PAPE UE
Il ne nous paraît pas possible de retenir contre l’hypothèse d’une lésion myocardique l'argument de l'intégrité macroscopique du cœur et l'absence de lésions microscopiques en un point quelconque du myocarde, car nous sommes loin de posséder, à l'heure actuelle, une technique suffisamment perfectionnée pour que l'examen microscopique, même pratiqué en série, puisse trancher la question.
Il est probable d’ailleurs que cette altération de la fibre myocardique doit être peu accentuée. Le galop n'est pas un signe d'atteinte sévère du myocarde, car il disparaît chaque fois que le malade présente des signes inquiétants d'insuffisance myocardique. |
D'autre part, le galop n’est rencontré qu'exceptionnellement au cours de la diphtérie qui, si souvent, atteint et lèse profondément le cœur. (Rabot et Philippe).
Il semble donc que « si le bruit de galop est lié à l’insuffisance du cœur par lésion myvocarditique, il exige, du moins, que ces lésions permettent au cœur de se défendre, c'est-à-dire qu'elles soient légères et capables de se réparer ; et si, au contraire, ces lésions s’accentuent, le galop s’efface devant d’autres symptômes de signification plus fâcheuse. ».
Mais cette altération légère de la fibre myocardique suffit-elle à provoquer le galop ? Il ne le paraît pas, car l’atteinte myocardique atténuée est fréquente (Fiessenger et Radoswska), tandis que le galop est relativement plus rare. Il faut donc faire intervenir le facteur nerveux, et peutêtre, avec MM. Mollard et Dumas, l’hypotonicité vaseulaire : € Un déséquilibre s'établissant entre le facteur cen- Wal : le cœur ct le facteur périphérique : les vaisseaux.