‹ Le budget du Brésil; ou, Recherches sur les ressources de cet empire dans leurs rapports avec les intérêts européens du commerce et de l'émigrationChapitre 10 sur 26 · III · texte numérisé non relu

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de TEmpire et qui naissent de tous les intérêts sociaux et politiques, l'établissement du travail agricole seul a paru pouvoir apporter des ressources suflSsantes par la force vivifiante universelle de ses influences physiques et morales. C'est d'ailleurs Télément naturel de l'avenir d'un peuple auquel la Providence a donné un aussi vaste territoire.

Jusqu'à présent on voit dans le Brésil une nation européenne de race et de traditions et par la forme de «on gouvernement ; elle n'est encore américaine que par des souffrances au milieu de richesses immobiles. C*est à l'aide de la mise en valeur de son domaine illimité qu elle doit arriver aux conditions d un peuple original et d'une croissance vigoureuse comme celle de la nature du nouveau monde.

Un des principaux bienfaits de l'installation de 1 industrie agricole par l'entreprise du défrichement sera l'ouverture de voies nombreuses à l'emploi des nouvelles générations. Les fonctions publiques cesseront d'être Tunique objet des ambitions en cessant d'être l'unique ressource des besoins. Le service de TÉtat s'épurera dans les vocations, et il se régularisera par la stabilité du fonctionnaire moins menacée par la concurrence.

De l'agriculture naîtront les intérêts vastes et puissants d'un travail national. Ils devront naturellement chercher leur protection et leurs principes de prospérité dans une efficace application du système représentatif.

Mais pour lier les intérêts agricoles à l'action du régime électoral, il faut que le Brésil arrive au système des taxes directes et à Timpôt foncier.

Tel est donc vraiment le régulateur nouveau qui doit être substitué au mobile actuel des institutions. Le budget est un ferment continuel d agitation politique, tandis que son origine indirecte laisse tous les dangers du pays à leur progrès.

On a vu que le Brésil, État nouveau, avec une population dispersée dans des régions presque inaccessibles, ou elle a dû trouver la rudesse et Tignorance, tient à la civilisation par le système de son gouvernement et par les conditions de la société dans la zone du littoral. C est une situation essentiellement transitoire dont il appartient à l'influence de la couronne d accroître et de diriger les éléments.

Ainsi que le pouvoir monarchique s'est aidé des communes, il doit trouver au Brésil dans le concours de l'industrie agricole Tauxiliaire que réclame l'eflicacité de ses attributions.

c Au Brésil le monarque règne et gouverne. La « nation n a pas voulu réduire le chef de l'État à la « triste et cruelle position de voir le mal et de ne pouc voir y remédier qu'en renvoyant des ministres, c moyen qui n est pas toujours opportun et dont l'em-

< ploi doit toujours être considéré comme extrême, c En créant un quatrième pouvoir, le pouvoir mo-

< dérateur, défini la clef de toute l'organisation politi-

< que ; en le chargeant de veiller au maintien de

c rindépendance, de l'équilibre et de TharmoDie des c autres pouvoirs, et en le déléguant à TEmpereur, € comme chef suprême de la nation, la constitution « fait une contradiction flagrante du principe qui pric verait la nation d'une influence toujours bienfaisante, 4[ qui ne peu t jamais être présumée hostile, et de sa sa- « gesse dans le gouvernement de l'État, c Chez nous, le monarque règne et gouverne. C'est

< la plus grande garantie que la constitution pouvait

< consacrer. C'est la plus grande garantie que puis- « sent avoir l'ordre public, la prospérité, Thonneur et

< la gloire de la nation » (le conseiller de Monté-

zuma.)

C'est sans doute par la prévoyance des dures épreuves de la marche du système représentatif dans les étendues et au milieu des conjonctures du Brésil, que la charte a joint aux attributions spéciales de la couronne une intervention suprême pour les grandes difficultés.

La prérogative qui domine les actions des hommes pour maintenir l'harmonie des pouvoirs de l'État, comprend aussi la mission providentielle de dominer les choses du temps et de la nature pour apporter aux institutions des éléments qui doivent les affermir et les dégager des obstacles moraux et physiques que la situation du pays oppose à la régularité et à l'efficacité de leur fonction.

