‹ Le Budget Général de L'Indo-ChineChapitre 5 sur 66 · ÉTÉ AE · texte numérisé non relu

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diate, ils sont, au Tonkin, assistés dans chaque province de résidents français chargés de surveiller leur gestion (1). »

L'article 11 du traité faisant application de ces principes à la perception de l’impôt portait : « Dans l'Annam proprement dit, les quan-bo percevront l'impôt ancien sans le contrôle des fonctionnaires français et pour le compte de la cour de Hué. Au Tonkin, les résidents centraliseront avec le concours des quan-bo le service du même impôt dont ils surveilleront la perception et l'emploi. »

Le dualisme enfin se manifestait au sein du budget ; tandis que tous les revenus du Tonkin entraient comme recettes au budget du protectorat, celui-ci ne recueillait en Annam que les droits de douane et les recettes des postes et télégraphes (2).

Le budget de l’'Annam-Tonkin présentait une autre particularité ; il supportait l’intégralité des dépenses du protectorat, y compris les dépenses militaires. Ce système rendait inévitables les subventions de la métropole au protectorat dont le budget devenait ainsi purement factice. Pour l'exercice 1888, alors que les ressources locales ne produisaient que

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