ARS
Ménétrier. (Bull. Soc. Fr. Derm. et Syph., 14 janvier 1937, p. 36.)
Il s’agit d’une femme de 44 ans, bacillaire pulmonaire depuis un an et qui vient nous consulter le
12 novembre 1936.
L’examen révèle d'énormes adénopathies des deux régions inguinales, dont l’une est nettement fluctuante : ponctionnée, elle contient du pus nettement amicrobien avec des polynucléaires peu altérées. Ces adénopathies datent de dix à quinze ans. Sur la face postérieure du vagin on met en évidence de multiples ulcérations déchiquetées, irrégulières, suppurant abondamment. Le toucher rectal découvre un rétrécissement résistant, circulaire, serré, à bords tranchants, infranchissables au doigt. La palpation de l’abdomen permet de sentir des masses profondes dans les deux fosses iliaques.
Devant un pareil tableau clinique et malgré une réaction de Frei négative, les auteurs pensent à la maladie de Nicolas-Favre. Ce n’est qu’à l’autopsie que l’on constate l’existence d’un tuberculome de l’angle iléo-coecal et l’examen histologique des ganglions inguinaux met en évidence des bacilles de
Koch.
M EL RAT à