Dans cette tâche, tous les détails qui précèdent montrent que les véritables auxiliaires dé la couronne

sont les intérêts innombrables dont le défrichement doit être Torigine.

L'impôt direct, qui sera une des conséquences de lexploitation du sol tendra sans cesse à ramener le budget de l'État à être un principe d'ordre, tandis qu'il est actuellement un principe d'agitation; en le faisant peser sur le travail, il appellera les vrais mandataires des contribuables à le surveiller dans sa dépense, tandis qu'à présent le budget n'agit qu'avec son attraction de partage pour abandonner les affaires aux adhérents des autorités locales ou des factions.

Mais lorsqu un peuple est habitué à la facilité de payer son gouvernement à l'aide d'un impôt indirect, dont il ne sent pas le poids, il doit traverser toute une transformation économique pour adopter un régime de taxes directes. Si Timpôt est fourni par la douane, les préjugés populaires favorisent le maintien et l'aggravation d'un tribut qui paraît atteindre seulement les étrangers. En sorte que la réforme exige tout à la fois de nouvelles conditions économiques du pays et un progrès des principes qui généralise les notions saines et détruise les préventions.

Une semblable entreprise peut se montrer trop considérable pour être soumise à une exécution organisée, au lieu d'être abandonnée aux chances et aux possibilités de l'avenir. Des obstacles non moins grands entourent le défrichement systématique, et cependant on a vu que les contemporains pouvaient espérer d'en recevoir les bienfaits.

â38 LE BUDGET DU BRÉSIL.

Tous les moyens et tous les résultats du dérrichemeut se lient à la réforme de Timpôt. L'arpentage et sa vaste administration doivent seconder son travail, comme elle doit trouver sa matière dans le sol habité et mis en valeur.

En même temps que les occupations du défrichement et le contingent de population étrangère viendront amender le génie d'une race méridionale et les penchants brésiliens, avec des résultats propices au calme et à la régularité du gouvernement représentatif, rimpôt foncier s'élèvera en mobile suprême au milieu des nouveaux éléments de la situation de lempire.

Cest ainsi que le Brésil est appelé à présenter au monde le double spectacle de Texploitation de son territoire et de la consolidation de ses lois, répandant sur la monarchie américaine les bienfaits des richesses matérielles et de la stabilité politique.

Comme ces deux tâches s'unissent dans leurs moyens d'exécution, tous leurs bons résultats doivent se multiplier à l'infini en s influençant continuellement. Chaque progrès du pays dans la voie de sa mission agricole rendra les lois plus efficaces, et chaque progrès de TeflScacité des lois rejaillira sur l'œuvre du défrichement.

Entre ces deux éléments, les intérêts du travail national sont placés en impulsion dominante, tandis que dans la situation présente des choses du Brésil, le mouvement des institutions dérive des intérêts de l'exploitation des affaires de l'État. N'y eût-il ici qu'un

simple changement dans I objet offert au mobile de Tégoïsme, Tentreprise serait encore salutaire, puisqu à la convoitise des dépouilles de la lutte politique, cause permanente d'agitation, de haines et de dissensions, fierait substitué le besoin de garantie pour les fruits du labeur, principe d union et d ordre.

Si, dans les catastrophes des peuples, * c est aux alarmes de Tégoïsme que peut être demandé le premier secours, les moyens de Taccomplissement des destinées d'une nation doivent avoir une plus haute origine. C'est par Taccord des règles immuables que Dieu a imposées à toutes les sociétés et des conditions particulières qu'il a reçues de sa providence que le Brésil doit alter vers l'avenir.

Les intérêts nés du défrichement apparaissent ici comme sauvegarde la plus légitime de la monarchie américaioe ; car la mission agricole de son travail national se manifeste dans retendue de son territoire comme dans les obstacles d'autres industries ; et tandis que ces mêmes intérêts se montrent les influences les plus énergiques qui puissent arrêter les maux des conjonctures présentes du Brésil, ils viennent aussi se placer à la base de toute son organisation sociale et politique pour y protéger la famille, soumise à sa loi de travail et de moralité, principe éternel d ordre dans le monde.

