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n me histole sa re l'a ander bien ais il : J'asdaus rouvé Paul, traornce à quoi, avait
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qu'elle amais
anger,
qu'elle sonne la trompette du haut de ses côtes, qu'elle y allume des signaux et ses colonies s’empresseront de lui envoyér tous les secours possibles,
Le PREMIER MINISTRE : Je crois que | mon honorable ami traduit cela du francais.
M. BERGERON : Je l'ai lu aussi en an-
glais. Est-ce que le premier ministre nie | l'Angleterre à même notre pays.
avoir dit cela ?
Le PREMIER MINISTRE: Je ne crois pas m'être servi de ce languge.
M. BERGERON : Sans doute, le très honorable ministre a dû être plus éloquent, mais je suis ici pour citer des faits et non pour faire de l'éloquence à sa place, Quoi qu'il en soit, il a parlé dans ce sens, parce qu'il voulait plaire à son amphytrion et à la compagnie qu'il y avait Ià. C'est le 18 juin 1897, qu'il a parlé ainsi.
Le MINISTRE DE LA MARINE ET DES PECHERIES : Vous en plaignez-vous ?
M. BERGERON : Nou pas, mai veux
établir à l'instant que le très honorable ministre à oublié ce qu'il avait dit. Le 25 juin, en sa qualité de colonel, je suppose, il a passé en revue les bataillons canadiens, alors en Angleterre, et leur a dit :
. Au nom du gouvernement et du peuple canadiens, je vous félicite de votre magnifique tenue. Il m'arrive de tous côtés les plus grands éloges à votre égard. Comme Canadiens, nous espérons bien qu'il n'y aura pas de guerre, mais je crois exprimer le sentiment général en disant que si, par suite de circonstances malheureuses, l'empire se trouvait obligé de faire la guerre, les troupes canadiennes voleraient au secours de la mère patrie, et que vous feriez votre devoir alors comme vous l'avez fait ce matin dans la procession.
Mon honorable ami ne niera pas avoir tenu ce langage.
I] était tout naturel que l'Angleterre vît en lui le plus généreux premier ministre de sa colonie là plus généreuse, non content de lui offrir le tarif de faveur sans rien demander en échange, voilà qu'il lui offrait encore pour sa défense, de l'argent et des soldats. C'est ce qui explique pourquoi, non oublieux des discours qu'il avait prononcés en Angleterre, certaines gens furent si surpris de l'entrevue qu'il accorda au Globe de Toronto en octobre 1899,
En récompense des faveurs par lui faites à la mère patrie, le premier ministre recut la médaille Cobden, puis—soit dit sans la moindre velléité de le blesser—pour avoir offert des soldats et de l'argent, il fut gratifié de la décoration qu'il porte d’une manière si distinguée, Ici, je me permettrai de lui rappeler cette page de notre histoire où se trouvent rapportées certaines paroles de lord Durham qu'il convient surtout aux Canadiens-français de ne pas mettre en oubli.
Voici ce que disait un jour ce noble Anglais
oo
dans une lettre qu'il adressait au gouvernement de son pays : -
Quant aux Canadiens-français, ne vous en inquiétez pas ; on réussira toujours à les gagner Lar des titres et des honneurs.
Je cite ces paroles comme avertissement au premier ministre de ne pas céder à la tentation de faire encore plus de présents à
Mais, enfin, qu'est-il arrivé ? La guerre a éclaté et oublieux de ses engagements envers l'Angleterre, il a accordé au Globe une entrevue pour faire connaitre j'impossibilité où il se trouvait d'envoyer des soldats dans l'Afrique australe et de les payer. Non seulement la province d'Ontario, mais celle de Québec ont vivement pr'otesté contre cette politique. Dans cette dernière, nombre de gens au fait de l'attitude qu'il avait prise en Angleterre se sont dits que nous étions uu peuple britannique placé sous la protection de l'Angleterre et tenu, en honneur, de défendre le drapeau à l'ombre duquel nous avions l'avantage de vivre, et que dans une circonstance où tant de soldats se consacraicnt à la défense de l'empire. au péril de leurs jours, que la constitution fût là ou non, il était de notre devoir de ne pas hésiter à en faire autant.
