‹ Le budget de l'instruction publique et des établissements scientifiques et littérairesChapitre 20 sur 108 · I . Bulletin imiversitam, t. VU, p · texte numérisé non relu

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et d'une salle pour le Conseil. Les frais d'ameublement, acquittés en 1 848, portèrent les charges de reiereiee courant & 455705 fr. 40 c. Dans les années suiifantes, commencèrent, avec la République ^ des économies qui ramenèrent successivement la dépense à 141924 fr. 16 c. en 1849} à 90994 fr. 33 c. en 1850; à 85 954 fr. 94 c. en 1851. Mais après les éTénements du 2 décembre , surtout après la proclamation de TEmpire, des nécessités de représentation créées par la forme nouvelle du gouver* nement, et par Teiemple même que donnèrent alors toutes les administrations publiques, imposèrent de nouveaux sacrifices. Des travaux de construction furent entrepris, en vue de séparer les appartements personnels du ministre, et d'installer d'une manière convenable les services du cabinet et du secrétariat, la bibliothèque et le Conseil impérial de Finstruction publique.

Comme le ministre avait pris rengagement de se suffire avec les ressources ordinaires des budgets, il ne demanda pas de crédits supplémentaires, et il pourvut à tout au moyen de virements, ainsi qu'il y était autorisé par l'article 1 2 du sénatus-consulte du 25 décembre 1852. Malgré les précédents qui auraient exigé que la dépense fût supportée par l'administration des bâtiments civils, M. Fortoul, afin de se réseï^ ver une liberté plus complète, en accepta le lourd fardeau.

Il est résulté de là, pendant trois années, au compte des services du matériel de l'administration centrale, un chiffre total de dépenses tout à fait hors de proportion avec ceux des années antérieures : en 1853,

385145 fr. 48 c.; en 1854, 171986 fr. 81 c. en 1 855, 1 59 997 fr. 86 c. *.

Des circonstances particulières qui furent appréciées alors par le Conseil d'État, permirent que des virements fussent opérés, sans que le service général eût à souffrir. Mais il ne faudrait pas en conclure que la dotation actuelle des autres chapitres est assez élevée pour permettre régulièrement des opérations de ce genre. Avec les lois et les années les situations changent, les besoins se multiplient, les charges s'accroissent et ce qui se pouvait hier, demain serait impossible. Par TefTet d'une progression naturelle des charges publiques, les mêmes branches de service qui présentaient, il y a trois ans, des excédants disponibles que M. Fortoul affectait sagement à des excédants de dépenses, Tinstruction primaire, par exemple, et le service paroissial, offrent aujourd'hui des insuffisances decrédit auxquelles le gouvernement devra tôt ou tard pourvoir. Il ne faut donc pas s'autoriser des virements opérés, et les invoquer à l'appui d'une diminution de crédit; mais il faut conclure de ces virements successifs, et surtout de la moyenne des dépenses annuellement effectuées depuis 1835, que lallocation de 100 000 fr. inscrite aujourd'hui au budget de l'administration centrale, n'est pas en rapport avec les besoins ordinaires et permanents du service.

1. Décrets de virement des 5 juillet 1853; 15 juillet et 13 décembre 1854; 10 décembre 1855; 11 juillet 1856.

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