L'Europe est engagée dans la tâche du Brésil par des exigences qui correspondent aux choses qu'embrasse l'entreprise. L'œuvre de la consolidation des

inslitutioQs comprend le principe de la monarchie el une application de sa modification par le système représentatif.

Mais si Torganisalion du défrichement importe à l'Europe par ses effets politiques, elle lui importe autant par ses effets conmierciaux.

Pour les pays manufacturiers, le Brésil n est aujourd'hui qu'un marché bien limité à côté des régions incultes qui attendent leur population de consommateurs. Si le défrichement, entrepris par des moyens extraordinaires, doit hâter cette extension du marché brésilien, son influence sur la stabilité des institutions, sur les garanties de la sécurité individuelle, ne doit pas être moins propice à lexploitation de ces contrées par les industries étrangères.

Tous les pays manufacturiers sont donc appelés à seconder le défrichement, qui contient la vitalité du Brésil, et à participer à I émigration qui en est le moyen. Le contingent de leurs nationaux dans la population de l'intérieur du Brésil deviendra la mesure des intérêts que ces pays pourront espérer d*y établir. Les Etats-Unis viennent fournir la preuve de cette assertion :

c Ce n*est pas comme consommateurs que les émi-

<c grants établis aux États-Unis favorisent les relations

« conmierciales du pays d'expatriation. Ces émigrants

< ont fort peu de besoins. Après douze années on

« trouve sur leur table les fourchettes et les couteaux *

« qu'ils ont emportés. Quelques ustensiles de fer-blanc

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et de ia faïence commuDe forment leur mobilier. Leurs vêtements sont faits de tissus ordinaires, fabriqués dans les villages. Ce que Zoar produit, est un échantillon complet des articles de consommation dans rintérieur des terres. Les articles de bonneterie sont confectionnés par les femmes pendant les soirées d'hiver.

c Non-seulement Témigrant achète peu, mais quand il achète, les produits allemands ne sont pour lui l'objet d*aucune préférence. A cet égard TAllemand devient Américain, il cherche le meilleur marché. Les commerçants des villes du littoral et de Tintérieur confirment ces faits et ces observations.

< L'influence commerciale de l'émigration ne vient pas de la consommation des émigrants; l'origine en esl plus importante, plus régulière et plus stable. L'émigration remplit au profit du pays d'expatriation les fonctions du conmiis-voyageur.

< Lorsqu'une agglomération allemande est établie, le bourg ou la petite ville du voisinage devient le siège des transactions. De la population agricole, il se détache quelques jeunes gens qui ont appris ia langue du pays et qui sont tentés par les chances du négoce. Les commerçants américains les prennent dans leurs magasins pour servir d'interprètes aux émigrants.

« On a constaté ces circonstances sur tous les points des régions de louest et du nord-ouest. L'émigration produit d'abord des commis en apprentissage

< chez les Américains; ensuite le commis établit Im- « même an magasin.

< A dater de ce moment commence une série de ^ faits importants.

< Dans louest les affaires marchent par le crédit « de Test, parce que Boston, New-York, Philadelphie « et Baltimore envoient à leurs correspondants de « Tintérieur toutes les marchandises dont ils ont be- « soin, avant que les récoltes destinées à les payer

< soient faites.

< Le commerçant de l'intérieur est connu dans le « pays. Il y tient par sa famille et par sa situation

< acquise. Il a son correspondant sur le littoral qui « lui fait crédit

« Aussitôt que le commis allemand devient négo- 4 ciant pour son propre compte, il lui faut un crédit « ouvert sur le littoral. Il n*a ni position ni famille,

< il est étranger ; naturellement il s^adresse à des « maisons allemandes.