Je viens de dire que le parti libéral n'a jamais eu de politique définie, mais s’est toujours mis à l'affût des circonstances et a toujours vécu d’opportunisme. C'est ce qui lui a fait commettre au sujet de la guerre la bévue dont il est accusé. On voulait faire les élections, mais on a cru qu'il valait mieux différer. Pourquoi ? parce que dans certaines parties du pays l'opinion publique condamnait l'attitude prise par le gouvernement à l’encontre des exigences de son devoir qu’il n’avait pas eu le courage de remplir avant de s'y voir forcé. Grâce à quelque influence pernicieuse, le premier ministre à eu recours à des atermoiements qui ont fini par lui faire craindre ainsi qu'à ses cofègues le résultat qu’auraient eu les élections dans les provinces anglaises, Depuis ce temps-là mon très honorable ami est devenu anglais jusqu'aux moelles, plus anglais que M. Chamberlain ou le duc de Devon- Shire, plus anglais que la reine elle-même.
Que dis-je, il nous a lancés dans la voie de la fédération impériale si peu chère à mon honorable ami le député de Napierreville et Laprairie (M. Monet). C’est là un de ses grands talents et je me plais à lui reconnaître ce qui lui appartient—il a fait à la Chambre, il y a quelque temps un de ces magnifiques discours dont il a le secret, un des plus beaux qu'il ait jamais prononcés, ou dont les voûtes du parlement canadien aient jamais retenti. Il était fait au point de vue anglais, et on en a fait les plus grands éloges en Angleterre. A preuve de ce que je dis —à vous me permettrez de citer le Times de Londres,
Ces souvenirs donnent lieu d'espérer que, après l'épreuve actuelle viendra un jour où l’Afri-
que sera comme est aujourd'hui le Canada : le pays d'où ces échos nous arrivent est un foyer de ‘‘paix.'’ Comme l’a dit le premier ministre, dans notre possession de l'ouest qui s'appelle le Dominion, les divers élements vivent dans un sentiment de confraternité et de loyauté, et les yeux tournés vers le même but : la grandeur et la gloire de l'empire. Il en sera ainsi demain dans l'Afrique australe,
Le discours de sir Wilfrid Laurier a trait à
une question politique qui s'impose de plus en pius à notre considération.
“Je dirais à la Grande-Bretagne,” s'écrie-t-il, si vous voulez que nous vous venions en aide admettez-nous dans vos conseils ”. Pourquoi lui et les autres chefs distingués de nos splendides colonies des antipodes ne participeraient-ils pas à la direction des affaires de l'empire, puisqu'ils partagent nos périls et nous aident à traverser nos épreuves ? L'honneur de notre drapeau les concerne autant que nous-mêmes. Le sujet anglais de Londres n'est pas plus apte à présider aux destinées de l'empire que celui de Wellington, de Sydney ou de Toronto, Tous devraient avoir également droit d'émettre une opinion sur les sujets qui concernent nos destinées communes, La solution du problème qui s’appelle l’union fédérale comporte certainement des difficultés, mais il est possible de les surmonter. T1 peut se faire que sir Wilfrid Laurier, comme il a déjà dit qu'il l'espérait, vive assez longtemps pour se voir appelé a représenter le Canada dans un parlement vraiment impérial qui sa réunirait à Westminster.
Je mets en regard l’un de l’autre le discours de 1891 en faveur de la réciprocité flimitée au détriment de l’Angleterre, et celui de 1900 en faveur non seulement d’une préférence à accorder au commerce anglais, mais de la fédération politique de l'empire comportant pour le premier ministre du Canada ou tout autre, le droit de siéger à la Chambre des Communes d'Angleterre. Mais le premier ministre qui, pour ses paroles sympathiques à l'adresse de l'Angleterre, recueille les applaudissements de ses amis d'origine anglaise de tout le Dominion et a l'honneur de se voir reproduire par les journaux de Londres, malgré son origine canadienne-française, a des amis intimes qui, tout en ayant l'air de différer d'opinion avec lui ici, lui sont assez dévoués pour aller dire au peuple de la province de Québec : ‘“ Oh ! soyez tranquilles, il ne parle
ainsi que parce qu’il y est forcé par sir
Charles Tupper et le parti conservateur.”
