S 3. — PROJETS DE RÉFORME
Nous reconnaissons volontiers que le régime n'est pas parfait, mais c’esl encore celui qui convient le mieux au pays.
Comment alimenterait-on le budget général en dehors des taxes indirectes ? Une solution radicale qui a été préconisée, consisterait à l’alimenter au moyen de subventions des pays de l’union, et àabandonner aux budgets locaux le produit de tous les impôts indirects. Les autorités locales pourraient ainsi modifier à leur gré la réglementation des impôts indirects, de façon à l’adapter à l’état social et économique de chaque région. Nous avons vu que le budget commun de 1888 était alimenté de cette façon et que M. Doumer avait tout d’abord songé à recourir à ce moyen.
Mais cette solution serait dangereuse aujourd’hui autant qu'elle l'était en 1898. Mettre le budget général « si peu que ce soit dans la dépendance d’un particularisme local qui vient précisément, par le vœu du Conseil colonial de la Cochinchine (1), de don-