‹ Le Budget Général de L'Indo-ChineChapitre 21 sur 66 · Quinzaine Coloniale · texte numérisé non relu

Quinzaine Coloniale

mais on ne manquait pas de raisons à produire pour combattre le budget général et l’unification réalisée par lui. Dans sa séance du 8 novembre 1897, le Conseil colonial votait la motion suivante qu'il adressait au ministre des Colonies : « Le Conseil colonial, considérant que la prospérité de la Cochinchine est intimement liée à son autonomie financière et administrative, supplie instamment M.le ministre des Colonies de vouloir bien la consacrer par un décret. »

Il faut reconnaître que la Cochinchine avait quelque raison de renier la parenté qui l’attache aux autres parties de l’Indo-Chine.Jusqu'alors cette parenté n’avaitété qu'un prétexteinvoqué pour justifier les subventions du budget cochinchinois aux protectorats. Et le Conseil colonial n'avait même pas la consolation de voir ses sacrifices profiter aux autres budgets, puisque ceux-ci étaient régulièrement déficitaires. Or, dans la nouvelle organisation budgétaire, la Cochinchine devait être la principale nourricière d’un budget dont elle ne retirerait certainement pas autant d'avantages que ses voisins (1).

Néanmoins, les vues du Conseil colonial étaient

1. C’est le motif pour lequel le Conseil colonial est toujours resté l’adversaire irréductible de l’union., Le fait accompli lui-même n’a pas mis fin à ses récriminations. Dans sa session ordinaire de 1906, il émet le vœu que l’union indochinoise soit dénoncée dans le plus bref délai, et que l’autonomie administrative et financière de la Cochinchine soit rétablie,

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