Pourtant, comme je viens de le dire, ce n'est |
pas une question de sentiments, mais d’af-
faires, que le tarif de fiyeur. En envoyant |
des soldats à la défense de l'empire et en décidant de payer leurs dépenses, le Canada a fait son devoir, mais en cela, il a agi de
son propre mouvement, car il n’y était pas |
obligé, comme l'ont fait voir d'ailleurs le |
premier ministre et certains autres menbres de cette Chambre, et comme l'examen de la constitution elle-même, suffit d’ailleurs à le prouver, Mais quand il s’agit de faire des arrangements concernant le commerce, le sentiment doit céder le pas à la question d'affaires, et, je le répète, c’est tout simplement nous attirer les moqueries des fabricants et marchands anglais que de tout
{leur offrir en échange de rien. À ce sujet, je m'en tiens à la résolution rejetée par la | Chambre mais appuyée par le chef de l’opposition et son parti, et qui tendait à déterminer avec le gouvernement anglais un arrangement quelconque d’après lequel le Canada devrait bénéficier d'avantages égaux à ceux qu’il accorderait, Nous n'avons pas à faire ici des lois pour la protection de l’An- | gleterre, de ses ouvriers et de ses cultivateurs, et de ses millions de sujets dont le député de Brant vient de parler, mais pour les cultivateurs, les ouvriers et le peuple canadiens, Quoi! il arrive tous les jours que des frères, faisant affaires séparément dans un même endroit se traitent, en affaires, comme des étrangers, sauf à s’aider comme «les frères quand il en est question. Voilà l'attitude que je voudrais voir prendre au Canada par rapport à l'empire britannique.
M. l'Orateur, quant à la fédération impériale, car il nous faut en parler, la politique du gouvernement actuel, les offres du premier ministre par rapport au tarif, à l’envoi d'argent et de soldats en Afrique, tout cela, au dire des journaux anglais, contribue à nous y conduire. Je voudrais bien savoir si mon très honorable ami parle et agit d’une façon sérieuse lorsqu'il le fait de manière à laisser entendre en Angleterre, comme ici, quil désire la fédération impé- | riale, et s'il caresse encore l'espoir d'occuper un siège au parlement anglais avant de monter au ciel.
Une VOIX : C’est en purgatoire qu'il se trouve aujourd’hui,
M. BERGERON : Je n’entends parler de cette question que pour mon propre compte ; je ne veux pas de la fédération impériale, je ne tiens nullement à voir siéger une dizaine de Canadiens parmi six ou sept cents députés. Tous les jours je demande à Dieu de ne pas faire du Canada une petite Irlande.
Le PREMIER MINISTRE: Tous les jours ?
M. BERGERON : Mon honorable ami mesure les autres à son aune. Je suppose qu’il n’en fait pas autant, lui. Je veux bien que l'empire soit uni, mais sans préjudice
à notre indépendance actuelle, je désire que le Canada reste comme il est jusqu’à ce que se produisent des événements encôre | éloignés, sans doute, qui nous imposeront | naturellement, une orientation nouvelle, Il [faut que ce parlement n'ait pas de supé- | rieur en ce pays, et ne soit tenu d'obéir aux dictées de qui que ce soit, Qu'il fasse preuve | de générosité comme il l’a fait, il y a quelque temps, c’est fort bien, mais je ne veux pas qu'il y soit obligé. L'intérêt des Canadiens qui vivent aujourd’hui a l’ombre du drapeau anglais exige qu’ils aient eux- | mêmes en mains l'administration de leur propre pays. Et pour démontrer que telle est l'opinion des gens de ma propre race, s’il m'est plutôt permis de parler en leur
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reflète cun de
A det signer, page, à un con rentes peuple rance !] pensée, afigées sur le } ses arc avons savoir !
le Cana ne £$s'ap Les nôt
Il y larmes seuieme pour le tion qu’ mélange la guer expliqué dans l'â le sacri beau !
Quant cines d' fertilisa comme la solid semer, € la récol tente, d a voulu ccnfrate étrangèt tence cc odieux &
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ment le bec, m raoi, j’:
le répè gouver1 geux et approu:
surpris, extraor public, de poli dans 1” à suc continel de reve Anglete à megu
nom qu'au nom de ‘:ux de mes compatriotes dont l'origine n’est pas la même, bien que la majorité du peuple de ce pays partage cette opinion-là, je ne saurais mieux faire que de lire certain article publié par un de nos principaux journaux de la province de Québec après le massacre qui a eu lieu à la rivière Modder, le 16 ou le 18 février. Je vais lire cet article afin que nos amis des autres provinces qui ne nous connaissent pas très bien puissent se faire une opinion de note sentiment, Car ce qui y est exprimé reflète pour ainsi dire la pensée de chacun des nôtres, Voici ce que dit la Presse :