VICISSITUDES DE LA GOMPTABILITË
préambule alléguait la difficulté des temps S rétablissait, avec l'ancienne organisation des académies, la taxe du yingtième, sans même faire grâce de l'arriéré dont le recouvrement fut poursuivi contre les débiteurs. On n'avait pas songé, du reste, à changer les bases générales du système financier de l'instruction publique, et l'Université continua, comme par le passé, à pourvoir à ses dépenses au moyen des ressources que le décret de 1 808 avait constituées en sa faveur.
En 1824, le ministère des affaires ecclésiastiques et de l'instruction publique avait été crééV Quatre ans après Tinstruction publique était distraite des cultes pour former un département séparé '. Cette dernière création indiquait Tessor immense que renseignement avait *]||pk, et la sérieuse attention dont il était Fobjet dans les conseils du gouvernement. Mais peut-être ces indices n'étaient-ils pas aussi favorables qu'on aurait pu le supposer au maintien de l'organisation établie en 1808. Constitué en ministère, le service de l'éducation nationale se trouvait assimilé à tous les grands services publics : dès lors pourquoi aurait-elle conservé sa législation particulière et surtout sa comptabilité spéciale? Pourquoi n'aurait-elle pas été soumise aux règles éprouvées qui font la force et la gloire de l'administration française? C'était le moment où un
1. Recueil des lois et règlements ^ t. VI, p. 27 : « Notre ordonnance du 17 février n'ayant pu être mise à exécution, et les difficultés des temps ne permettant pas qu'il soit pourvu aux dépenses de l'instruction publique ainsi qu'il avait été statué par notre ordonnance susdite... » etc.