Ord6nn. 26 août 1824, Recueil, etc., t. VIT, p
3. Ordonn* 4 janvier 1828, Bulletin universitairejt. I, p. 1.
grand travail de simplification s'opérait dans la comp* tabilité du pays par les soins du ministre des finances et avec Tassentiment unanime des chambres législa* tives. On tombait d'accord que, soit pour établir un ordre régulier et une sévère économie, soit pour assurer le contrôle sérieux des pouvoirs publics, la première condition était de supprimer tous les comptes spéciaux que l'Empire s'était montré facile à multiplier. Déjà plusieurs services qui ne faisaient pas autrefois partie du budget , ou qui ne s'y trouvaient énoncés que pour mémoire , y avaient été successivement rattachés en recette et en dépense pour une somme de plus de cent quatre-vingts millions ^ La Cour des comptes, qui mit beaucoup d'ardeur à pousser le gouvernement dans la voie de ces réformes, jugea qu'elles devaient s'étendre à Tinstruction publique. Elle obtint d'abord^ par l'ordonnance du 21 août 1827, que les comptes de l'Université lui seraient envoyés". Mais la première année, elle les trouva si défectueux, qu'elle fut dans la nécessité d'en ajourner Texamen, et elle s'autorisa de cette circonstance pour réclamer une mesure plus radicale. Les commissions chargées annuellement de vérifier les comptes présentés par les ministres, appuyèrent à plusieurs reprises les observations de la Cour. Le reproche capital sans contredit, celui qui devait le plus émnuvoir l'opinion, était que l'Université, contrairement à toutes les maxi-
1. Voyez dans lé Compte général de l'administration des finances pour Vexercice 4840, Paris, 1841, in-4*, t, I, p. 194, le tableau des services spéciaux qui ont été successivement rattachés aux budgets de 1814 à 1829.
2 Recueil f etct, t. Vllï, p. àOl^
10 VlCfSSItUDES DE LA COKM'ABILITË
mes eonstîtationnelles , opérait des recoavrements et des dépenses qui étaient soustraits au contrôle et àti vote préalable des chambres législatives. Le gouvernement se montra sensible à ce reproche, et un article dé la loi de finances du 2 août 1829', disposa qu'à Tavé* nir le budget de TUniversité serait annexé à eelui de Tinstruction publique et discuté par les chambres. Mais les adversaires de Tancien régime ne se tinrent pas pour satisfaits. Ils soutinrent que les économie^ réalisées chaque année par l'Université, et qu'elle considérait comme sa fortune particulière, constituaient de véritables deniers publics, qui auraient dû Mh retour au trésor. Subsidiairement ils firent remarqueir que Tinsuffisance des moyens dont rUûiversité disposait pour assurer Texécution de ses divers serviceÈ, Tavait forcée de recourir dans les départements à Teiitremise des préposés des finances sur presque tous les points où elle avait des recettes et des dépenses à efifec^ tuer; ce qui dénotait une comptabilité vicieuse et Ma! organisée*.
Tandis que ces plaintes s'élevaient contre le )^imè financier de Tinstruction publique , la branche aînée des Bourbons prenait pour la troisième fois le chemin de l'exil, en laissant le trône à la maison d'Orléans. La dynastie nouvelle passait pour être animée de sentiments très-favorables aux iutérêts de TUniversité ; raalë les sympathies sont d'un faible secours, lorsque Itn