< New- York, Philadelphie et Baltimore ont un a grand nombre de commerçants allemands fort res- « pectables. Leur compatriote qui débute dans les « affaires est connu d'eux, ou il leur a été recom-

< mandé ; il devient alors leur correspondant. Alors

< ce que l'Allemagne vend dans les villes du littoral

< par l'entremise des maisons allemandes, se répand « à rintérieur par lagence des petits commerçants <r que rémigration ne cesse pas d*y disséminer. Buf- « falo, Cleveland, Pittsburg, Cincinnati, Saint-Louis,

« Belleville , Jefferson-city , Madison , Watertown ,

« Milwaukee confirment ces assertions par beaucoup

« d'exemples.

c Les maisons étrangères sur le littoral ont corn-

« mencé par des procédés analogues. L'émigrant porté

< vers les affaires n'allait pas au pays des défriche « ments ; il entrait chez un commerçant anglais ou « américain pour servir d'interprète dans le magasin, « ou pour faire la correspondance avec le pays dont * il parlait la langue. Puis le commis ou Técrivain « devenait soit associé, soit chef, et des rapports « commerciaux avec le pays d'expatriation étaient la « conséquence de sa coopération. Du littoral , cet

< usage, qui tient à la nature des choses, a gagné « l'intérieur. » [Recherches sur la situation des émigrants, p. 149.)

Il n'est plus possible aux nations de se mouvoir dans l'isolement. La &cilité des communications et le besoin toujours croissant d'une extension des marchés en rapport avec l'extension de la production, resserrent sans cesse la solidarité de leur existence.

Par les villes et la zone de son littoral, le Brésil est déjà un ancien allié des peuples commerçants ou manufacturiers. Le défrichement de ses forêts et la navigation de ses fleuves appellent les industries étrangères à suivre l'établissement de la civilisation dans de nouvelles et immenses contrées. Le marché brésilien est donc pour la rivalité industrielle une position à défendre sur le littoral et une position à conquérir

dans rintérieur. Celle-ci subit la œadition conamerciale que tous les pays encore primitifs reçoivent de l'organisation mercantile du xix" siècle, et dont les Etats-Unis présentent Texemple, c'est de ne pouvoir être exploités au profit des industries étrangères que par des commerçants nationaux, ou originaires des pays producteurs. Dans le marché qu'ouvrira le défrichement des forêts du Brésil , la prépondérance doit appartenir aux contrées manufacturières qui auront fourni le plus fort contingent à Témigration.

Sa position géographique, l'étendue de son territoire, la nature de ses produits et la population qu'il peut abriter, assurent au Brésil une plae^ importante dans le mouvenient des plus graves intérêts des temps modernes.

Les recherches qui précèdent ont tâché de suivre quelques indices de la direction des destinées du nouvel empire dans l'application de ses institutions et dans la mise en valeur de ses richesses. Elles peuvent servir à faire reconnaître comment le Brésil, occupé à fonder sa prospérité et sa puissance, favorisera son ouvrage en mettant ses nécessités et ses ressources en contact avec la situation d'autres pays, en organisant cette réciprocité des soulagements accordés et des forces reçues qui est l'alliance providentielle des deux mondes.

Mais ce n'est pas seulement avec des émigrants pour abattre ses forêts que l'Europe est appelée à secourir le Brésil : elle doit payer par d'autres ser-

LES RICHESSES LATENTES. t245

vices les avantages incalculables qu^elle trouvera dans la civilisation de ses contrées primitives

L'agriculture et le gouvernement représentatif ont apparu comme les deux termes des destinées de Tempire.

L'émigrant fondera l'exploitation du sol, et il fera sortir de son industrie l'influence qui affermira les institutions en cherchant sa garantie dans une application régulière des lois.

Les intérêts innombrables qui doivent être l'origine de la nouvelle ère du Brésil tirent de leurs effets de sécurité et de régénération une légitimité de fait. 11 leur en faut une autre, et on vient de voir quelle dérive de la dignité et de la moralité du travail que ces intérêts ramènent à la base de l'organisation sociale d'un pays oii le travail est flétri.

Chaque émigrant européen défrichera donc le Brésil en substituant l'ordre vivifiant d*un principe du christianisme aux désordres de la servitude. Pour lui conserver cette force, il faut veiller à sa croyance religieuse.

En sorte que si les bras de l'émigration doivent répandre dans toute l'existence du Brésil l'influence qui naît du travail, sa foi doit y régénérer l'influence qui nait de la religion.

