SALAUN. Essai sur l’organisation de l’Indo-Chine
butions indirectes ; 6° des travaux publics d'intérêt général dont la nomenclature sera arrêtée chaque année par le gouverneur général en Conseil supérieur el approuvée par le ministre des Colonies ; 7° du service des postes et télégraphes.
Comment allait-on alimenter le nouveau budget ? « On pouvait laisser aux budgets locaux leurs recettes propres sauf à leur imposer le versement d’un contingent fixe au budget général (1). Mais un tel système eût inévitablement eu pour conséquence de remettre chaque année en discussion la quotité de la contribution imposée à chaque pays de l'union pour la proportionner exactement aux forces contributives. La fixité des contingents aussi bien que leur variabilité, apparaissaient comme également dangereuses (2). »
Il fallait en effet assurer à la nouvelle personnalité budgétaire des ressources assez élastiques pour pouvoir répondre aux nécessités croissantes et imprévues d’un pays neuf.
La solution suivante fut adoptée : on laissa’aux
budgets locaux les impôts directs et on réserva pour
1. C’est le parti qu’on avait adopté pour le budget commun de 1887. La première pensée de M. Doumer avait été également de s’en tenir aux contingents fournis par les budgets locaux, mais l'opposition violente qu’il rencontra en Cochinchine l'obligea à abandonner cette idée.