‹ Le Budget Général de L'Indo-ChineChapitre 63 sur 66 · Voir p. 35, note · texte numérisé non relu

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ner la mesure des sacrifices qu’on peut attendre de lui pour le bien commun de l’Indo-Chine, c’est décréter sa suppression à brève échéance, c’est par conséquent s'interdire toute politique méthodique rationnelle, toutes vues d’avenir » (1).

Une proposition qui semble avoir rencontré assez de faveur dans la colonie, demande à l'impôt direct les ressources fournies aujourd'hui par l'impôt indirect. On fait remarquer qu'il serait relativemen facile de transformer le droit de consommation sur le sel en un impôt foncier sur les salines; la taxe de circulation sur les tabacs en un impôt direct sur les surfaces cultivées en tabac.

Les promoteurs de ce projet partent de cette idée que les impôts indirects constituent actuellement une cause de désaffection évidente des Annamites à notre égard, tant à cause deleur augmentation continuelle que des modes de perception. M. Beau lui-même déclarait à la session du Conseil supérieur de 1905: « Coïncidant avec l'établissement du budget général et l'émission d’un grand emprunt, l’organisation des régies en particulier s'est ressentie de la nécessité d’en obtenir rapidement un rendement considérable et d'accroître chaque année ce rendement pour faire face à des besoins croissants. L'esprit de fiscalité a

prévalu sur toute autre considération. »

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