Bull, nniv,, t. II, p. 56 et suiv
i78 ENSEIGNEMENT PRIMAIRE.
il serait prélevé, pour le même objet, le Tingtième du produit de la rétribution universitaire. Ces allocations devaient être employées : 1^ à donner des secours aux communes qui se trouveraient dans Timpossibilité absolue de se procurer des moyens d'enseignement, et principalement à fonder des écoles-modèles préparatoires ; V à faire composer, imprimer et distribuer des livres élémentaires ; 3*^ à donner des encouragements et des récompenses aux instituteurs qui se seraient distingués par leur aptitude, leur zèle et leur bonne conduite.
En 1 829 , la subvention inscrite au budget fut de 100000 fr. ; en 1830, de 300000 fr. Après la révolutioû de Juillet, un des premiers soins de la nouvelle monarcbie fut de la porter pour 1831 à 700 000 fr., et pour 1832 à 1000 000.
L'Université abandonna de son côté, sur le montant de ses rétributions, 69000 fr. environ en 1831, et 71 000 fr. en 1 832.
Ces subventions étaient le gage à la fois certain et utile de l'intérêt que les pouvoirs publics portaient à rinstruction primaire. Toutefois , elles n'offraient qu'un palliatif insuffisant, et le misérable état des écoles se serait indéfiniment prolongé, sans la loi du 28 juin 1 833 , dont les salutaires dispositions firent bientôt circuler une sève féconde dans toutes les branches d'un service qui se mourait auparavant de langueur et d'inanition \
La loi du 28 juin 1833 proclama l'obligation, pour toutes les communes, d'entretenir au moins une école