‹ Le budget de l'instruction publique et des établissements scientifiques etChapitre 11 sur 102 · CHAPITRE IIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IIL

DiPKRSBS DE L'ADllIlflSTRATION CENTRALE DEPDIS 1809«

L'Université impériale fut placée , lors- de sa fondation y sous Tautorité d'un Grand Maître chargé de la régir et de la gouverner*. Le Grand Maître était assisté par un Conseil composé de dix conseillers titulaires ou à vie , et de vingt conseillers ordinaires, institués chaque année , qui se divisaient en sections pour y expédier les petites affaires et y préparer les grandes sur lesquelles il était statué en assemblée générale.

Des inspecteurs généraux, partagés en cinq ordres correspondant aux Facultés de théologie, de droit, de médecine, des lettres et des sciences, étaient chargés de visiter annuellement les académies pour reconnaître, dit le décret du 17 mars 1808*, Tétat des études et de la discipline dans les Facultés, les lycées et les collèges; pour s'assurer de l'exactitude et des talents des professeurs, des régents et des maîtres d'étude; pour examiner les élèves ; enfin pour surveiller Fadministration et la comptabilité.

Le traitement du Grand Maître était de 100 000 fr.;

1. Décret du 17 mars 1808^ art. 50 et suiy. BecueUt etc., t. IV, p. 13.

a. Art. 90 et ^l.Ibid., p. iO.

celui des conseillers titulaires, 10 000 fr.; celui des inspei^teurs généraux, 6^000 fr/.

Le nombre des inspecteurs généraux avait été fixé à vingt pour le moins, et à trente au plus. Ce dernier chiffre ne tarda pas à être atteint ; mais plusieurs inspecteurs qui remplissaient d'autres fonctions rétribuées ne touchaient pas le traitement de Tinspection. Les frais de tournées avaient été réglés à 1 fr^ par poste, à 1 2 fr. par jour d'absence.

La dépense totale de Tadministration supérieure de rtlniversîté pendant les années 1811, 1812, 1813 fut de 518500, de 519100 et de 507138 tt.

L'ordonnance du 17 février 1815 bouleversa cette constitution*» Les considérants sur lesquels elle s'appuie sont remarquables ; il semble qu'elle soit dirigée tout entière contre Tautorité du Grand Maître :

ir II nous a paru , dit le préambule ^ que le régime d'une autorité unique et absolue était incompatible avec nos intentions pat^nelles et avec l'esprit libék^l ée notre gouvemeïnent;

H Que cette autorité essentiellement occupée de là direction de Tensemble était en quelque soHe con* damnée à ignorer ou à négligei^ les détails de cette Burveillaiice journalière qui ne peuvent être confiés qu'à des autorités locales^ mieux informées des besoins, et plus directement intéressées à la prospérité des établissements placés sous leurs yeuit ;

« Que le droit de nommer à toutes les places^ con^ oratré dans les mains d'un seul homme, en laissant

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