N ALGÉRIE
pense est couvert par les recettes accidentelles et quelques ressources propres de l'établissement.
Les autres villes de l'Algérie ne sont pas à beaucoup près aussi bien partagées que le siège du Gouvernement. Elles ne possèdent pas même encore un collège communal , mais seulement quelques institutions particulières entre lesquelles se distingue Técole secondaire ecclésiastique, qui est le petit séminaire du diocèse d'Alger.
De toutes les branches de l'enseignement public, celle qui répondait le mieux aux besoins du pays et aux intérêts de la colonisation^ c'était, sans doute^ l'instruction primaire. Depuis dix ans surtout, le déloppement qu'elle a pris est remarquable. Le nombre des écoles était de 52 en 1845, de 219 en 1851, de 282 en 1853. Le nombre des enfants s'est élevé progressivement de 4562 à 1 6 634 , ainsi répartis :
Écoles publiques. | Yill^^.^. 7757 j ^^^^^ Écoles privées . . | ^^^^^^^^ ]\l | 1 493
Indépendamment de ces 282 écoles, l'Algérie comptait, en 1853, 49 salles d'asile qui recevaient 1361 enfants des deux sexes.
Un arrêté du 30 décembre 1 853 , concerté entre les Ministres de la guerre et de l'instruction publique , a fixé, dans les localités non érigées en communes, le traitement des instituteurs à 1200 fr., et celui des institutrices à 1 000 fr. Ces traitements se cumulent avec la rétribution scolaire perçue directement par les