‹ Le budget de l'instruction publique et des établissements scientifiques etChapitre 63 sur 102 · BuMin des UnSj vn« série, n · texte numérisé non relu

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frais relatifs aux travaux dont il est chai^, les dépen* ses de la bibliothèque et du secrétariat, et autres dépenses communes aux cinq Académies.

L'indemnité des membres de l'Institut a été fixée dès Torigine à 1 500 fr. Elle est perçue par douzième jusqu'à concurrence de 1200 fr.; pour le surplus elle est distribuée sous forme de jetons de présence. Les académiciens libres reçoivent 300 fr. Les secrétaires perpétuels ont un traitement fixe de 6000 fr.

L'Académie des sciences et l'Académie des sciences morales et politiques disposent annuellement de 3000 fr., l'Académie française et l'Académie des inscriptions et belles-lettres, de 2000 fr., pour les prix qu'elles sont autorisées à distribuer. A partir de 1834^ trois médailles de 500 fr. sont en outre décernées tous les ans par l'Académie des inscriptions aux auteurs des meilleurs ouvrages sur les antiquités nationales. 7000 fr. sont inscrits au budget de l'Académie des beaux-arts pour ses concours; mais le plus grand avantage fait aux lauréats, c'est évidemment d'être envoyés à Rome et de pouvoir y consacrer trois ans à l'étude active des chefs-d'œuvre des arts.

Le décret du 1 4 avril 1 855 a créé en faveur de l'œuvre, ou de la découverte la plus remarquable, un prix de 30000 fr. qui sera décerné tous les trois ans par les Académies réunies.

En dehors des fondations de l'État, toutes les classes de l'Institut ont des revenus propres dont le total dépasse 150000 fr., et qui sont afTectés à des prix annuels.

L'Académie française possède environ 56 000 fr. ; TAcadémie des sciences, 62000 fr.; l'Académie des inscriptions et belles-lettres, 14000 fr.; l'Académie

ET UTTËRAIRES. f^3

des beaui-arts, 10 000 fr.; rAcadémie des sciences morales, 9500 fr. Parmi les donateurs dont la munificence a enrichi les académies M. de Monthyon figure à lui seul pour une somme de plus de 82 000 fr. consacrée annuellement à récompenser les actes de vertu, les ouvrages les plus utiles aux mœurs, et les découvertes concernant les arts insalubres. En seconde ligne, vient M. le baron Gobert, fondateur de deux prix annuels, de 1 000 fr. chacun, en faveur des études historiques.

Ces fondations particulières ont permis à l'État de n'affecter qu'une somme relativement très-modique aux prix qui sont décernés en son nom, et de réserver pour les travaux de l'Institut l'excédant des ressources dont il pouvait disposer.

Indépendamment du recueil des Mémoires qui sont l'œuvre individuelle de ses membres ou de savants étrangers, chaque classe est chargée de travaux qui intéressent les lettres et les sciences.

L'Académie française poursuit le dictionnaire historique de la langue.

L'Académie des sciences publie le compte rendu hebdomadaire de ses séances.

L'Académie des beaux-arts rédige un dictionnaire historiqne et pratique des beaux-arts.

L'Académie des sciences morales, à qui les questions d'économie sociale sont dévolues de droit, reçut du gouvernement, en 1848, la mission de composer de petits traités pour l'instruction du peuple.

Mais de toutes les classes de l'Institut, l'Académie des inscriptions et belles-lettres est celle à qui des ordonnances successives ont imposé les travaux les

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plas nombreux. Appelée, sur sa demande, dès la fôndation de l'Institut, à continuer quelques-unes des grandes collections commencées par les Bénédictins et interrompues par la Révolution, elle publie aujourd'hui la continuation de VHistoire littéraire de là France y

Le Recueil deê Historiens de France;

Les Ordonnances des rois de France;

Les Notices et extraits dès manuscrits de la Bibliothèque impériale;

La Table chronologique des diplômes ^ titrés et chartes concernant V histoire de France;

Le Recueil des Historieni des croisades \

Les dépenses communes de l'Institut s'élevaient, en 1833, à 42018 fr. 87 c., dontU9l6fr. 10 c. pour la bibliothèque, 18619 fr. 47 c. pour Tàgence et le secrétariat, et 8483 fr. 30 c. pour les frais matériels, chauffage, éclairage, mobilier, etc.

Dix ans plus tard^ les dépenses de la bibliothèque

étaient portées à 20400 fr., ci 20400 fr.

Celles du secrétariat, à • 24045

Celles du matériel, à 15 555

Total 60000 fr.

Aujourd'hui elles sont inférieures à ce chiffre de 2000 fr.

Ces augmentations s'expliquent par l'établissemetit de l'Académie des sciences morales et politiques, et

l. Voyez l'ordonnance de 1*^ mars 1832. BuUetin des lois, it* série, n* 144.

ET LltTÉRAlRES. 215

surtout par ce flot de nouvelles affaires et de nouveaux besoins que les relations, dé jour en jour plus multipliées y amènent à l'Institut comme dans les autres établissements publics.

En 1848 y les Académies eurent à supporter leur part des sacrifices que la révolution avait imposés à tous les grands services de l'État. Sur Tensembie des crédits qui leur étaient alloués pat la dernière loi de finances de la monarchie de Juillet, l'Académie française perdit 4000 fr. ; l'Académie des inscriptions et belles-lettres, 14000 fr.; l'Académie des beaux-arts, 2000 fr.; l'Académie des sciences morales et politiques, 2500 ; la bibliothèque et le secrétariat, 2000 fr., total 24500 fr. \ L'Académie des inscriptions et belleslettres avait été la plus maltraitée. La mesure qui la frappait devait avoir pour résultat infaillible l'interruption de tous les grands travaux confiés à ses soins, et qui sontrhonneur du pays. Quand les esprits commencèrent à se calmer, chacun reconnut la nécessité de prévenir cette conséquence désastreuse d'une économie mal justifiée. Des crédits supplémentaires furent d'abord accordés', et en 1852, l'allocation de 14000 fr. , qui avait été supprimée, reparut au budget. Moins favorisées, les autres Académies sont encore sous le coup des réductions qui les ont atteintes après Février. Cependant il serait d'autant plus nécessaire d'aviser, surtout en ce qui concerne l'Académie des sciences morales et politiques, que la création

1 . Voyez le Projet dé décret sur le budget rectifié de l'exercice 1848, Paris, juin 1848, in-4®.

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