L'Europe peut refuser un contingent de population au Brésil ; mais si elle entend s'assurer, à laide de l'émigration, une part dans les ressources du Brésil, avec rémigrant doit marcher le missionnaii*e.

Cest d'abord le dévouement qui l'appelle au iniliea des épreuves des fomilles expatriées. Il y aura toujours de longues souffrances physiques et morales pour l'établissement dans une terre étrangère et lointaine.

Mais ce ministère devient le concours indispensable de la religion à Tœuvre de Témigration, et un appui donné par les églises étrangères à Téglise du Brésil.

Cest ainsi que Témigrant, en apportant aux institutions de lempire tous les avantages qui ont été attribues à la mise en valeur du territoire, doit ouvrir par son missionnaire les voies aux secours extérieurs que demande la tâche de Féglise du Brésil.

La position du clergé brésilien a été considérée sons divers aspects dans la première partie de ces recherches, lorsque la dépense du département de la justice a présenté la somme que le budget attribue aux nécessités de la religion de TÉtat.

Par deux conclusions qui se sont montrées bien incontestables, on a vu que Téglise du Brésil doit recevoir de prompts secours pour résister à ses périls, et qu'elle ne peut point compter sur le temps pour arriver à la vigueur d'organisation et d'action du catholicisme dans TAmérique du Nord.

Gomme preuves de la première de ces assertions, c est la situation d abandon des intérêts fondamentaux de Téglise brésilienne qui a été invoquée, en wÉme temps que les nécessités du catholicisme dans TAmérique du Sud.

On a vu comment le clergé brésilien fait partie de

I adminisiratioQ civile et souffre de ses infirmités. Il est superflu de ramener ici les faits qui ont été exposés alors ; mais le témoignage irrécusable qu'ils contiennent reparaît, lorsqu'au terme de ces recherches, la tâche de Téglise brésilienne s élève à toute la grandeur que lui donnent les exigences de Tapostolat au milieu de l'émigration, et la destinée de cette même émigration.

Quant aux causes qui ont privé cette église d'un appui extérieur, semblable à celui que Tépiscopat de l'Amérique du Nord n'a pas cessé de recevoir de l'ancien monde, elles se sont découvertes sans laisser d'incertitude à l'égard de leurs effets passés et de leurs effets futurs.

Au milieu des circonstances qui devaient lui faire de l'isolement le plus grand des dangers, lisolement a été son sort ; c est l'apostolat de l'émigration qui doit len délivrer.

Tous les penchants du Brésil se portent vers les éléments germaniques de la civilisation européenne. C'est à TAIlemagne qu'il demande des habitants; l'Allemand est l'étranger qui s'établit avec le plus de succès dans les conditions de son climat, de son sol et des usages du peuple.

Des missions allemandes préparées à suivre l'émigration dans les forêts du Brésil et chez une race portugaise, apparaissent donc ici en nécessité des intérêts généraux du catholicisme et comme la première exigence de l'église brésilienne.

Ce contingent étranger, apporté à l'élément religieux du Brésil, vivifiera d'abord dans les centres du défrichement les principes de force de l'élément agri cole pour pénétrer ensuite dans l'organisation de l'Église du pays, comme Tautre élément pénétrera dans son organisation sociale et politique.

Ainsi, sans confusion, tout s*enchatne.

L émigration doit faire du Brésil un empire puissant et un vaste marché par l'union des intérêts et des ressources de la monarchie américaine et de l'ancien monde; mais pour accomplir son œuvre, elle subit de nombreuses exigences auxquelles répondent les deux ordres de bienfaits dont elle est le moyen.

Ces recherches montrent à quel degré le Brésil réunit les conditions favorables à l'entreprise, et quelles tendances doivent prendre ses efforts pour seconder les penchants européens.

Dans l'émigrant, le travailleur ne doit jamais être séparé de rhonune ; ses sueurs doivent profiter aux deux ordres de ses besoins, pour qu'elles profitent au pays et à l'État, au peuple et à la nation.

L'émigrant doit rester le symbole de l'harmonie des forces physiques et des forces morales que Dieu appelle à concourir au même ouvrage.

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