Rapport de M. Gervais
de. la crise, il est relativement facile d'y remédier.
Pour l'établissement du budget de 1907, M. Milliès-Lacroix a rappelé administration indo-chinoise à l'observation de la règle de la pénultième année.
Les prévisions de recettes ont été diminuées afin qu’il n’y ait aucun mécompte à redouter de ce côté. « Les prévisions ont été caleulées avec modération et laissent une place à des plus-values possibles, par suite de l’amélioration dans la situation économique générale de l’Indo-Chine. Les résultats de l'exercice 1905 sur lesquels elles sont basées conformément à la règle de l’antépénultième année ont été en effet fâcheusement influencés par diverses circonstances bien connues — la principale est la mauvaise récolte du riz — qui, on est fondé à l’espérer, ne se reproduiront pas, au moins avec la même intensité ni la même généralité au cours de l’exercice prochain.
« Toutefois,en présence des moins-values consta-
tées encore dans le rendement des taxes de douane
et de consommation en 1906, il importait d’établir
un budget rigoureusement sincèreet de se garderen particulier de tout optimisme dans l'évaluation des recettes (1). »
Quant aux dépenses, on a trouvé moyen, après avoir doté convenablement les divers services, d’opérer sur les chiffres présentés par l’administration