‹ Le budget de l'instruction publique et des établissements scientifiques et littérairesChapitre 40 sur 108 · Décret du 18 mai 184d, Builetin tmit).» t. XVIII, p · texte numérisé non relu

Décret du 18 mai 184d, Builetin tmit).» t. XVIII, p

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lion dans les Facultés scientifiques. En 1853, les Facultés des lettres ne produisirent plus que 302 000 fr. ; en < 854, 324578 fr. Les Facultés des sciences, pendant les mêmes années, ont versé au Trésor 127 000 et

349 089 fr/.

Quant aux Facultés de théologie, leur histoire financière se compose de peu d'incidents. Sous FEmpire, il en existait six dans les villes d'Aix, Bordeaux, Lyon, Rouen, Toulouse et Paris, plus une Faculté de théologie protestante luthérienne à Strasbourg. Après la Restauration, lorsque Genève eut cessé de faire partie du terri'toire de laFrance, une autre Faculté de théologie protestante fut organisée à Montauban pour les calvinistes. Les cours avaient pour objet le dogme, la morale évangélique, l'Écriture sainte, l'histoire et la discipline ecclésiastiques, l'hébreu et en outre, à Paris, l'éloquence sacrée.

Le traitement fixe des professeurs était, comme pour les autres Facultés, de 3000 fr. dans les départements, de 4000, et de 4500 fr. à Paris. Mais , en raison de la rareté des examens, les droits de présence se réduisaient à des sommes insignifiantes.

En 1 81 2, les dépenses des Facultés de théologie s'élevèrent à 97 273 fr. 20 c. ; en 1 830, à 1 06 557 fr. 64 c. , dont 95 770 fr. 25 c. pour le personnel et 1 787 fr. 39 c.

1. L'administration des finances a compris dans les comptes de Tannée scolaire 1853-1854, les recettes des mois de novembre et décembre 1854, qui, selon l'usage, auraient été rattachées k celles de l'exercice suivant, ai le budget de l'enseignement supérieur n'avait alors subi de profondes modifications. C'est une observation que nous avons déjà faite ailleurs, et qu'il ne faut pas perdre de vue.

pour le matériel : ainsi, dans Tespaoe de dix-huit annéesi elles n'avaient subi qu'une progression peu sensible. Après la révolution de Juillet^ elles descendirent à 87 000 fr. et même, comme il arriva en 1 838, à 81 000 fr. La diminution avait pour cause principale des vacances d'emploi en assez grand nombre et une fâcheuse désorganisation du service que Tépiscopat n'encourageait pas^ mais qu'il montrait peu d'empressement à empêcher. Lors de la présentation du budget de 1839, le ministre de Tinstruction publique» M. de Salvandy'y signala Tétendue et la gravité du mal y et conjura les chambres de ne pas laisser déchoir et dépérir oe magnifique enseignement de la théologie qui fut, aux siècles de Gerson et de Bossuet, l'honneur de la France et de son Église. Ce généreux appel fut entendu et, de 1839 à 1846, des augmentations successives portèrent le budget du haut enseignement ecclésiastique de 81 000 fr. à 148 000 fr. Non^seulement toutes les vacances qui existaient dans le personnel furent remplies, mais de nouvelles chaires furent créées, des traitements complétés.

Mais vainement l'administration et une partie du clergé rivalisèrent d'efforts pour relever les Facultés de théologie catholique ; leur bon vouloir et leur zèle ne purent triompher de l'indifierence publique. Les Facultés de théologie , il faut bien le dire , n'avaient pas reçu de Tautorité spirituelle cette consécration suprême qu'elles attendent encore aujourd'hui, et qui

I. Note préliminaire du budget de 1839. Cf. Rapport au roi et ordonnance du 24 août 1638, BiUletin univ.^ t. VIII, p. 368.

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s'appelle Finslitution canonique; plusieurs évéques persistaient à n'y voir que des écoles purement civiles, à qui l'Église n'avait pas donné le droit d'enseigner en son nom et de conférer des grades; les diplômes qu'elles délivraient étaient sans valeur à leurs yeux; ils détournaient leur clergé de les rechercher, et malgré les exhortations , les promesses et les encouragements de l'autorité civile, les cours se faisaient ici dans la solitude, là devant un auditoire composé en majorité de laïques , que le talent du professeur avait accidentellement réunis au pied de sa chaire. Aussi , une année à peine s'était écoulée depuis la révolution de 1848, que la Commission de F Assemblée constituante chargée de Texamen du budget de 1 849 proposait la suppression des Facultés de théologie, en laissant provisoirement aux professeurs, au lieu de traitements proprements dits , de simples indemnités de 3000 fr. à Paris , et de 2000 fr. dans les départements. « Convient-il que l'enseignement de la théologie continue à être compris au nombre des services universitaires? demandait M. Corne*, au nom de la Commission. L'institution des Facultés de théologie est-elle favorable au développement des hautes études? Est-elle dans l'intérêt de la religion et du culte?.... La Commission, continuait M. Corne, recon-

1. Rapport au nom de là Commission du budget sur les dé-« penses du ministère de Tinstruction publique, séance de l'Assemblée nationale du 27 mars 1849. Voyez aussi, sur l'organisation des Facultés de Théologie, les délibérations du Comité des cultes dans l'ouvrage de M. Pradié : La Question religieuse en 1682, 1790, 1802 et 1348, Paris, 1849, in-8, ch. vni, p. 204 et 8uiv.

naît la nécessité de ne pas laisser tomber en France l'enseignement théologique qui a puissamment contribué aux progrès de l'esprit humain; mais elle est convaincue que le meilleur moyen de rendre à cet enseignement son utilité , c'est de l'affranchir de la dépendance où il est aujourd'hui placé ; c'est de laisser, avec la surveillance et la protection de l'État, l'enseignement théologique sous la direction et la discipline du clergé, au lieu d'entretenir dispendieuse ment des Facultés qui sont loin de répondre aux besoins de la science et du culte.... Il y aurait avantage moral et financier à décharger le budget de l'instruction publique du crédit destiné à l'entretien des Facultés de théologie, et à reporter au budget des cultes un crédit propre à couvrir les subventions qui seraient réclamées par les évêques pour entretenir de hautes écoles de théologie. » Ces conclusions passaient pour exprimer la pensée personnelle du ministre de l'instruction publique qui se contenta de réclamer le maintien des anciens crédits jusqu'à l'époque où la question aurait pu recevoir une solution définitive; elles furent adoptées par l'immense majorité de l'Assemblée *, et le budget normal des Facultés de théologie se trouva ramené au chiffre de 1 1 5 660 fr. L'organisation de la Faculté de Toulouse, qui était en suspens depuis plusieurs années, fut de nouveau indéfiniment ajournée. A Paris, de simples chargés de cours, qui ne recevaient pas en moyenne 2000 fr., occupèrent les chaires vacantes. Les Facultés protestantes conservèrent seules leur budget et leur constitution. Cependant l'administration de l'instruction publique, fidèle

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