas àrOrient, mais à l'Occident = Homilîk ex prologo Tractatus secundi s. Phœbadii Agin. ep. contra Arianos [Patr^ lat.^ XX, 33).
4^ férié dans l'octave de la Fête-Dieu, 2= Noct», ex Libro s. Ambrosii ep. de, Sacramentis (lib. iv, c, 4), ce traité est d'un disciple de 1 evêque de Milan =^ Inter dubia s. Ambrosii {Pair, lat,y xvi, 439).
3^ dimanche après la Pentecôte, 2^ Noct., de Expositione s. Gregorii papae in libros Regum, assez peu probablement de lui = Inter dubia s. Gregorii [Pair, lat,^ Lxxix, 278}.
l8 LE BRÉVIAIRE ROMAIN
4*^ dimanche après la Pentecôte, 2^ Noct., Sermo s. Augustini (197 de Temp.) = Sermo s. Cassarii Arel. ep. in Append. August. Sy, n. 5 [Pair, lat.^ xxxix, 1820).
9^ dimanche après la Pentecôte, 2^ Noct., Sermo s. Augustini (201 de Temp.) = Sermo s. Caesarii Arel. ep. in Append. August. 40 [Pair, lut, /ih. 1823).
3® dimanche de novembre, 2^ Noct., ex Libro s, Athanasii ep. ad Virgines = Inter dubia s. Athanasii [Pair, grœca^ xxviii, 268).
Propre des Saints
Immaculée Conception (8 déc), 2® Noct., Sermo s. Hîeronymi presb. de Assumptione B. M. V., composé dans le nord de la France entre la fin du viii^ siècle et le milieu du ix^ = Inter spuria s. Hieronymi [Pair, lat.^ xxx, i3o).
Octave de l'Immaculée Conception (i5 déc), 3^ Noct., Homilia s. Epiphanii ep. (Orat. de laud. Deipara^), est d'Epiphane III, évêque de Constantia en 869 = Inter spuria s. Epiphanii {Pat7\ grceca^ xliii, 491).
Conversion de s^ Paul (25 janv.), 2® Noct., Sermo s. Augustini (14 de Sanctis) = Inter spuria Àugustini, in Append. 189 [Pair, lat., xxxix, 2098).
Purification (2 févr.), 2^ Noct., Sermo s. Augustini (i3 de Temp.), même source que celui de la veille de TEpiphanie.
Chaire de s^ Pierre (22 févr.), 2® Noct., Sermo s. Augustini (i 5 de Sanctis)«=i= Inter spuria Augustini, in Append. 190 [Pair, lat.y xxxix, 2ïoo).
Cœur de Jésus, 2^ Noct., de Sermone s. Bernardi abbatis (3 de Passione Dom.), tiré du traité intitulé Vitis mystica, peut-être de s^ Bonaventure = Inter spuria Bernardi [Pair. lat.^ CLXXxiv, 638).
S^ Jean-Baptiste (24 Juin), 2^ Noct., Sermo s. Augustini (20 de Sanctis), tiré quant aux idées de Fauste de Riez «a Inter spuria Augustini, in Append. 196 [Pair, lat., xxxix, 211 1).
4« jour de Toctave de s^ Jean (27 juin), 2* Noct., Sermo s. Basilii Magni (Hom. 2 in ps. 28), sûrement pas de lui = Inter apocrypha s. Basilii.
Précieux Sang, 2® Noct., Sermo s. Joannis Chrysostomi = Inter supposita Chrysostomi opp. (éd. de i588, V, 618).
Visitation (2 juiL), 2® Noct., Sermo s. Joannis Chrysost. (apud Metaphr.), source compromettante = Inter opusc. s. Joan. Chrysost. supposita.
Octave des Apôtres (6 juil.), 2^ Noct., Sermo s. Joannis. Chrysost. (apud Metaphr.), même remarque = Inter apocrypha s. Chrysost.
S^ Anne (26 juil.), Sermo s. Joannis Damasceni (2 de Nativ. B. M. V.) = Sermo s. Andréas Cretensis (2 de Nativ. B. M. V.) [Pair, grœca^ xcvii, 842).
S^ Pierre-aux-liens (i^^ août), 3^ Noct., Homilia s. Augustini (sermo 29 de Sanctis), encore tiré de Fauste de Riez = Inter spuria Augustini, in Append. 2o3 {Pair, lat.y